Attentat raté - Le renseignement américain savait qu'al-Qaïda préparait une «surprise»
Washington — Le renseignement américain tentait hier de répondre aux griefs du président Obama sur l'échec «inacceptable» du système de sécurité après l'attentat raté contre un avion, alors que des mesures de sûreté renforcées étaient annoncées dans plusieurs aéroports internationaux.
Au lendemain du sermon de Barack Obama, qui a jugé «totalement inacceptable» «l'échec du dispositif», la CIA s'est défendu d'avoir insuffisamment diffusé les informations livrées avant l'attentat manqué par le père du suspect, Umar Farouk Abdulmutallab, à l'ambassade américaine au Nigeria.
«Nous avons travaillé avec l'ambassade pour nous assurer qu'il était dans la base de données gouvernementale de personnes susceptibles d'avoir un lien avec le terrorisme, et qu'il y était fait mention de ses possibles connexions avec des extrémistes au Yémen», a assuré le porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano.
«Nous avons également envoyé des informations biographiques-clé à son sujet au Centre national de l'anti-terrorisme [NCTC]», l'agence gouvernementale qui coordonne les activités du renseignement américain, a-t-il affirmé.
Un responsable du renseignement américain a indiqué à l'AFP que l'entretien avec le père du suspect ne contenait par ailleurs pas d'«élément-clé» qui aurait permis de placer le jeune homme sur la liste des 4000 personnes interdites de vol vers les États-Unis.
De fait, le renseignement américain savait qu'al-Qaïda, qui a revendiqué l'attentat raté, préparait une «surprise pour Noël» mais n'était pas en mesure de prévoir cet acte en particulier, a indiqué un agent du renseignement à la chaîne CBS hier. Le problème, a-t-il avancé, est que le NCTC «reçoit 8000 messages par jour».
Les listes de surveillance des terroristes potentiels, de même que les procédures d'inspection, ont commencé à être réexaminées, a assuré la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, soulignant que Washington est «déterminé à identifier et à remédier aux failles».
Et alors que compagnies aériennes et aéroports internationaux imposaient de nouveaux contrôles à l'embarquement, la question du recours aux scanners corporels fait son chemin.
Au Nigeria, des scanners corporels «en trois dimensions» vont équiper les aéroports internationaux, a annoncé mercredi l'Autorité de l'aviation civile nigériane.
L'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, par lequel le Nigérian a transité, a annoncé de son côté que des scanners corporels seraient utilisés «dans les trois semaines» pour contrôler les passagers en partance vers les États-Unis.
Au lendemain du sermon de Barack Obama, qui a jugé «totalement inacceptable» «l'échec du dispositif», la CIA s'est défendu d'avoir insuffisamment diffusé les informations livrées avant l'attentat manqué par le père du suspect, Umar Farouk Abdulmutallab, à l'ambassade américaine au Nigeria.
«Nous avons travaillé avec l'ambassade pour nous assurer qu'il était dans la base de données gouvernementale de personnes susceptibles d'avoir un lien avec le terrorisme, et qu'il y était fait mention de ses possibles connexions avec des extrémistes au Yémen», a assuré le porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano.
«Nous avons également envoyé des informations biographiques-clé à son sujet au Centre national de l'anti-terrorisme [NCTC]», l'agence gouvernementale qui coordonne les activités du renseignement américain, a-t-il affirmé.
Un responsable du renseignement américain a indiqué à l'AFP que l'entretien avec le père du suspect ne contenait par ailleurs pas d'«élément-clé» qui aurait permis de placer le jeune homme sur la liste des 4000 personnes interdites de vol vers les États-Unis.
De fait, le renseignement américain savait qu'al-Qaïda, qui a revendiqué l'attentat raté, préparait une «surprise pour Noël» mais n'était pas en mesure de prévoir cet acte en particulier, a indiqué un agent du renseignement à la chaîne CBS hier. Le problème, a-t-il avancé, est que le NCTC «reçoit 8000 messages par jour».
Les listes de surveillance des terroristes potentiels, de même que les procédures d'inspection, ont commencé à être réexaminées, a assuré la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, soulignant que Washington est «déterminé à identifier et à remédier aux failles».
Et alors que compagnies aériennes et aéroports internationaux imposaient de nouveaux contrôles à l'embarquement, la question du recours aux scanners corporels fait son chemin.
Au Nigeria, des scanners corporels «en trois dimensions» vont équiper les aéroports internationaux, a annoncé mercredi l'Autorité de l'aviation civile nigériane.
L'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, par lequel le Nigérian a transité, a annoncé de son côté que des scanners corporels seraient utilisés «dans les trois semaines» pour contrôler les passagers en partance vers les États-Unis.
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