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«Pour la première fois, on n'a pas eu peur»

Témoignage d'une avocate iranienne qui a participé à la manifestation de dimanche

Un des milliers d’Iraniens qui ont manifesté dimanche dernier dans les rues de Téhéran.
Photo : Agence France-Presse
Un des milliers d’Iraniens qui ont manifesté dimanche dernier dans les rues de Téhéran.
Une ville verte, une ville rouge. C'est ce que décrit d'abord Vida, une jeune avocate de Téhéran, qui a participé, dimanche du soir au matin, aux manifestations contre le régime islamique. Verte, parce que le «mouvement» a couvert les murs des immeubles de peinture verte, la couleur de l'opposition, qui est à la fois celle de l'islam et du printemps, du renouveau. Rouge, parce que, dit-elle, «il y avait du sang sur les trottoirs, sur la chaussée. Partout, du sang». «C'était très triste mais, en même temps, il y avait quelque chose d'émouvant», ajoute la jeune femme, qui a pu être jointe au téléphone et qui, malgré la certitude d'être sous écoute, a accepté de témoigner en persan.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    30 décembre 2009 08 h 29
    La peur

    LA PEUR

    La peur paralyse. La peur tue. Quand on n'a plus peur, on monte aux barricades et on lutte; on se bat pour VIVRE en homme libre, en femme libre. Et c'est ce que font les Iraniens et les Iraniennes. Ils ne reculent plus, ils n'ont plus peur, et ce sont les bassidjis, les tueurs à gage du régime qui ont peur, qui reculent. Le serpent est blessé...

    Ce qui se passe en Iran, c'est le combat entre les traditionnels, les conservateurs, et les tenants de la modernité, d'un Islam plus ouvert, moins tyrannique. La peur des conservateurs, religieux ou non, c'est surtout l'expression des droits individuels, tels le droit de parler, d’apprendre, de penser, de travailler, d’agir, etc. des droits qui amènent à une nouvelle compréhension de la réalité humaine fondée sur les notions d’agents libres et raisonnables.

    Je souhaite ardemment que les Iraniens de la modernité gagnent, et que cette image d'un islam revanchard et tyrannique tombe, et que le vrai visage de la religion islamique, plus pacifique, plus ouvert, plus réceptif aux autres, se lève sur cette terre où l'image d'un Dieu Bon et Compatissant est si déficitaire.

    Par la volonté de Dieu qui régit les nations et les peuples, le serpent antique est blessé une fois encore, avant que sa tête soit définitivement écrasé, au jour dernier, par Celui qui vient!
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  • Hélène Béland - Inscrite
    13 janvier 2010 12 h 04
    Des hidjabistes au masculin dans une manif...un de mes fantasmes qui se réalise!
    «Nous voulons que ce jour soit celui du kashf-e hedjab [ôter le hidjab]. Toutes les femmes seront invitées à enlever leur voile. Ce sont les garçons qui, exceptionnellement, le porteront.»

    Le kashf-e hedjab fait référence au «jour du kashf-e hedjab» institué par Reza Chah Pahlavi, le père du dernier chah, au cours duquel les femmes se voyaient interdire, autre époque, de porter le voile. "
    __________________________

    Qui a dit que le voile des hidjabistes n'était qu'un petit morceau de tissu anodin....?
    Ce symbole hidjabiste est hautement et politiquement puissant.
    Ceux et celles qui refusent de le voir comme tel, qu'il s(elles) soient musulmans ou non musulmans font preuve d'une ignorance, d'une naïvement volontaire ou d'une négation sans borne.
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