«Pour la première fois, on n'a pas eu peur»
Témoignage d'une avocate iranienne qui a participé à la manifestation de dimanche
Photo : Agence France-Presse
Un des milliers d’Iraniens qui ont manifesté dimanche dernier dans les rues de Téhéran.
Une ville verte, une ville rouge. C'est ce que décrit d'abord Vida, une jeune avocate de Téhéran, qui a participé, dimanche du soir au matin, aux manifestations contre le régime islamique. Verte, parce que le «mouvement» a couvert les murs des immeubles de peinture verte, la couleur de l'opposition, qui est à la fois celle de l'islam et du printemps, du renouveau. Rouge, parce que, dit-elle, «il y avait du sang sur les trottoirs, sur la chaussée. Partout, du sang». «C'était très triste mais, en même temps, il y avait quelque chose d'émouvant», ajoute la jeune femme, qui a pu être jointe au téléphone et qui, malgré la certitude d'être sous écoute, a accepté de témoigner en persan.
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