Près de 300 agents d'al-Qaïda sont actifs au Yémen
Le ministre des Affaires étrangères demande aux grands pays de faire plus pour aider son pays
Londres — Le chef de la diplomatie yéménite, Aboubakr al Kirbi, a jugé possible hier que son pays abrite jusqu'à 300 activistes d'al-Qaïda dont certains pourraient préparer des attaques contre des cibles occidentales.
«Bien entendu, il y au Yémen un certain nombre d'agents d'al-Qaïda et quelques-uns de ses dirigeants. Nous sommes conscients de ce danger», a-t-il déclaré sur les ondes de la BBC. «Et il est possible qu'ils se préparent à des attentats comme celui que nous venons de voir à Detroit.»
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, qui est basé au Yémen, a revendiqué la responsabilité de la tentative d'attentat de vendredi dernier à bord d'un Airbus de Delta Airlines qui approchait de Detroit en provenance d'Amsterdam.
Les djihadistes
Comme on l'interrogeait sur le nombre d'agents d'al-Qaïda présents au Yémen, Kirbi a répondu: «Je ne peux pas vous donner de chiffre précis. Il peut y en avoir des centaines, 200, 300. Je n'ai pas de chiffres sûrs.»
Le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, soupçonné d'avoir tenté de faire sauter l'Airbus le jour de Noël, a séjourné au Yémen entre août et décembre. Selon une information de la BBC, il a déclaré aux enquêteurs que beaucoup d'autres djihadistes étaient prêts à perpétrer des attentats analogues.
Kirbi a réclamé une coopération et une aide plus importantes de la communauté internationale pour empêcher des membres présumés d'al-Qaïda de gagner le Yémen à partir de foyers d'activisme tels que l'Afghanistan et l'Irak, ainsi que pour former et équiper des unités antiterroristes.
«Nous devons opérer en partenariat très étroit pour combattre le terrorisme, a-t-il dit. Si nous agissons ainsi, le problème sera maîtrisé.» Il a estimé que les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'UE pouvaient faire beaucoup plus pour renforcer le Yémen.
«Il y a un certain appui, mais je dois dire qu'il reste insuffisant. Il nous faut un entraînement plus poussé, nous devons étoffer nos unités antiterroristes, ce qui suppose de leur fournir le matériel militaire et les moyens de transport nécessaires. Nous manquons beaucoup d'hélicoptères.»
Des combats
Par ailleurs, le gouvernement et les rebelles chiites du Yémen ont fait état de nouveaux combats hier dans le nord du pays, dont Washington et Ryad craignent qu'al-Qaïda n'exploite l'instabilité pour préparer des attaques.
Le site Internet du ministère yéménite de la Défense rapportait hier que des troupes gouvernementales ont attaqué des positions et des repaires d'insurgés dans le secteur de Malahidh, situé dans la province montagneuse de Saada, théâtre d'affrontements depuis des mois. Les rebelles Houthis, qui portent le nom de clan de leurs chefs, affirment quant à eux sur leur site Internet que des avions saoudiens ont effectué 16 sorties, pilonnant la zone de Malahidh entre autres.
«Bien entendu, il y au Yémen un certain nombre d'agents d'al-Qaïda et quelques-uns de ses dirigeants. Nous sommes conscients de ce danger», a-t-il déclaré sur les ondes de la BBC. «Et il est possible qu'ils se préparent à des attentats comme celui que nous venons de voir à Detroit.»
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, qui est basé au Yémen, a revendiqué la responsabilité de la tentative d'attentat de vendredi dernier à bord d'un Airbus de Delta Airlines qui approchait de Detroit en provenance d'Amsterdam.
Les djihadistes
Comme on l'interrogeait sur le nombre d'agents d'al-Qaïda présents au Yémen, Kirbi a répondu: «Je ne peux pas vous donner de chiffre précis. Il peut y en avoir des centaines, 200, 300. Je n'ai pas de chiffres sûrs.»
Le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, soupçonné d'avoir tenté de faire sauter l'Airbus le jour de Noël, a séjourné au Yémen entre août et décembre. Selon une information de la BBC, il a déclaré aux enquêteurs que beaucoup d'autres djihadistes étaient prêts à perpétrer des attentats analogues.
Kirbi a réclamé une coopération et une aide plus importantes de la communauté internationale pour empêcher des membres présumés d'al-Qaïda de gagner le Yémen à partir de foyers d'activisme tels que l'Afghanistan et l'Irak, ainsi que pour former et équiper des unités antiterroristes.
«Nous devons opérer en partenariat très étroit pour combattre le terrorisme, a-t-il dit. Si nous agissons ainsi, le problème sera maîtrisé.» Il a estimé que les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'UE pouvaient faire beaucoup plus pour renforcer le Yémen.
«Il y a un certain appui, mais je dois dire qu'il reste insuffisant. Il nous faut un entraînement plus poussé, nous devons étoffer nos unités antiterroristes, ce qui suppose de leur fournir le matériel militaire et les moyens de transport nécessaires. Nous manquons beaucoup d'hélicoptères.»
Des combats
Par ailleurs, le gouvernement et les rebelles chiites du Yémen ont fait état de nouveaux combats hier dans le nord du pays, dont Washington et Ryad craignent qu'al-Qaïda n'exploite l'instabilité pour préparer des attaques.
Le site Internet du ministère yéménite de la Défense rapportait hier que des troupes gouvernementales ont attaqué des positions et des repaires d'insurgés dans le secteur de Malahidh, situé dans la province montagneuse de Saada, théâtre d'affrontements depuis des mois. Les rebelles Houthis, qui portent le nom de clan de leurs chefs, affirment quant à eux sur leur site Internet que des avions saoudiens ont effectué 16 sorties, pilonnant la zone de Malahidh entre autres.
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