Attentat raté: délais importants dans les aéroports, et interrogations sur la sécurité
Les nouvelles restrictions imposées pour les vols à destination des États-Unis causent des délais très importants et des maux de tête aux voyageurs canadiens, dans la plupart des grands aéroports du pays.
A l'aéroport Pierre Eliott Trudeau de Montréal, on conseille aux voyageurs d'arriver au moins trois heures à l'avance, notamment parce que les fouilles plus importantes retardent le processus d'embarquement.
A l'aéroport Jean Lesage de Québec, les voyageurs étaient priés de se présenter au moins deux heures à l'avance. Tous les passagers étaient fouillés manuellement.
A l'aéroport de Toronto, la journée était qualifiée de «très difficile» par les autorités de l'aéroport.
Pendant ce temps aux États-Unis, l’administration américaine se demande comment l’homme qui a tenté de faire exploser un avion américain vendredi a pu passer à travers les mailles du filet de sécurité.
Vendredi un citoyen nigérien de 23 ans, Umar Farouk Abdulmutallab, a tenté de mettre feu à des substances chimiques qu’il portait sur lui alors qu’il prenait place dans le vol 253 de Northwest Airlines, reliant Amsterdam à Détroit. Il a été maîtrisé par des passagers.
Hier, il a été inculpé de tentative de destruction d’avion.
Pour ajouter à la tension ambiante, un second incident est survenu cet après-midi auprès de Northwest Airlines, lorsqu’un autre nigérien, qui voyageait à destination de Detroit, a été mis en détention, sur le même vol 253.
L’individu s’était enfermé dans les toilettes de l’appareil et le pilote du vol a demandé une aide d’urgence. En fin d'après-midi, l'incident semblait clos.
Le président Barack Obama a demandé un réexamen approfondi des procédures après avoir appris que le suspect de l’incident de vendredi était fiché depuis novembre aux États-Unis, sans pour autant être interdit de vol.
La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a souligné ce matin que pour l’heure, rien n’indiquait que le suspect nigérian ait fait partie d’un complot terroriste plus large. Mme Napolitano n’a pas voulu dire si Umar Farouk Abdulmutallab avait un lien avec le réseau Al-Qaïda, comme il l’aurait prétendu.
Si, selon des sources américaines, le suspect était déjà fiché par les services de renseignements américains, Mme Napolitano a expliqué qu’il n’existait pas d’informations qui auraient justifié de le placer sur la liste des personnes interdites de vol vers les États-Unis.
«Pour interdire à quelqu’un de prendre un avion, il faut des informations précises et crédibles», a-t-elle déclaré.
Une enquête internationale
Dans le cadre de l’enquête menée à Londres, où le suspect avait séjourné, un responsable du gouvernement britannique a déclaré que les autorités avaient refusé en mai dernier de le laisser entrer de nouveau sur leur territoire et de lui délivrer un visa étudiant, en raison de doutes sur l’authenticité de l’établissement où il affirmait étudier.
Umar Farouk Abdulmutallab avait séjourné une première fois à Londres, étudiant de 2005 à 2008 à l’University College London, selon l’établissement. D’après son père, ancien haut responsable bancaire au Nigeria, Abdulmutallab a étudié à Londres mais a quitté la capitale britannique pour voyager.
Le père s’était rendu en novembre à l’ambassade des États-Unis à Abuja, la capitale nigériane, pour faire part aux autorités américaines de sa préoccupation concernant les positions islamistes radicales de son fils, selon des responsables américains.
A Lagos, la ministre nigériane de l’Information Dora Akunyili a affirmé qu’Umar Farouk Abdulmutallab était arrivé au Nigeria le 24 décembre et en était reparti le même jour.
De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a annoncé que le président Obama avait demandé deux réexamens approfondis, sur les contrôles aux aéroports, d’une part, et sur les procédures concernant les listes de surveillance, d’autre part.
Selon des sources américaines, le nom d’Umar Farouk Abdulmutallab avait été ajouté en novembre dernier à la liste des personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme (Terrorist Identities Datamart Environment), et non il y a au moins deux ans comme initialement annoncé. En revanche, le nom du suspect avait déjà été porté à l’attention des responsables du renseignement plusieurs mois avant.
Umar Farouk Abdulmutallab avait reçu en juin 2008 un visa pour les États-Unis, valable jusque fin 2010. Il a ainsi pu embarquer vendredi sans problème à Amsterdam pour Detroit.
A l'aéroport Pierre Eliott Trudeau de Montréal, on conseille aux voyageurs d'arriver au moins trois heures à l'avance, notamment parce que les fouilles plus importantes retardent le processus d'embarquement.
A l'aéroport Jean Lesage de Québec, les voyageurs étaient priés de se présenter au moins deux heures à l'avance. Tous les passagers étaient fouillés manuellement.
A l'aéroport de Toronto, la journée était qualifiée de «très difficile» par les autorités de l'aéroport.
Pendant ce temps aux États-Unis, l’administration américaine se demande comment l’homme qui a tenté de faire exploser un avion américain vendredi a pu passer à travers les mailles du filet de sécurité.
Vendredi un citoyen nigérien de 23 ans, Umar Farouk Abdulmutallab, a tenté de mettre feu à des substances chimiques qu’il portait sur lui alors qu’il prenait place dans le vol 253 de Northwest Airlines, reliant Amsterdam à Détroit. Il a été maîtrisé par des passagers.
Hier, il a été inculpé de tentative de destruction d’avion.
Pour ajouter à la tension ambiante, un second incident est survenu cet après-midi auprès de Northwest Airlines, lorsqu’un autre nigérien, qui voyageait à destination de Detroit, a été mis en détention, sur le même vol 253.
L’individu s’était enfermé dans les toilettes de l’appareil et le pilote du vol a demandé une aide d’urgence. En fin d'après-midi, l'incident semblait clos.
Le président Barack Obama a demandé un réexamen approfondi des procédures après avoir appris que le suspect de l’incident de vendredi était fiché depuis novembre aux États-Unis, sans pour autant être interdit de vol.
La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a souligné ce matin que pour l’heure, rien n’indiquait que le suspect nigérian ait fait partie d’un complot terroriste plus large. Mme Napolitano n’a pas voulu dire si Umar Farouk Abdulmutallab avait un lien avec le réseau Al-Qaïda, comme il l’aurait prétendu.
Si, selon des sources américaines, le suspect était déjà fiché par les services de renseignements américains, Mme Napolitano a expliqué qu’il n’existait pas d’informations qui auraient justifié de le placer sur la liste des personnes interdites de vol vers les États-Unis.
«Pour interdire à quelqu’un de prendre un avion, il faut des informations précises et crédibles», a-t-elle déclaré.
Une enquête internationale
Dans le cadre de l’enquête menée à Londres, où le suspect avait séjourné, un responsable du gouvernement britannique a déclaré que les autorités avaient refusé en mai dernier de le laisser entrer de nouveau sur leur territoire et de lui délivrer un visa étudiant, en raison de doutes sur l’authenticité de l’établissement où il affirmait étudier.
Umar Farouk Abdulmutallab avait séjourné une première fois à Londres, étudiant de 2005 à 2008 à l’University College London, selon l’établissement. D’après son père, ancien haut responsable bancaire au Nigeria, Abdulmutallab a étudié à Londres mais a quitté la capitale britannique pour voyager.
Le père s’était rendu en novembre à l’ambassade des États-Unis à Abuja, la capitale nigériane, pour faire part aux autorités américaines de sa préoccupation concernant les positions islamistes radicales de son fils, selon des responsables américains.
A Lagos, la ministre nigériane de l’Information Dora Akunyili a affirmé qu’Umar Farouk Abdulmutallab était arrivé au Nigeria le 24 décembre et en était reparti le même jour.
De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a annoncé que le président Obama avait demandé deux réexamens approfondis, sur les contrôles aux aéroports, d’une part, et sur les procédures concernant les listes de surveillance, d’autre part.
Selon des sources américaines, le nom d’Umar Farouk Abdulmutallab avait été ajouté en novembre dernier à la liste des personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme (Terrorist Identities Datamart Environment), et non il y a au moins deux ans comme initialement annoncé. En revanche, le nom du suspect avait déjà été porté à l’attention des responsables du renseignement plusieurs mois avant.
Umar Farouk Abdulmutallab avait reçu en juin 2008 un visa pour les États-Unis, valable jusque fin 2010. Il a ainsi pu embarquer vendredi sans problème à Amsterdam pour Detroit.
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