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    Élection présidentielle au Chili - La droite gagne le premier tour

    14 décembre 2009 |Agence Reuters - Reuters | Actualités internationales
    Quelque 8,3 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes pour désigner leur Parlement et leur chef de l’État. Parmi ceux-ci, seulement 9,2 % des jeunes Chiliens âgés de 18 à 29 ans se sont inscrits pour l’élection d’hier.
    Photo: Agence Reuters Rodrigo Arangua Quelque 8,3 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes pour désigner leur Parlement et leur chef de l’État. Parmi ceux-ci, seulement 9,2 % des jeunes Chiliens âgés de 18 à 29 ans se sont inscrits pour l’élection d’hier.
    Santiago — Sebastian Piñera, le candidat de la droite chilienne, est arrivé nettement en tête du premier tour de l'élection présidentielle, hier, mais un second tour sera nécessaire face au candidat de la coalition de centre gauche, Eduardo Frei, selon les résultats portant sur plus de 98 % des bulletins de vote.

    Pinera obtient un peu plus de 44 % des voix contre 29,6 % pour Frei, qui portait les couleurs de la Concertation, alliance au pouvoir depuis la chute d'Augusto Pinochet, en 1990.

    Un second tour départagera les deux hommes le 17 janvier et pourrait voir la droite revenir au pouvoir après vingt ans passés dans l'opposition. Une victoire de Piñera irait à contre-courant de la domination de la gauche en Amérique du Sud.

    En 2005, Piñera avait été battu par la socialiste Michelle Bachelet, qui ne pouvait briguer un second mandat d'affilée. Il a bénéficié cette année des divisions de la gauche.

    Eduardo Frei devait faire face notamment à la candidature de Marco Enriquez-Ominami.

    Cet ancien producteur de cinéma de 36 ans, fils d'un révolutionnaire de gauche assassiné par la junte de Pinochet qui se présentait sous les couleurs de la «gauche progressiste», obtient 19 % des suffrages.

    Jorge Arrate, lui aussi dissident de la Concertation, est crédité lui d'un score de près de 6 %. Il a promis pendant la campagne d'appeler à voter pour Frei.

    L'inconnue du second tour réside dans le comportement des électeurs d'Enriquez-Ominami. «La grande question est de savoir ce que feront les électeurs de Marco Enriquez-Ominami ?», souligne le politologue Fabian Pressaco. D'après les sondages réalisés avant le premier tour, le report des voix ne sera pas parfait à gauche et Piñera est bien placé pour l'emporter.


    Première victoire

    «Cette élection met aux prises le passé et l'avenir, la stagnation et le progrès, la division et l'unité», a dit Pinera à la veille du vote.

    Ce milliardaire de 60 ans, diplômé de Harvard, possède une part majoritaire dans la compagnie aérienne LAN, l'une des plus grandes d'Amérique latine, des parts dans un club de football et des intérêts dans une chaîne de télévision.

    Ses détracteurs anticipent un possible conflit d'intérêts s'il doit accéder à la présidence. En 2007, il a été condamné à une amende de 700 000 dollars pour un délit d'initié lié à son entrée au capital de la LAN.

    Eduardo Frei, qui a présidé le Chili entre 1994 et 2000, a tenté lui de s'inscrire dans la continuité de Michelle Bachelet, qui termine son mandat avec une cote de popularité de 77 %, à la tête du pays à l'économie la plus stable de la région.

    Mais sa campagne a été handicapée par la candidature d'Enriquez-Ominami et la désaffection d'une partie de l'électorat de gauche, déplorant une politique de redistribution insuffisante et des progrès jugés trop lents dans les domaines de l'éducation et de la santé.

    La droite chilienne n'a pas remporté une seule élection depuis cinquante ans au Chili, où Augusto Pinochet s'était emparé du pouvoir à la faveur du coup d'État de 1973.












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