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    Israël : vers un référendum sur toute restitution de terre annexée

    10 décembre 2009 |Agence Reuters - Reuters, Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
     Une projet de développement domiciliaire dans Jérusalem-Est dont la construction a été gelée temporairement.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Ahmad Gharabli Une projet de développement domiciliaire dans Jérusalem-Est dont la construction a été gelée temporairement.
    Jérusalem — Le Parlement israélien a adopté hier en première lecture un projet de loi imposant la tenue d'un référendum avant toute restitution d'un territoire arabe annexé par l'État juif dans la foulée de la guerre de 1967.

    Approuvé par 68 voix contre 22, sur un total de 120 députés, ce texte, soutenu par le gouvernement de droite de Benjamin Nétanyahou, doit encore subir deux autres lectures avant de devenir applicable. Il concerne avant tout la partie orientale et arabe de Jérusalem, annexée en 1967, et les hauteurs du Golan syrien, annexées en 1981, deux initiatives non reconnues par la communauté internationale.

    L'obligation d'organiser un référendum en cas d'accord avec les Palestiniens et les Syriens sur la restitution de territoires serait susceptible de retarder, voire de faire capoter, de tels accords.

    Les débats en commission sur le texte adopté en première lecture pourraient eux-mêmes traîner des mois, voire des années. Le texte contient toutefois une échappatoire permettant à tout gouvernement israélien de s'exempter d'un référendum si la Knesset approuve les accords envisagés à une majorité qualifiée des deux tiers, soit 80 députés.

    La future législation ne concerne pas la Cisjordanie administrée par l'Autorité palestinienne, où des dizaines de colonies juives de peuplement ont été implantées, mais qu'Israël n'a jamais annexée.

    Jusqu'à présent, l'État juif a signé deux accords de paix impliquant des retraits territoriaux, l'un avec l'Égypte en 1979 et l'autre avec la Jordanie en 1994. Dans les deux cas les Israéliens n'ont pas été consultés.

    Des colons mécontents

    Des milliers de colons de Cisjordanie et leurs partisans ont manifesté hier soir à Jérusalem, près de la résidence du premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, pour protester contre sa décision de geler pendant dix mois les constructions de logements dans les implantations.

    La manifestation, qui dans l'ensemble s'est déroulée sans incident, était le premier grand rassemblement, depuis des années, de colons protestant contre des mesures gouvernementales de suspension des activités de colonisation en Cisjordanie occupée.

    «Les milliers de personnes présentes ici nous donnent le courage de nous dresser contre le gouvernement et de trouver le moyen de poursuivre la construction de toutes les communautés juives de Judée-Samarie [Cisjordanie]», a déclaré un dirigeant de colons, Pinhas Wallerstein, présent au rassemblement. La décision annoncée le 25 novembre par Benjamin Nétanyahou de geler certaines constructions visait à favoriser une reprise des négociations de paix.












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