samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les premiers renforts américains seront en Afghanistan avant Noël

Les alliés des États-Unis appuient la stratégie d'Obama

 Les principaux alliés des États-Unis prennent leur temps pour annoncer l’envoi de soldats en Afghanistan.
Photo : Agence Reuters Zohra Bensemra
Les principaux alliés des États-Unis prennent leur temps pour annoncer l’envoi de soldats en Afghanistan.
Les premiers des 30 000 soldats supplémentaires annoncés par Barack Obama mardi soir arriveront en Afghanistan avant Noël, avant-garde d'une force censée permettre aux alliés d'inverser la tendance face aux talibans.

Intervenant hier devant une commission sénatoriale du Congrès, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a déclaré que l'offensive des forces alliées ainsi renforcées durerait entre 18 et 24 mois. Il a souligné que le transfert aux forces afghanes du maintien de l'ordre débuterait en juillet 2011, quelle que soit la situation sur le terrain.

Robert Gates a précisé que le gouvernement américain dresserait un bilan en décembre 2010 pour déterminer si un début de retrait des forces américaines est possible à partir de juillet 2011, comme l'a promis Barack Obama.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a pour sa part lancé une nouvelle mise en garde au président afghan Hamid Karzaï, l'enjoignant à mettre ses actes en accord avec ses déclarations. Elle a en outre exhorté les autorités de Kaboul à faciliter la réintégration dans la société des talibans qui renoncent à la violence.

Attentisme

Au lendemain de l'annonce par le président américain de sa stratégie afghane, centrée sur la formation et l'augmentation accélérées des forces armées d'Afghanistan, la réaction des alliés de Washington a été chaleureuse. mais plutôt attentiste dans les faits.

Barack Obama souhaite que les alliés des États-Unis contribuent à hauteur de 10 000 hommes au nouvel effort de guerre, mais pour l'instant le compte n'y est pas.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a dit hier s'attendre à ce que les autres pays de la coalition fournissent au moins 5000 soldats supplémentaires, peut-être quelques milliers de plus.

La Grande-Bretagne s'est déjà engagée à fournir 500 soldats, et la Pologne, 600 hommes de plus. L'Italie a promis de répondre favorablement à la demande du président américain, mais n'a fourni ni chiffre, ni calendrier.

Quant à la France et l'Allemagne, troisième contributeur avec 4400 hommes sur place, elles ont, derrière les louanges adressées à la Maison-Blanche, décidé qu'il était urgent d'attendre avant de prendre une décision. Pour ces deux alliés de poids, le prochain rendez-vous est la conférence de Londres sur l'Afghanistan, prévue le 28 janvier.

La Russie a salué la décision des États-Unis d'envoyer plus de soldats en Afghanistan, soulignant qu'une stabilisation de ce pays est «dans l'intérêt» de tous, selon un communiqué de de la diplomatie russe.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué l'annonce de la nouvelle stratégie américaine et noté «avec satisfaction l'approche proposée d'équilibrer les efforts civils et militaires et l'accent mis sur le renforcement des capacités des institutions afghanes et des forces de sécurité afghanes en particulier».

Des critiques

Devant des élus du Congrès, Hillary Clinton, Robert Gates et le chef d'état-major des forces US, l'amiral Mike Mullen, ont affronté hier les critiques de certains élus, en majorité républicains, pour qui il n'est pas responsable d'avoir avancé une date pour un début de retrait.

John McCain, rival malheureux de Barack Obama à l'élection présidentielle de l'an dernier, a souligné qu'il soutenait l'envoi de renforts. Mais, a-t-il dit, «ce que je ne soutiens pas, et qui m'inquiète au plus haut point, c'est la décision du président de fixer arbitrairement une date pour le début du retrait, ce qui constitue précisément le mauvais message à adresser à la fois à nos amis et à nos ennemis».

«Je ne crois pas que nous nous soyons enfermés dans un calendrier», a répondu Hillary Clinton, ajoutant que les États-Unis voulaient montrer qu'ils n'avaient pas l'intention de rester indéfiniment en Afghanistan.

Dans un communiqué adressé par courriel, les talibans ont déclaré que l'envoi prochain de renforts américains ne faisait que renforcer leur détermination. «La stratégie adoptée par l'ennemi ne le servira pas», ont-ils prédit.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012