Le Honduras aux urnes cinq mois après le putsch
Tegucigalpa — Le Honduras a voté hier, cinq mois après un coup d'État qui a renversé Manuel Zelaya, pour un nouveau président qui devra faire sortir le pays de la crise politique et conquérir une légitimité auprès de la communauté internationale.
Les deux principaux favoris, Porfirio Lobo, du Parti national (PN, droite) et Elvin Santos, du Parti libéral (PL, droite) jugent, comme les autorités putschistes, que le scrutin est une solution à la crise qui paralyse le pays depuis le 28 juin.
Beaucoup d'électeurs qui sont allés voter malgré la tension vont dans le même sens. «Je suis pour que la situation politique se stabilise. Je pense que beaucoup de gens veulent tourner la page», dit Raul Felipe Calix dans un bureau de vote du département d'Olancho, le fief de Porfirio Lobo et Manuel Zelaya.
Le président renversé, réfugié à l'intérieur de l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, avait appelé au boycott du scrutin qu'il considère «illégal» puisqu'il «légitime un coup d'État».
Le président putschiste, Roberto Micheletti, qui s'est retiré le temps de l'élection et n'est pas candidat, a exhorté ses compatriotes à voter pour «démontrer» que le pays est une «démocratie», après avoir voté à El Progreso, dans le nord.
Les bureaux de vote ont commencé à fermer vers 17h, heure locale, une heure plus tard que prévu, «en raison de l'affluence des citoyens», selon le tribunal suprême électoral qui parle de participation «massive».
Le Tribunal électoral devait communiquer des premiers résultats en soirée.
Élection condamnée
La communauté internationale a condamné le coup d'État et suspendu des millions de dollars d'aide au Honduras, plongeant le pays pauvre d'Amérique centrale au bord de la faillite économique.
Sur le continent, un acteur clef soutient le scrutin: les États-Unis, partenaire principal et historique du Honduras.
Mais le scrutin est contesté par de nombreux pays d'Amérique latine où le souvenir des dictatures est encore vif.
Le Venezuela, le Brésil, l'Argentine, l'Équateur, le Guatemala, le Paraguay, la Bolivie et l'Uruguay ont dit qu'ils ne reconnaîtraient pas l'élection qu'ils jugent «illégale» car elle est organisée sous un gouvernement putschiste et sans que le président constitutionnel ait été rétabli dans ses fonctions.
La région n'avait pas vu de coup d'État s'inscrire dans la durée depuis la fin de guerre froide.
M. Zelaya avait été renversé le jour où il avait organisé, contre l'avis de la Cour suprême, une consultation populaire pour réformer la Constitution, qui interdit à un président de briguer un second mandat.
Les deux principaux favoris, Porfirio Lobo, du Parti national (PN, droite) et Elvin Santos, du Parti libéral (PL, droite) jugent, comme les autorités putschistes, que le scrutin est une solution à la crise qui paralyse le pays depuis le 28 juin.
Beaucoup d'électeurs qui sont allés voter malgré la tension vont dans le même sens. «Je suis pour que la situation politique se stabilise. Je pense que beaucoup de gens veulent tourner la page», dit Raul Felipe Calix dans un bureau de vote du département d'Olancho, le fief de Porfirio Lobo et Manuel Zelaya.
Le président renversé, réfugié à l'intérieur de l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, avait appelé au boycott du scrutin qu'il considère «illégal» puisqu'il «légitime un coup d'État».
Le président putschiste, Roberto Micheletti, qui s'est retiré le temps de l'élection et n'est pas candidat, a exhorté ses compatriotes à voter pour «démontrer» que le pays est une «démocratie», après avoir voté à El Progreso, dans le nord.
Les bureaux de vote ont commencé à fermer vers 17h, heure locale, une heure plus tard que prévu, «en raison de l'affluence des citoyens», selon le tribunal suprême électoral qui parle de participation «massive».
Le Tribunal électoral devait communiquer des premiers résultats en soirée.
Élection condamnée
La communauté internationale a condamné le coup d'État et suspendu des millions de dollars d'aide au Honduras, plongeant le pays pauvre d'Amérique centrale au bord de la faillite économique.
Sur le continent, un acteur clef soutient le scrutin: les États-Unis, partenaire principal et historique du Honduras.
Mais le scrutin est contesté par de nombreux pays d'Amérique latine où le souvenir des dictatures est encore vif.
Le Venezuela, le Brésil, l'Argentine, l'Équateur, le Guatemala, le Paraguay, la Bolivie et l'Uruguay ont dit qu'ils ne reconnaîtraient pas l'élection qu'ils jugent «illégale» car elle est organisée sous un gouvernement putschiste et sans que le président constitutionnel ait été rétabli dans ses fonctions.
La région n'avait pas vu de coup d'État s'inscrire dans la durée depuis la fin de guerre froide.
M. Zelaya avait été renversé le jour où il avait organisé, contre l'avis de la Cour suprême, une consultation populaire pour réformer la Constitution, qui interdit à un président de briguer un second mandat.
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