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La victoire des putschistes

Les putschistes honduriens voulaient tenir jusqu'aux élections du 29 novembre. Ils ont réussi. Plusieurs fois depuis leur coup d'État du 28 juin, ils avaient fait mine de négocier le retour du président renversé, Manuel Zelaya, pour qu'il termine symboliquement son mandat. Mais leurs manoeuvres dilatoires ont abusé tout le monde, y compris les émissaires américains qui, fin octobre, pensaient avoir trouvé un compromis.
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  • Normand Chaput - Abonné
    30 novembre 2009 07 h 54
    l'avis de Charbonneau
    Je vois que le lent travail et les hauts cris de monsieur Charbonneau ont porté fruit.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    30 novembre 2009 08 h 52
    Quelle farce!
    Il faut vraiment être complètement déconnecté de la réalité pour ne pas voir dans cette élection une mascarade de démocratie. Le coup d'état était dès les débuts supporté par les USA (CIA) sinon rien de tel n'aurait pu se produire dans un pays qui compte des bases de l'armée américaine. C'était un secret de polichinelle que Zelaya déplaisait souverainement à l'administration Bush et, de toute évidence, aussi à l'administration Obama. Oh oui, les USA on crié haut et fort contre le coup d'état - ils n'avaient pas le choix, c'était tellement flagrant et inacceptable - mais ils n'ont à peu près rien fait pour non seulement l'éviter mais l'étouffer, bien au contraire et ils ont été les premiers à accepter une élection organisée par l'oligarchie hondurienne au pouvoir suite au putsch.

    L'oligarchie hondurienne a toujours été appuyée par les USA même si elle est en minorité dans ce pays et les USA n'ont rien appris de leurs erreurs des dernières décennies en Amérique latine. Ils avaient Zelaya dans leur mire et ils ont maintenant les autres Chavez, Correro, Morales etc aussi dans leur mire et on peut s'attendre à d'autres coups d'état dans ces pays dans le court ou moyen terme. Que ces gouvernements soient élus par la majorité des citoyens ne fait pas de différence et la démocratie n'est acceptable aux USA que si elle est néo-libérale et capitaliste. Les autres options sont anti-démocratiques.

    Par leurs agissements, les USA poussent les pays de gauche latino-américains dans les bras des Chinois, des Russes voire des Iraniens car ils doivent se tisser des alliances à l'échelle internationale. L'histoire au Honduras ne s'arrête pas ici mais il y a de réels risques de dérapage. Le putschistes ont déjà démontré clairement qu'ils n'hésitaient pas à bafouer les droits de la personne voire à assassiner les opposants. Ils sont aussi les maîtres de la désinformation car ils contrôlent les médias et font circuler toutes sortes de fausses informations. C'est ironique de voir le monde condamner Chavez parce qu'il chercherait à contrôler les médias alors que ce même contrôle par les putschistes est acceptable.

    Donc, cette élection n'est qu'une autre sinistre farce par une oligarchie non seulement politique mais aussi judiciaire qui ne fait que tenter de se maintenir au pouvoir sur le dos de la majorité pauvre des Honduriens et au mépris le plus flagrant des droits de la personne. C'est ça que les USA appuient.
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  • Hélène Paulette - Inscrite
    30 novembre 2009 12 h 03
    "Les manoeuvres dilatoires" n'ont abusé personne Monsieur Brousseau...
    Et certainement pas John Negroponte qui se trouvait,comme par hasard, au Honduras peu avant le coup d'état qui d'ailleurs n'en était pas un selon la Secrétaire d'État Hillary Clinton.... "No change here, only more of the same".....
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