Bogotá boude une réunion de ministres de la défense
Quito — Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des pays membres de l'Unasur se sont donné rendez-vous à Quito hier pour évoquer la crise entre le Venezuela et la Colombie, qui n'a dépêché aucun ministre, une «erreur gigantesque» selon Caracas.
Le ministre colombien de la Défense, Gabriel Silva, et son homologue des Affaires étrangères, Jaime Bermudez, étaient absents de la réunion, ouverte en début de matinée par le chef de la diplomatie équatorienne Fander Falconi.
Ce dernier a toutefois maintenu le programme de discussions, indiquant à ses invités que la «situation régionale» serait abordée, notamment les tensions entre Caracas et Bogotá et la crise déclenchée entre le Pérou et le Chili à propos d'une affaire présumée d'espionnage par Santiago. «C'est un vide inexplicable, une erreur gigantesque, un acte de mépris pour l'Unasur», a peu après déclaré à la presse le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro.
La veille au soir, le ministère colombien des Affaires étrangères avait annoncé que «compte tenu de l'escalade récente d'injures proférées à l'encontre du gouvernement colombien», rendant «impossibles des discussions respectueuses au cours de la réunion», seule une délégation «technique», ne comprenant pas de ministres, y serait dépêchée. Le Venezuela a suspendu le 28 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie, en réaction à l'annonce par Bogotá de la signature à venir d'un accord renforçant sa coopération militaire avec Washington.
L'accord, signé le 30 octobre, destiné selon la Colombie et les États-Unis à renforcer la lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme, permet à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie.
Pour Caracas, qui partage plus de 2000 km de frontière avec la Colombie, il rendrait cependant possibles des opérations américaines susceptibles de viser le Venezuela au point que le président vénézuélien Hugo Chávez a appelé son peuple à se «préparer à la guerre» devant les intentions «belliqueuses» de Bogotá.
Le ministre colombien de la Défense, Gabriel Silva, et son homologue des Affaires étrangères, Jaime Bermudez, étaient absents de la réunion, ouverte en début de matinée par le chef de la diplomatie équatorienne Fander Falconi.
Ce dernier a toutefois maintenu le programme de discussions, indiquant à ses invités que la «situation régionale» serait abordée, notamment les tensions entre Caracas et Bogotá et la crise déclenchée entre le Pérou et le Chili à propos d'une affaire présumée d'espionnage par Santiago. «C'est un vide inexplicable, une erreur gigantesque, un acte de mépris pour l'Unasur», a peu après déclaré à la presse le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro.
La veille au soir, le ministère colombien des Affaires étrangères avait annoncé que «compte tenu de l'escalade récente d'injures proférées à l'encontre du gouvernement colombien», rendant «impossibles des discussions respectueuses au cours de la réunion», seule une délégation «technique», ne comprenant pas de ministres, y serait dépêchée. Le Venezuela a suspendu le 28 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie, en réaction à l'annonce par Bogotá de la signature à venir d'un accord renforçant sa coopération militaire avec Washington.
L'accord, signé le 30 octobre, destiné selon la Colombie et les États-Unis à renforcer la lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme, permet à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie.
Pour Caracas, qui partage plus de 2000 km de frontière avec la Colombie, il rendrait cependant possibles des opérations américaines susceptibles de viser le Venezuela au point que le président vénézuélien Hugo Chávez a appelé son peuple à se «préparer à la guerre» devant les intentions «belliqueuses» de Bogotá.
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