Le ministre des Affaires étrangères d'Israël - «L'inquiétude des Palestiniens est le dernier de nos soucis»
Jérusalem — Le chef de la diplomatie israélienne a ignoré hier la réaction palestinienne au moratoire de dix mois sur la délivrance de permis de construire dans les colonies juives de Cisjordanie, annoncé la veille.
«L'inquiétude des Palestiniens est le dernier de nos soucis. Avant la question palestinienne, nous devons nous soucier de nos amis à travers le monde. Nous leur avons parlé et la plupart nous ont dit: 'Aidez-nous à vous aider'», a déclaré Avigdor Lieberman, au micro de Radio Israël.
Les États-Unis, qui faisaient pression en ce sens pour ramener les Palestiniens à la table des négociations, se sont félicités de ce gel temporaire et partiel des chantiers dans les implantations juives.
Or, la décision du premier ministre Benjamin Nétanyahou, approuvée par son cabinet de sécurité dans lequel siège Avigdor Lieberman, reste loin des exigences de Mahmoud Abbas, qui réclame un gel total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem.
Succès diplomatique
Aucun permis de construire ne doit donc être délivré pendant dix mois dans les colonies de Cisjordanie, mais la construction de 3000 logements approuvée avant cette décision ou déjà en chantier sera malgré tout achevée. En outre, le moratoire ne s'applique qu'à la «Judée et Samarie», qui ne comprend pas Jérusalem et ses environs.
Selon Saëb Erekat, négociateur palestinien en chef, le gouvernement israélien n'a pris cette décision que pour échapper aux pressions de Washington. «Au bout du compte, Nétanyahou devra faire la paix avec nous, les Palestiniens, pas avec les Américains», a-t-il ironisé.
«Si c'est ce qu'il veut, c'est son affaire. Ce que je sais, c'est que Washington est à 9000 km de Jérusalem, alors que Jéricho [en Cisjordanie] n'est qu'à 100 km.»
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a sollicité mercredi la compréhension des colons à l'égard de cette mesure destinée à maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, afin notamment de préserver la supériorité militaire de l'État juif dans la région.
«Nétanyahou pense désormais qu'il va avoir un répit, qu'il a fait sa part», a commenté Ben Caspit, éditorialiste au quotidien Maariv, évoquant les pressions américaines.
«L'inquiétude des Palestiniens est le dernier de nos soucis. Avant la question palestinienne, nous devons nous soucier de nos amis à travers le monde. Nous leur avons parlé et la plupart nous ont dit: 'Aidez-nous à vous aider'», a déclaré Avigdor Lieberman, au micro de Radio Israël.
Les États-Unis, qui faisaient pression en ce sens pour ramener les Palestiniens à la table des négociations, se sont félicités de ce gel temporaire et partiel des chantiers dans les implantations juives.
Or, la décision du premier ministre Benjamin Nétanyahou, approuvée par son cabinet de sécurité dans lequel siège Avigdor Lieberman, reste loin des exigences de Mahmoud Abbas, qui réclame un gel total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem.
Succès diplomatique
Aucun permis de construire ne doit donc être délivré pendant dix mois dans les colonies de Cisjordanie, mais la construction de 3000 logements approuvée avant cette décision ou déjà en chantier sera malgré tout achevée. En outre, le moratoire ne s'applique qu'à la «Judée et Samarie», qui ne comprend pas Jérusalem et ses environs.
Selon Saëb Erekat, négociateur palestinien en chef, le gouvernement israélien n'a pris cette décision que pour échapper aux pressions de Washington. «Au bout du compte, Nétanyahou devra faire la paix avec nous, les Palestiniens, pas avec les Américains», a-t-il ironisé.
«Si c'est ce qu'il veut, c'est son affaire. Ce que je sais, c'est que Washington est à 9000 km de Jérusalem, alors que Jéricho [en Cisjordanie] n'est qu'à 100 km.»
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a sollicité mercredi la compréhension des colons à l'égard de cette mesure destinée à maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, afin notamment de préserver la supériorité militaire de l'État juif dans la région.
«Nétanyahou pense désormais qu'il va avoir un répit, qu'il a fait sa part», a commenté Ben Caspit, éditorialiste au quotidien Maariv, évoquant les pressions américaines.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

