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    Honduras - Brasília ne reconnaîtra pas le nouveau président

    Des étudiants bloquent la principale université du pays

    27 novembre 2009 |Agence Reuters - Reuters, Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Les partisans de Manuel Zelaya poursuivent depuis cinq mois leurs protestations.
    Photo: Eduardo Garrido Les partisans de Manuel Zelaya poursuivent depuis cinq mois leurs protestations.
    Alors que le Brésil faisait savoir hier qu'il ne reconnaîtrait pas le vainqueur de l'élection présidentielle de dimanche au Honduras, des organisations bloquaient hier l'université autonome de Tegucigalpa, la plus importante du pays, pour protester contre les élections qu'elles jugent illégales.

    Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a déclaré hier que son pays ne reconnaîtrait pas le vainqueur de l'élection présidentielle organisée ce week-end au Honduras pour mettre fin à la crise politique.

    Cette prise de position risque de créer un conflit avec les États-Unis qui, tout en condamnant le putsch, n'ont pas fait connaître de position officielle sur l'élection du 29 novembre. Mais Washington a laissé entendre que les États-Unis soutiendraient le résultat du scrutin présidentiel.

    Le petit pays d'Amérique centrale est appelé à voter dimanche pour élire un nouveau président, cinq mois après un coup d'État qui a renversé Manuel Zelaya. Les putschistes au pouvoir considèrent que le scrutin, sous haute sécurité, ouvre la voie à une solution à la crise politique dans le pays.


    Appel international

    Par ailleurs, une quarantaine d'ONG espagnoles et d'autres pays ont demandé hier à l'Espagne et à l'Union européenne de ne pas reconnaître l'élection présidentielle de dimanche.

    «Célébrer des élections libres et justes le 29 novembre est impossible car les deux tiers de la campagne électorale autorisée par la loi se sont déroulés dans des conditions dictatoriales», affirment ces ONG dans une lettre adressée au chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

    Durant cette période, il n'y a eu ni «liberté de réunion ni d'expression», mais «une forte répression militaire qui s'est soldée par des assassinats, des tortures et des détentions à caractère politique», assurent les signataires.

    Parmi eux figurent des organisations comme la Commission espagnole d'aide au réfugié, l'ONG espagnole Écologistes en action, et la Coordination européenne Via Campesina.


    Fermeture

    À Tegucigalpa, la principale université du pays a été fermée hier par des étudiants. «C'est une protestation contre les élections parce que nous les considérons illégales. C'est un gouvernement de fait qui les organise, un gouvernement qui n'est pas là par le vote populaire», a dit Francisco Portillo, un responsable du FRU, le Front de réforme universitaire qui a organisé le blocage avec plusieurs organisations étudiantes.

    «Les étudiants s'opposent aussi à la mise en place de huit bureaux de vote dans l'université», demandée par le Tribunal électoral, a précisé Julieta Castillano, recteur de l'université, la plus grande du Honduras avec 67 000 étudiants. Les cours ont été suspendus jusqu'à lundi.

    De son côté, la Cour suprême du Honduras a jugé Manuel Zelaya coupable de six délits» dont celui de haute trahison, dans un rapport transmis hier au Congrès, qui doit se prononcer la semaine prochaine sur un retour éventuel au pouvoir du président renversé.

    L'avis de la Cour suprême, qui n'a pas été rendu public, «se fonde sur six délits», dont ceux de haute trahison, désobéissance aux ordres de la justice, violation des devoirs des fonctionnaires et abus d'autorité, a dit le président de la Cour, Jorge Rivera.

    Le Congrès du Honduras doit se prononcer le 2 décembre, trois jours après l'élection présidentielle de dimanche, sur un rétablissement éventuel de M. Zelaya dans ses fonctions.












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