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    Obama dévoilera mardi sa stratégie afghane

    Le président annoncerait l'envoi de 34 000 soldats supplémentaires

    26 novembre 2009 |Agence Reuters - Reuters, Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Un soldat américain hier à un poste de contrôle près de la base Tillman.
    Photo: Agence Reuters Bruno Domingos Un soldat américain hier à un poste de contrôle près de la base Tillman.
    Washington — Après des mois de suspense, le président américain, Barack Obama, annoncera mardi dans un discours solennel la stratégie qu'il a retenue pour «finir le boulot» en Afghanistan, avec l'envoi probable de dizaines de milliers d'hommes supplémentaires et un appel aux alliés de l'OTAN. Il devrait aussi faire état d'un retrait de ce pays d'ici huit ou neuf ans.

    M. Obama s'exprimera depuis la prestigieuse école militaire de West Point, a déclaré hier son porte-parole, Robert Gibbs. Le président aura au préalable exposé sa nouvelle stratégie aux élus du Congrès.

    Le président insistera à cette occasion sur le coût très lourd de cette guerre, expliquera aux Américains pourquoi l'armée américaine est toujours présente en Afghanistan et exigera à nouveau du président afghan Hamid Karzaï une «bonne gouvernance», a précisé M. Gibbs.

    Des renforts

    La presse américaine croit savoir que M. Obama annoncera l'envoi de 34 000 hommes supplémentaires afin de faire face aux talibans, qui ont infligé ces derniers mois de lourdes pertes aux alliés. Quelque 68 000 soldats américains se trouvent déjà sur le sol afghan aux côtés de 42 000 militaires d'autres pays.

    Si ce chiffre de 34 000 se vérifie, il serait légèrement inférieur à la requête du général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces américaines et alliées en Afghanistan, qui recommanderait de déployer environ 40 000 soldats de plus. Dans ce contexte, l'appoint des alliés est très attendu à Washington.

    M. Obama et son administration «vont commencer à parler à nos alliés des différents aspects de sa décision ainsi que des contributions qui pourraient être faites», a indiqué M. Gibbs.

    Rome a rapporté que M. Obama avait appelé dans la journée hier le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, pour lui demander «le soutien de l'Italie dans le renforcement de l'engagement de la communauté internationale en Afghanistan».

    M. Berlusconi «a accueilli favorablement cette requête et tous deux ont décidé que celle-ci serait approfondie dans les détails», selon un communiqué du gouvernement italien.

    À Londres, le premier ministre britannique, Gordon Brown, s'est dit confiant dans le fait que les alliés allaient annoncer «la semaine prochaine» un renfort de troupes.

    M. Brown avait annoncé mi-novembre qu'il tentait de persuader les alliés de déployer environ 5000 soldats supplémentaires, en plus d'éventuels renforts américains.

    Pour convaincre une opinion publique de plus en plus réticente, M. Obama devrait insister la semaine prochaine sur la perspective de la fin de l'engagement de son pays. Selon un sondage Gallup publié hier, 55 % des Américains désapprouvent la conduite de la guerre menée par leur président. Quant au Congrès, il s'inquiète du coût du conflit en période de crise économique, alors que l'envoi d'un seul soldat est évalué à 1 million de dollars par an. Certains parlementaires envisagent de lever un «impôt Afghanistan».












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