Honduras - Les putschistes préparent l'élection
Une trentaine de candidats de trois partis différents ont retiré hier leur candidature
Tegucigalpa — Les autorités putschistes au Honduras ont lancé la préparation du matériel pour le scrutin présidentiel et législatif de dimanche, malgré les contestations des opposants au coup d'État du 28 juin, qui ont dénoncé hier une farce électorale, et des pays latino-américains.
Dans la capitale Tegucigalpa, des centaines de cartons remplis de bulletins de vote et d'enveloppes étaient en préparation dans des locaux électoraux, sous la vigilance de l'armée qui les acheminera ensuite dans les différents départements de ce pays d'Amérique centrale.
Le gouvernement putschiste de Roberto Micheletti, comme les deux principaux candidats, Porfirio Lobo (Parti national, droite) et Elvin Santos (Parti libéral, droite), pensent que les élections permettront de tourner la page du coup d'État, qui a renversé le président Manuel Zelaya.
Mais ce scrutin qui a le soutien des États-Unis, est contesté à l'extérieur par une majorité de pays d'Amérique latine et à l'intérieur par le Front national de résistance au coup d'État, qui a appelé au boycottage des bureaux de vote dimanche.
«Je ne voterai pas à ces élections parce que si je le fais, je légalise le coup d'État», dit le tract du Front qui demande le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions.
Soutenus par le Front, une trentaine de candidats de trois partis différents aux élections législatives et municipales ont retiré hier à titre personnel leur candidature devant le Tribunal suprême électoral, se joignant à 25 autres candidats qui ont fait de même ces derniers jours. «Nous ne croyons pas à cette farce électorale», a dit Nehemias Martinez, candidat au siège de député pour le département d'El Paraiso. Cinq partis participeront aux élections, un sixième s'est retiré.
Les autorités ont décrété lundi un «désarmement général» dans le pays en prévision du scrutin, mais les opérations n'ont pas encore commencé sur le terrain, a déclaré le porte-parole de la police, Orlin Cerrato.
Le président putschiste, Roberto Micheletti, a annoncé qu'il se retirerait du pouvoir du 25 novembre au 2 décembre, le temps des élections. M. Zelaya est réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa depuis le 21 septembre.
Dans la capitale Tegucigalpa, des centaines de cartons remplis de bulletins de vote et d'enveloppes étaient en préparation dans des locaux électoraux, sous la vigilance de l'armée qui les acheminera ensuite dans les différents départements de ce pays d'Amérique centrale.
Le gouvernement putschiste de Roberto Micheletti, comme les deux principaux candidats, Porfirio Lobo (Parti national, droite) et Elvin Santos (Parti libéral, droite), pensent que les élections permettront de tourner la page du coup d'État, qui a renversé le président Manuel Zelaya.
Mais ce scrutin qui a le soutien des États-Unis, est contesté à l'extérieur par une majorité de pays d'Amérique latine et à l'intérieur par le Front national de résistance au coup d'État, qui a appelé au boycottage des bureaux de vote dimanche.
«Je ne voterai pas à ces élections parce que si je le fais, je légalise le coup d'État», dit le tract du Front qui demande le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions.
Soutenus par le Front, une trentaine de candidats de trois partis différents aux élections législatives et municipales ont retiré hier à titre personnel leur candidature devant le Tribunal suprême électoral, se joignant à 25 autres candidats qui ont fait de même ces derniers jours. «Nous ne croyons pas à cette farce électorale», a dit Nehemias Martinez, candidat au siège de député pour le département d'El Paraiso. Cinq partis participeront aux élections, un sixième s'est retiré.
Les autorités ont décrété lundi un «désarmement général» dans le pays en prévision du scrutin, mais les opérations n'ont pas encore commencé sur le terrain, a déclaré le porte-parole de la police, Orlin Cerrato.
Le président putschiste, Roberto Micheletti, a annoncé qu'il se retirerait du pouvoir du 25 novembre au 2 décembre, le temps des élections. M. Zelaya est réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa depuis le 21 septembre.
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