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Afghanistan - Une femme qui se bat pour la justice

La controverse, comme la valeur, n'attend pas le nombre des années. En 2003, Malalaï Joya était, à 23 ans, la plus jeune déléguée à la Loya Jirga («grande assemblée») constitutionnelle afghane. Son nom a fait le tour du monde parce qu'elle a qualifié plusieurs participants à cette assemblée de criminels de guerre et a exigé qu'ils soient traduits en justice.
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  • André Loiseau - Abonné
    25 novembre 2009 10 h 44
    L'oeil du cyclone

    Malalaï Joya est absolument extraordinaire! Elle a le courage, cette petite femme, de dénoncer le marasme afghan et d'en dévoiler les dangereux secrets.
    Les puissants et gros écraseurs ("amis" ou ennemis) en prennent vraiment pour leur rhume...
    Il est évident que Karzai serait moins riche ou éliminé depuis longtemps s'il n'avait pas coopéré avec les chefs de guerre (qui contrôlent le commerce de l'opium) et les talibans (qui lavent les cerveaux). Il n'est venu, en Amérique, demander de l'aide que pour mettre les sous dans ses poches.
    C'est quand même désolant de constater, au cours des siècles qui s'écoulent, la propention de certains chefs d'état "patriotes" à appauvrir, torturer sinon éliminer carrément leur propre peuple afin d'acquérir un pouvoir qui viendra satisfaire l'appât du gain. Nous sommes presque chanceux, chez nous, de n'avoir qu'à subir le vol et le mensonge...Nos tueurs politiques le font par délégation, entre deux courbettes ou derrière des paravents. Nous sommes loin de la petite passianora afghane qui se tient debout dans l'oeil pourri du cyclone.
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