Réchauffement climatique - Les indigènes sont doublement victimes
Londres — Les mesures de lutte contre le réchauffement climatique représentent pour les peuples indigènes du monde entier un danger aussi important que le changement climatique lui-même, a prévenu hier dans un rapport l'ONG Survival International.
L'organisation de défense des peuples indigènes, qui a son siège à Londres, lance cet avertissement dans son rapport intitulé La plus dérangeante des vérités: changement climatique et peuples indigènes.
L'ONG réclame que les peuples indigènes soient «pleinement inclus» dans les décisions les concernant et «que leurs droits territoriaux soient dûment respectés et garantis».
Le rapport souligne «que les peuples indigènes qui sont les moins responsables du changement climatique, sont les plus affectés par celui-ci et que leurs droits sont violés et leurs terres dévastées au nom des mesures prises pour le stopper», a relevé dans un communiqué Stephen Corry, directeur de Survival International.
Selon lui, gouvernements et entreprises s'abritent derrière la lutte contre le réchauffement climatique pour «planifier un gigantesque vol de terres. Et comme d'habitude, lorsqu'il y a des enjeux financiers et de juteux profits en perspective, les peuples indigènes n'ont pas voix au chapitre».
Survival International estime que quatre mesures de lutte contre le changement du climat menacent particulièrement ces populations autochtones: la production d'agrocarburants et celle d'énergie hydroélectrique qui «accaparent le plus souvent des terres ancestrales» et chassent leurs habitants (indiens Guarani au Brésil, tribus de Bornéo), la conservation des forêts (expulsion des Ogiek de la forêt de Mau au Kenya) et la compensation des émissions de dioxyde de carbone.
«Avec l'instauration de la taxe carbone, les forêts des peuples indigènes représentent désormais une immense valeur marchande», relève l'organisation, estimant que cette mesure va entraîner des évictions forcées et des «spoliations» des habitants de leurs terres.
L'organisation de défense des peuples indigènes, qui a son siège à Londres, lance cet avertissement dans son rapport intitulé La plus dérangeante des vérités: changement climatique et peuples indigènes.
L'ONG réclame que les peuples indigènes soient «pleinement inclus» dans les décisions les concernant et «que leurs droits territoriaux soient dûment respectés et garantis».
Le rapport souligne «que les peuples indigènes qui sont les moins responsables du changement climatique, sont les plus affectés par celui-ci et que leurs droits sont violés et leurs terres dévastées au nom des mesures prises pour le stopper», a relevé dans un communiqué Stephen Corry, directeur de Survival International.
Selon lui, gouvernements et entreprises s'abritent derrière la lutte contre le réchauffement climatique pour «planifier un gigantesque vol de terres. Et comme d'habitude, lorsqu'il y a des enjeux financiers et de juteux profits en perspective, les peuples indigènes n'ont pas voix au chapitre».
Survival International estime que quatre mesures de lutte contre le changement du climat menacent particulièrement ces populations autochtones: la production d'agrocarburants et celle d'énergie hydroélectrique qui «accaparent le plus souvent des terres ancestrales» et chassent leurs habitants (indiens Guarani au Brésil, tribus de Bornéo), la conservation des forêts (expulsion des Ogiek de la forêt de Mau au Kenya) et la compensation des émissions de dioxyde de carbone.
«Avec l'instauration de la taxe carbone, les forêts des peuples indigènes représentent désormais une immense valeur marchande», relève l'organisation, estimant que cette mesure va entraîner des évictions forcées et des «spoliations» des habitants de leurs terres.
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