Pakistan - L'arrivée de Clinton est marquée par un attentat qui fait 92 morts
Peshawar — L'explosion d'une voiture piégée a fait 92 morts mercredi sur un marché bondé de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, quelques heures après l'arrivée de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton dans le pays pour y relancer les relations bilatérales.
Ce nouvel attentat, perpétré alors que l'armée est engagée dans une grande offensive contre les talibans, est le plus meurtrier depuis celui qui fit 140 morts en 2007 dans un cortège marquant le retour de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto.
On déplore plus de 150 blessés. La bombe a dévasté une rue marchande de cette ville qui, durant des années, servit de QG aux moudjahidines soutenus par le Pakistan et les États-Unis dans la guerre contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan.
L'attentat d'hier n'a pas encore été revendiqué, mais il s'inscrit dans une vague d'attaques pour la plupart revendiquées par les talibans pakistanais qui a fait 240 morts pour le seul mois d'octobre.
L'explosion a creusé un énorme cratère, faisant s'effondrer plusieurs immeubles et de nombreuses échoppes du bazar de Meena, le plus fréquenté de la grande ville du nord-ouest du Pakistan. Cinq heures après l'explosion, les pompiers luttaient toujours pour éteindre des incendies.
À Islamabad, à 100 kilomètres de là, Hillary Clinton a aussitôt condamné les «attentats cruels et brutaux», soulignant que «le Pakistan n'est pas seul face au terrorisme».
Son homologue pakistanais a réaffirmé la détermination du gouvernement. «Ceux qui commettent de tels crimes haineux veulent abattre notre détermination. Nous ne céderons pas [...], nous voulons apporter paix et stabilité au Pakistan», a déclaré Shah Mehmood Qureshi.
Une aide
Hillary Clinton commence ainsi sous de sanglants auspices une visite de trois jours au Pakistan, dont l'ambition est de renforcer les relations de Washington avec cet allié crucial contre l'extrémisme islamiste.
Le chef de la diplomatie américaine a notamment annoncé hier une aide de 125 millions pour améliorer l'approvisionnement en électricité, un point noir dans un pays où les coupures sont quotidiennes. Mme Clinton doit aussi multiplier forums et tables rondes jusqu'à vendredi soir.
«Nous allons tout faire pour parler directement au peuple du Pakistan, et c'est ce que je suis venue faire: essayer de contrer certains des malentendus», a promis la secrétaire d'État, soulignant à plusieurs reprises son espoir de «tourner la page» dans une relation que nombre de Pakistanais voient sous un jour négatif.
Mme Clinton et M. Qureshi ont insisté, à l'occasion d'un point de presse, sur les «valeurs communes» démocratiques de leurs deux gouvernements.
Ce nouvel attentat, perpétré alors que l'armée est engagée dans une grande offensive contre les talibans, est le plus meurtrier depuis celui qui fit 140 morts en 2007 dans un cortège marquant le retour de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto.
On déplore plus de 150 blessés. La bombe a dévasté une rue marchande de cette ville qui, durant des années, servit de QG aux moudjahidines soutenus par le Pakistan et les États-Unis dans la guerre contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan.
L'attentat d'hier n'a pas encore été revendiqué, mais il s'inscrit dans une vague d'attaques pour la plupart revendiquées par les talibans pakistanais qui a fait 240 morts pour le seul mois d'octobre.
L'explosion a creusé un énorme cratère, faisant s'effondrer plusieurs immeubles et de nombreuses échoppes du bazar de Meena, le plus fréquenté de la grande ville du nord-ouest du Pakistan. Cinq heures après l'explosion, les pompiers luttaient toujours pour éteindre des incendies.
À Islamabad, à 100 kilomètres de là, Hillary Clinton a aussitôt condamné les «attentats cruels et brutaux», soulignant que «le Pakistan n'est pas seul face au terrorisme».
Son homologue pakistanais a réaffirmé la détermination du gouvernement. «Ceux qui commettent de tels crimes haineux veulent abattre notre détermination. Nous ne céderons pas [...], nous voulons apporter paix et stabilité au Pakistan», a déclaré Shah Mehmood Qureshi.
Une aide
Hillary Clinton commence ainsi sous de sanglants auspices une visite de trois jours au Pakistan, dont l'ambition est de renforcer les relations de Washington avec cet allié crucial contre l'extrémisme islamiste.
Le chef de la diplomatie américaine a notamment annoncé hier une aide de 125 millions pour améliorer l'approvisionnement en électricité, un point noir dans un pays où les coupures sont quotidiennes. Mme Clinton doit aussi multiplier forums et tables rondes jusqu'à vendredi soir.
«Nous allons tout faire pour parler directement au peuple du Pakistan, et c'est ce que je suis venue faire: essayer de contrer certains des malentendus», a promis la secrétaire d'État, soulignant à plusieurs reprises son espoir de «tourner la page» dans une relation que nombre de Pakistanais voient sous un jour négatif.
Mme Clinton et M. Qureshi ont insisté, à l'occasion d'un point de presse, sur les «valeurs communes» démocratiques de leurs deux gouvernements.
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