Bongo sert un électrochoc au Gabon
Libreville — «C'est du jamais vu au Gabon», répète un universitaire. Depuis quelques jours, de très nombreux cadres de la fonction publique de ce petit pays pétrolier de 1,5 million d'habitants sont priés de laisser leur place à d'autres ou voient leur poste supprimé. Le «tsunami», la «révolution», le «grand chambardement», selon les termes de la presse gabonaise, a commencé le 17 octobre avec la formation du gouvernement, au lendemain de l'investiture d'Ali Bongo comme président: alors que la précédente équipe se composait de 44 ministres, la nouvelle n'en compte plus que 30, dont 18 nouvelles têtes.
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