Présidentielle en Uruguay - L'ancien guérillero Mujica en tête au premier tour
Montevideo — José Mujica, ex-guérillero du mouvement Tupamaros, était hier soir en tête des résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle uruguayenne.Selon l'institut de sondage Factum, Mujica a obtenu entre 47% et 49% des suffrages. Son principal adversaire, l'ancien président conservateur Luis Lacalle, a recueilli entre 29% et 31% des voix.
Un second tour départagera les deux hommes le 29 novembre. Les derniers sondages publiés avant le scrutin prévoyaient que Mujica, sénateur de 74 ans ayant combattu au sein de la guérilla des Tupamaros dans les années 1960 et 1970, remporterait facilement le premier tour sans toutefois franchir le seuil des 50%.
Lacalle, qui présida l'Uruguay de 1990 à 1995, espérait capitaliser sur l'hésitation des électeurs à voter pour un ancien combattant clandestin.
Le vainqueur remplacera le président Tabare Vazquez, premier dirigeant socialiste de l'Uruguay, qui quitte ses fonctions auréolé d'une grande popularité liée aux cinq dernières années de forte croissance économique du pays.
Mujica est le candidat du Frente Amplio, la coalition de gauche actuellement au pouvoir. Sa candidature a suscité quelques inquiétudes dans les milieux d'entreprise, malgré sa promesse de maintenir un système de libre échange.
La constitution uruguayenne interdit à un président de se représenter pour un second mandat consécutif.
Dissiper les inquiétudes
Ministre de l'Agriculture dans l'actuel gouvernement, José Mujica a tenu durant la campagne un discours modéré visant à rassurer les électeurs de la classe moyenne et les milieux d'affaires qui craignent de le voir donner un coup de barre à gauche.
L'ancien guérillero a ainsi promis de s'inscrire dans la lignée de la politique de centre gauche de Vazquez, qui a permis au pays de résister à la crise de 2002 provoquée par les graves difficultés du voisin argentin. L'Uruguay affiche depuis 2003 une croissance moyenne de 5,3 %, soit un niveau supérieur à celle du Brésil. «Je tiens à dire au reste du monde que ce petit mais sérieux pays mérite qu'on y investisse», a déclaré Mujica samedi à des journalistes.
Luis Lacalle, dont la fin du mandat présidentiel (1990-1995) avait été entachée d'accusations de corruption, a tenté, lui, de capitaliser sur la méfiance des électeurs à l'égard de son concurrent.
L'Uruguay, dont l'économie repose essentiellement sur les exportations de boeuf et d'autres produits alimentaires, table sur une croissance de 1,2 % cette année malgré la crise économique mondiale.
Un second tour départagera les deux hommes le 29 novembre. Les derniers sondages publiés avant le scrutin prévoyaient que Mujica, sénateur de 74 ans ayant combattu au sein de la guérilla des Tupamaros dans les années 1960 et 1970, remporterait facilement le premier tour sans toutefois franchir le seuil des 50%.
Lacalle, qui présida l'Uruguay de 1990 à 1995, espérait capitaliser sur l'hésitation des électeurs à voter pour un ancien combattant clandestin.
Le vainqueur remplacera le président Tabare Vazquez, premier dirigeant socialiste de l'Uruguay, qui quitte ses fonctions auréolé d'une grande popularité liée aux cinq dernières années de forte croissance économique du pays.
Mujica est le candidat du Frente Amplio, la coalition de gauche actuellement au pouvoir. Sa candidature a suscité quelques inquiétudes dans les milieux d'entreprise, malgré sa promesse de maintenir un système de libre échange.
La constitution uruguayenne interdit à un président de se représenter pour un second mandat consécutif.
Dissiper les inquiétudes
Ministre de l'Agriculture dans l'actuel gouvernement, José Mujica a tenu durant la campagne un discours modéré visant à rassurer les électeurs de la classe moyenne et les milieux d'affaires qui craignent de le voir donner un coup de barre à gauche.
L'ancien guérillero a ainsi promis de s'inscrire dans la lignée de la politique de centre gauche de Vazquez, qui a permis au pays de résister à la crise de 2002 provoquée par les graves difficultés du voisin argentin. L'Uruguay affiche depuis 2003 une croissance moyenne de 5,3 %, soit un niveau supérieur à celle du Brésil. «Je tiens à dire au reste du monde que ce petit mais sérieux pays mérite qu'on y investisse», a déclaré Mujica samedi à des journalistes.
Luis Lacalle, dont la fin du mandat présidentiel (1990-1995) avait été entachée d'accusations de corruption, a tenté, lui, de capitaliser sur la méfiance des électeurs à l'égard de son concurrent.
L'Uruguay, dont l'économie repose essentiellement sur les exportations de boeuf et d'autres produits alimentaires, table sur une croissance de 1,2 % cette année malgré la crise économique mondiale.
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