vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 21h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Libertés africaines

Un souvenir: je suis à Tunis, au début des années 1990, et je donne rendez-vous à un dissident célèbre, le Dr Moncef Marzouki, héros démocratique maghrébin aujourd'hui oublié. Nous sommes ostensiblement suivis par des sbires en civil. Lorsque nous commençons l'interview dans ma chambre d'hôtel, le téléphone se met à sonner toutes les deux minutes, avec un interlocuteur qui raccroche chaque fois: harcèlement «doux» d'un régime qui n'a rien à voir avec ceux d'Hitler ou de Staline, mais qui aime faire savoir qu'il est là, qu'il observe et qu'il sait...
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 26 octobre 2009 07h49
    Mais, M. Brouseau, vous n'avez certainement pas terminé votre article...
    Vous écrives:" les autocrates prennent de moins en moins la peine de se déguiser en démocrates." Vous avez oublié de dire que cela faisait grandement l'affaire des Occidentaux...des Européens, des ex-pays coloniaux en particulier.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 10h29
    Dictatures légitimées par des élections bidons aux 4-5 ans
    Ah l'Afrique, ma deuxième patrie que j'aime...

    Je me suis habitué à ne plus rien attendre de la politique en Afrique... En plus de ces élections bidons aux 4-5 ans pour légitimer la dictature, les Africains sont en train de créer une nouvelle forme de monarchie père-fils (ex. R.D.C., Togo, Gabon) et bientôt Sénégal...
    Et malheureusement quand se pointe un leader charismatique (ex. Sankara), on le tue...
    La paranoia politique des Africains est sans borne...

  • Mansour Feki
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 22h39
    L'Afrique, les africains et la chronique-pamphlet de monsieur Brousseau
    L'Afrique, les africains et la chronique-pamphlet de monsieur Brousseau

    Ma langue maternelle n'étant pas le français, j'ai dû consulter le dictionnaire de la langue française pour comprendre qu'effectivement ''l'article '' de monsieur Brousseau peut être classé parmi les chroniques malgré tout.
    Pour être certain de la définition du mot ''chronique'', j'ai consulté le Trésor de la Langue Française informatisé sur le web. J'y ai trouvé, entre autres, les définitions suivantes :
    1. Recueil de faits historiques regroupés par époques et présentés selon leur déroulement chronologique ;
    2. Ensemble de nouvelles vraies ou fausses, de propos souvent défavorables, qui se propagent en général oralement ;
    3. Article de journal ou de revue, émission de radio ou de télévision, produits régulièrement et consacrés à des informations, des commentaires sur un sujet précis.
    La chronique de monsieur Brousseau répond à la 2ème définition. À la 3ème aussi, à condition d'y inclure sa propre conception de ''l'information'', c'est à dire un ensemble de nouvelles vraies ou fausses. Effectivement, monsieur Brousseau fait appel à des réminiscences mnésiques d'un voyage fait en Tunisie voilà deux décades, ce qui nous autorise à être plus circonspect dans notre lecture du pamphlet et indulgent quant à l'évaluation de la qualité journalistique de la dite chronique. L'auteur n'a pas fait ses devoirs de journaliste avant de pondre ce pamphlet ; une revue de la littérature aurait été nécessaire ainsi qu'une mise à jour de ses souvenirs d'il y a 20 ans.
    « Le Dr Moncef Marzouki, héros démocratique maghrébin »... Vous ne trouvez nulle part ces qualificatifs concernant Mr. Marzouki, un dissident, certes, dans le sens étymologique premier du terme, c'est à dire une personne qui s'est placée en marge de l'idéologie majoritaire, dominante ... L'histoire n'a gardé de ''l'illustre'' dissident que le souvenir d'une chimère que ses propres frasques ont fini par emporter.
    La Tunisie d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle d'il y a vingt ans. Une croissance moyenne annuelle de 5%, soutenue pendant vingt ans, a fait changer radicalement le paysage socio-économique. C'est ce que Monsieur Jacques Chirac, ancien président de la République française, a appelé le miracle tunisien. La Tunisie d'aujourd'hui a récemment reçu les félicitations du conseil de l'ONU pour les droits humains, et ce dans le cadre d'un rapport qui est de loin plus critique envers les droits humains au Canada qu'en Tunisie. Selon le rapport 2007 du « Forum Économique Mondial » de Davos, la Tunisie est classée première, en termes de compétitivité touristique, parmi les pays en développement et 35ème mondiale. Par ailleurs, elle est classée 35ème sur 122 pays au niveau des nouvelles technologies, 9ème mondiale pour l'enseignement supérieur et 7ème pour l'enseignement des sciences et des technologies. Toujours selon le même rapport, elle est classée 2ème mondiale pour la bonne gouvernance. Finalement, selon le fameux rapport Bespoke investment sur la capacité de résistance des pays aux effets pervers de la crise financière, elle est classée 6ème mondiale.
    Ces résultats, attestés par les organismes internationaux, ne sont pas à « l'aune des pays arabo-musulmans ». La Tunisie se compare aux pays émergents dont elle fait partie ou par rapport à son espace géopolitique qui est plus euro-méditerranéen. Et la Tunisie devance, dans plusieurs domaines, certaines démocraties et puissances mondiales majeures.
    La république tunisienne n'a que 50 ans. Aujourd'hui, malgré l'existence de 9 partis politiques, en plus d'un syndicat fort actif et d'une société civile vigoureuse (9132 associations), le parti majoritaire -le RCD- (Rassemblement Constitutionnel Démocratique) reste un courant de pensée dominant soutenu par deux millions et demi de membres. C'est un parti fondateur de la Tunisie moderne, c'est le parti de Bourguiba et de Ben Ali, les deux présidents qui ont fait que la Tunisie a réalisé en un demi-siècle ce qui en a pris plus de deux et demi à des pays phares de la démocratie occidentale.
    En ce qui concerne le Maroc, un pays cible du sectarisme de la dite chronique-pamphlet, un jeune roi est aux commandes, Mohamed VI. Dès son intronisation, ce dernier s'est mis au travail pour mettre le royaume au diapason du 21ème siècle. Il a libéré les prisonniers politiques et a fait amende honorable. Il a introduit la « moudawana » pour aller vers une société plus égalitaire. Sur le plan socio-économique, il faut visiter ce beau pays pour toucher de visu les prouesses de la révolution économique et financière. Rien ne trouve grâce aux yeux du chroniqueur, l'ouverture et le volontarisme du jeune roi faisant en sorte qu'il le qualifie de « Roi ramolli »... Quel cynisme !
    Effectivement, l'Afrique n'a pas beaucoup de mérite aux yeux du pamphletiste. Historiquement, l'Afrique est passée par des ères de prospérité, de bien être et de civilisations avancées inexistantes en Occident. La malédiction de l'Afrique a commencé avec l'arrivée de l'homme occidental qui, tantôt a utilisé ses territoires comme grenier alimentaire (Carthage, le grenier de Rome), tantôt a utilisé ses populations comme chair à canon, dans le cadre de guerres et de conquêtes, ou comme esclaves; sans oublier qu'il en a pillé les richesses naturelles pour consolider son bien être au détriment de toute légalité internationale et de toute règle d'éthique. Aujourd'hui encore, ce pillage et ce saccage se poursuivent, parfois avec l'aide d'indigènes débauchés et asservis dans le but de faire prospérer les démocraties occidentales.
    Monsieur Brousseau, ma culture héritière de 3000 ans de civilisation ne me permet pas de vous rendre l'indélicatesse ou l'impolitesse, mais puis-je vous demander de vous départir d'une culture colonialiste qui a fait son temps et qui n'est pas digne de notre histoire canadienne et québécoise, de faire preuve d'un peu plus de professionnalisme avant d'insulter tout un continent, de sortir de votre afro-pessimisme, de ne pas hypothéquer l'avenir et de reconnaître que, malgré le fardeau de l'histoire et la convoitise de certains occidentaux véreux, l'Afrique reste jeune, vigoureuse et prometteuse avec certaines réussites locales ou régionales qui sont plus à promouvoir qu'à condamner. Merci.
    Mansour Feki,

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012