Le Pakistan demande à l'OTAN de fermer la frontière afghane
Photo : Agence France-Presse Aamir Qureshi
Des civils qui ont fui le Sud-Warizistan attendaient hier à Dera Ismail Khan pour s’enregistrer.
Dera Ismail Khan — Des hélicoptères de combat de l'armée pakistanaise ont attaqué hier des bases d'insurgés talibans au Sud-Waziristan proches de la frontière afghane. Craignent que les combattants se réfugient de l'autre côté de la frontière, l'état-major a demandé aux forces de l'OTAN déployées en Afghanistan de fermer la frontière entre les deux pays.
Cet appel a été relayé par le président de la commission conjointe des chefs d'état-major, le général Tariq Majid, lors de discussions avec son homologue britannique, Jock Stirrup.
Ces derniers jours, des journaux pakistanais ont signalé que la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l'OTAN, avait abandonné des postes-frontière situés en Afghanistan, face au Sud-Waziristan.
Ces départs, ajoutent-ils, permettent à des taliban afghans de venir en aide aux taliban pakistanais ou à ces derniers de fuir les combats.
Dans un communiqué diffusé mardi soir, le général Majid insistait sur la nécessité d'une «synchronisation des efforts menés de part et d'autre et d'un partage en temps réel des renseignements relatifs aux opérations en cours».
L'offensive
L'armée pakistanaise est passée à l'offensive samedi pour tenter de reprendre le contrôle du Sud-Waziristan, dans les zones tribales du nord-ouest du pays, fief du Tehrik-e-Taliban. L'opération, menée à partir du nord, du sud et du sud-est du territoire, a été lancée alors que le Pakistan venait de vivre deux semaines d'attentats à la bombe commis par les islamistes et qui ont fait plus de 150 morts.
Mardi, deux nouveaux attentats suicide ont visé la capitale, tuant six personnes à l'université islamique d'Islamabad. Les autorités ont décidé de fermer les établissements scolaires et universitaires du pays. Sur les ondes de la BBC, Qari Hussain Mehsud, commandant taliban considéré comme le mentor des kamikazes, a revendiqué la responsabilité de ces nouvelles attaques et déclaré que pour les insurgés, «tout le Pakistan était désormais une zone de guerre».
L'offensive au Sud-Waziristan, territoire montagneux de 6600 km2 où seraient établis quelque 10 000 islamistes armés, est suivie par les États-Unis et les autres puissances engagées en Afghanistan.
Les premiers jours, les quelque 28 000 soldats pakistanais lancés sur le front n'ont rencontré qu'une faible résistance, mais les combats se sont intensifiés à mesure que l'armée pakistanaise se rapprochait des principales bases des insurgés, dans les montagnes.
Hieri, des hélicoptères de combat et l'artillerie sont entrés en action contre les bastions de Makeen et Ladha. Des échanges de tirs nourris ont aussi eu lieu à Kotkai, la ville de Qari Hussain Mehsud, par ailleurs lieu de naissance du chef du Tehrik-e-Taliban, Hakimullah Mehsud. Les forces de sécurité en avaient brièvement pris le contrôle dans la nuit de lundi à mardi, mais les insurgés l'ont reprise depuis.
Jusqu'ici, les médias et le public pakistanais semblent soutenir l'offensive, mais cela pourrait changer si les talibans intensifient leurs raids en milieu urbain. Le journal News, qui consacre sa une aux attentats de l'université, titre hier en gros caractères: «Les sans-dieu tuent au nom de Dieu.»
Cet appel a été relayé par le président de la commission conjointe des chefs d'état-major, le général Tariq Majid, lors de discussions avec son homologue britannique, Jock Stirrup.
Ces derniers jours, des journaux pakistanais ont signalé que la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l'OTAN, avait abandonné des postes-frontière situés en Afghanistan, face au Sud-Waziristan.
Ces départs, ajoutent-ils, permettent à des taliban afghans de venir en aide aux taliban pakistanais ou à ces derniers de fuir les combats.
Dans un communiqué diffusé mardi soir, le général Majid insistait sur la nécessité d'une «synchronisation des efforts menés de part et d'autre et d'un partage en temps réel des renseignements relatifs aux opérations en cours».
L'offensive
L'armée pakistanaise est passée à l'offensive samedi pour tenter de reprendre le contrôle du Sud-Waziristan, dans les zones tribales du nord-ouest du pays, fief du Tehrik-e-Taliban. L'opération, menée à partir du nord, du sud et du sud-est du territoire, a été lancée alors que le Pakistan venait de vivre deux semaines d'attentats à la bombe commis par les islamistes et qui ont fait plus de 150 morts.
Mardi, deux nouveaux attentats suicide ont visé la capitale, tuant six personnes à l'université islamique d'Islamabad. Les autorités ont décidé de fermer les établissements scolaires et universitaires du pays. Sur les ondes de la BBC, Qari Hussain Mehsud, commandant taliban considéré comme le mentor des kamikazes, a revendiqué la responsabilité de ces nouvelles attaques et déclaré que pour les insurgés, «tout le Pakistan était désormais une zone de guerre».
L'offensive au Sud-Waziristan, territoire montagneux de 6600 km2 où seraient établis quelque 10 000 islamistes armés, est suivie par les États-Unis et les autres puissances engagées en Afghanistan.
Les premiers jours, les quelque 28 000 soldats pakistanais lancés sur le front n'ont rencontré qu'une faible résistance, mais les combats se sont intensifiés à mesure que l'armée pakistanaise se rapprochait des principales bases des insurgés, dans les montagnes.
Hieri, des hélicoptères de combat et l'artillerie sont entrés en action contre les bastions de Makeen et Ladha. Des échanges de tirs nourris ont aussi eu lieu à Kotkai, la ville de Qari Hussain Mehsud, par ailleurs lieu de naissance du chef du Tehrik-e-Taliban, Hakimullah Mehsud. Les forces de sécurité en avaient brièvement pris le contrôle dans la nuit de lundi à mardi, mais les insurgés l'ont reprise depuis.
Jusqu'ici, les médias et le public pakistanais semblent soutenir l'offensive, mais cela pourrait changer si les talibans intensifient leurs raids en milieu urbain. Le journal News, qui consacre sa une aux attentats de l'université, titre hier en gros caractères: «Les sans-dieu tuent au nom de Dieu.»
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