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Le Brésil, pays du présent

« Le Brésil, pays d'avenir. » Cette expression est celle du grand écrivain autrichien Stefan Zweig, qui a fini ses jours en banlieue de Rio de Janeiro en 1942 après y avoir écrit son chef-d'oeuvre, Le Joueur d'échecs.
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 19 octobre 2009 08h40
    Un drôle de dernier paragraphe
    Monsieur Brousseau parle du Brésil et termine en disant:

    «On est loin de la véhémence d'un Hugo Chavez, le grand polarisateur vénézuélien, pour qui les adversaires sont des ennemis, et les compromis une trahison. On est loin de l'instabilité institutionnelle de l'Argentine, où la succession au pouvoir est familiale, où l'inflation guette... et où les héros sportifs, comme ce pauvre Diego Maradona, sont décidément fatigués.»

    Il est clair qu'au niveau idéologique, pour monsieur Brousseau, dû à leur mouvance socialiste le Venezuela et l'Argentine sont des "ennemis à abattre" dans l'opinion publique.

    Que serait l'Amérique latine si Hugo Chávez n'avait pas enclenché la lutte contre l'Accord de libre-échange des Amériques. Accord qu'on voulait mettre en place lors du sommet des Amériques de Québec en 2001.

    Sans cet éveilleur de conscience latino-américaine, l'Amérique latine aurait continué de se faire exploiter honteusement. Les taux de pauvreté et d'extrême-pauvreté n'auraient cessé de croître. Chávez, "le grand polarisateur " a contré l'ALCA (acuerdo de lbre cambio de las Americas) par la création de l'ALBA (Alternativa Bolivariana para la América).

    Hugo Chávez fustigeait-il tant ses ennemis avant que l'on tente de l'assassiner lors du Coup d'État (11 avril 2002) orchestré (avec preuve à l'appui) par Washington?
    Chávez fustigeait-il ses ennemis avant la grève terrible qui a mis le pays au bord du chaos en décembre 2002 et janvier 2003?

    Il est malhonnête de ne pas reconnaître que Chávez a des ennemis. Ses adversaires veulent l'abattre comme un chien, comme le déclarait depuis Miami l'ancien président corrompu et laquais de Washington et du néolibéralisme Carlos Andrés Perez:

    « Contre Chávez il faut utiliser la violence ... une dictature devrait être instaurée ensuite. Nous ne pouvons pas nous débarrasser de Chávez et vivre tout de suite en démocratie ... Nous avons besoin d'une période de transition de deux ou trois ans, pour fonder un État dans lequel l'état de droit va prévaloir ... Une junte doit gouverner durant cette transition et créer les bases démocratiques pour le futur. Chávez doit mourir comme un chien, car il le mérite! Je travaille à chasser Chávez du pouvoir. La violence va nous le permettre. C'est le seul chemin que nous avons" »
    Publié dans le grand quotidien Venezuelien "El Nacional", le 25 juillet 2004.

    Pour ce qui est de l'Argentine, Monsieur Brousseau déploie aussi des efforts pour dénigrer la présidente de l'Argentine, Mme Cristina Fernandez de Kirchner.
    Mme Fernandez qui a succédé à son mari en se faisant élire par la population argentine avec 44,8% des voix en 2007.
    Radio Canada mène une lutte contre cette présidente, ils ont baptisé Mme Fernandez et son mari, Nestor Kirchner, «le couple K».

    L'idéologie dans l'information est devenue une plaie.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    lundi 19 octobre 2009 10h56
    Désinformation médiatique
    Contrairement à M. Brousseau, M. Charbonneau ne tombe pas dans l'idéologie suicidaire de l'Occident qui veut que l'argent soit le seul maître. Chavez subit inlassablement les assauts de la désinformation médiatique qui brandit l'épouventail socialiste-communiste-autoritaire!!! Comme si Chavez était un fou dangereux qui menaçait l'équilibre du monde, alors que c'est exactement le contraire!!! Les politiques des Américains et de leurs alliés visent justement à empêcher toute forme d'autodétermination des peuples dans le monde entier depuis la deuxième guerre mondiale, provoquant coups d'états, finançant la corruption et les guerres, sans aucune compassion pour les populations concernées.

    Lula, quant à lui, que M. Brousseau semble prendre en exemple, a privatisé la forêt amazonienne, richesse collective, et étranglé la réforme agraire qui promettait de remettre les terres agricoles aux paysans qui la cultivent. Il a mis en place à la banque centrale du Brésil des anciens banquiers de Wall Street... pour mieux vendre son pays... Il signe aussi une déclaration qualifiée d'« historique » sur l'exploitation du barrage hydroélectrique d'Itaipu au Paraguai, qui maintient la mainmise sur les ressources de son voisin. L'Impérialisme Américain serait-il un bon exemple pour Lula, M.Brousseau? Qu'en pensez-vous?

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