Afrique du Sud - Les manifestations dans les townships se poursuivent
Standerton — La police sud-africaine a fait usage de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc hier pour disperser des milliers d'habitants de townships réclamant une amélioration de leurs conditions de vie.
Des manifestants du township de Standerton, dans la région de Mpumalanga (nord-est), avaient dressé des barricades fermant l'accès à leur bidonville et avaient défilé vers le siège de l'administration municipale en dénonçant la corruption dans l'administration locale.
La tension était également forte, selon la radio SAFM, dans le township de Palm Ridge à l'est de Johannesburg où la police est présente en force au lendemain d'incidents violents. À Siyathithuka, un autre township du Mpumalanga, des manifestants ont incendié un bâtiment municipal, rapporte SAFM.
Les manifestations dans les townships surviennent régulièrement depuis l'élection en avril de Jacob Zuma à la présidence, qui a promis de réduire la pauvreté et les inégalités.
Les habitants des townships réclament des mesures des autorités pour améliorer les services de santé, d'éducation ou la fourniture d'eau et d'électricité. Après dix ans de croissance économique, le gouvernement est confronté à la récession, la première vécue par le pays depuis 1992.
Le porte-parole de Jacob Zuma, Vincent Magwenya, a déclaré que le chef de l'État n'avait pas l'intention de recevoir une délégation des protestataires et a conseillé à ces derniers de transmettre leurs doléances par la ligne téléphonique ouverte à la présidence.
« Il existe des voies disponibles aux communautés pour saisir le gouvernement sur les défis auxquels elles sont confrontées dans le fonctionnement des services publics. Nous encourageons les communautés à utiliser la ligne directe présidentielle », a dit le porte-parole. Lancée le mois dernier, la « hotline » a été saturée d'appels et de nombreuses personnes n'ont pu y accéder.
Avec l'arrivée de Zuma à la présidence, « on s'attendait à ce que les choses s'améliorent pour la classe ouvrière et les couches modestes de la société. Mais cela ne s'est pas produit », souligne Nel Marais, politologue à Executive Research Association.
« L'économie n'est tout simplement pas suffisamment performante pour améliorer les conditions de vie de ces gens. Je pense que, dans ces circonstances, il est relativement facile pour des leaders locaux d'exploiter la situation et de mobiliser les gens », estime-t-il.
Les troubles interviennent en outre moins de huit mois avant le coup d'envoi en Afrique du Sud de la Coupe du monde de football, pour laquelle des centaines de milliers de visiteurs étrangers sont attendus.
Des manifestants du township de Standerton, dans la région de Mpumalanga (nord-est), avaient dressé des barricades fermant l'accès à leur bidonville et avaient défilé vers le siège de l'administration municipale en dénonçant la corruption dans l'administration locale.
La tension était également forte, selon la radio SAFM, dans le township de Palm Ridge à l'est de Johannesburg où la police est présente en force au lendemain d'incidents violents. À Siyathithuka, un autre township du Mpumalanga, des manifestants ont incendié un bâtiment municipal, rapporte SAFM.
Les manifestations dans les townships surviennent régulièrement depuis l'élection en avril de Jacob Zuma à la présidence, qui a promis de réduire la pauvreté et les inégalités.
Les habitants des townships réclament des mesures des autorités pour améliorer les services de santé, d'éducation ou la fourniture d'eau et d'électricité. Après dix ans de croissance économique, le gouvernement est confronté à la récession, la première vécue par le pays depuis 1992.
Le porte-parole de Jacob Zuma, Vincent Magwenya, a déclaré que le chef de l'État n'avait pas l'intention de recevoir une délégation des protestataires et a conseillé à ces derniers de transmettre leurs doléances par la ligne téléphonique ouverte à la présidence.
« Il existe des voies disponibles aux communautés pour saisir le gouvernement sur les défis auxquels elles sont confrontées dans le fonctionnement des services publics. Nous encourageons les communautés à utiliser la ligne directe présidentielle », a dit le porte-parole. Lancée le mois dernier, la « hotline » a été saturée d'appels et de nombreuses personnes n'ont pu y accéder.
Avec l'arrivée de Zuma à la présidence, « on s'attendait à ce que les choses s'améliorent pour la classe ouvrière et les couches modestes de la société. Mais cela ne s'est pas produit », souligne Nel Marais, politologue à Executive Research Association.
« L'économie n'est tout simplement pas suffisamment performante pour améliorer les conditions de vie de ces gens. Je pense que, dans ces circonstances, il est relativement facile pour des leaders locaux d'exploiter la situation et de mobiliser les gens », estime-t-il.
Les troubles interviennent en outre moins de huit mois avant le coup d'envoi en Afrique du Sud de la Coupe du monde de football, pour laquelle des centaines de milliers de visiteurs étrangers sont attendus.
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