La dure bataille d'Obama
Pendant les mois qui ont précédé la réforme de l'assurance automobile, quand le Québec tout entier était contre, je gardais en tête une phrase de Machiavel qui disait à peu près ceci: si vous entreprenez une réforme, sachez que vous aurez contre vous tous ceux à qui le système tel qu'il est profite, aussi bien que tous ceux qui ont peur du changement et qui aimeront mieux garder ce qu'ils ont déjà. Ce n'est pas le mot à mot, mais le sens y est.
J'y repensais en regardant le président américain Barack Obama qui porte sa réforme de ville en ville, espérant que le bon sens finira par vaincre les résistances qui sont nombreuses et souvent parfaitement farfelues. J'ai frémi quand j'ai vu des citoyens américains se présenter à une rencontre avec le président, armés comme s'ils partaient pour la guerre et un commentateur expliquer que la Constitution américaine garantit aux Américains le droit de porter des armes partout, à condition qu'elles soient visibles.
Ces armes, c'est ce qu'il a affirmé, «permettent aux bons citoyens d'empêcher de méchants citoyens de commettre de méchantes actions». La réforme de l'assurance-maladie aux États-Unis n'est pas gagnée, loin de là. La tâche est incroyablement difficile. Si Obama devait échouer, il faudrait un siècle avant qu'un autre président puisse en reparler.
Et les nôtres
Ici aussi, qu'on le veuille ou non, ça va être la rentrée. On aura beau se lamenter que l'été n'a duré que dix jours, l'automne va reprendre tous ses droits avec ce que cela comporte de brassage de dossiers qu'on a pourtant essayé d'oublier pendant quelques semaines. Il y a pas mal de choses qu'il ne sera pas possible de balayer sous le tapis.
La rumeur veut que les libéraux du Canada aient décidé de défaire le gouvernement de Stephen Harper dès la fin septembre. Ils auraient fini par comprendre qu'ils étaient en train de sombrer dans le ridicule en jouant à l'autruche chaque fois qu'une occasion de sortir les conservateurs se présente. Ils auront besoin des autres partis d'opposition pour arriver à leur fin. Reste à savoir si les partis d'opposition auront envie de les aider ou si, pire encore, les Canadiens, proches de l'écoeurement, auront envie de se rendre aux urnes pour la quatrième fois en cinq ans.
Des élections municipales sont également en vue. Le ton a été donné durant l'été par les maires concernés et par ceux qui souhaitent les remplacer. La seule chose sur laquelle les maires de Montréal et de Québec ont été d'accord récemment, c'est l'abandon des pancartes électorales, ces horreurs qui envahissent nos rues et qui nous imposent la face des nombreux candidats et candidates pendant des semaines avant et après l'élection. Les deux maires ont l'air de dire que ça suffit. Ce qui sera une nette amélioration de notre sort de citoyens.
Pire que les élections, il y a le retour appréhendé de la grippe A(H1N1) qui, dit-on, nous attend au détour. Pour l'instant, l'inquiétude vient moins du virus lui-même que du fait que nous avons l'impression qu'il n'y a personne dans la tour de contrôle malgré le fait que le ministre de la Santé en personne se soit déplacé pour une conférence de presse mercredi dernier. Entouré d'autres hauts responsables, le ministre s'est fait discret.
Ils ont affirmé avoir les choses bien en main, mais malgré toutes ces déclarations, j'ai encore l'impression que tout est flou. On nous dit de faire confiance et de vaquer à nos occupations normalement pendant qu'ils veilleront sur nous. Les vaccins ne sont pas prêts, si j'ai bien compris, parce qu'on ne sait pas encore de quelle façon le fameux virus va se développer et évoluer. Où pourra-t-on se faire vacciner, si les vaccins existent?
En Floride, quand c'est le temps de vacciner contre la grippe annuelle, le vaccin se donne dans les épiceries à grande surface, où on installe une table et quelques infirmières à la retraite qui s'acquittent de leur tâche avec le sourire. Voilà une suggestion: se faire vacciner en faisant ses courses. De remettre sa santé et peut-être sa vie entre les mains du ministre de la Santé qu'on a en ce moment, c'est tout un acte de foi.
On aura de quoi nous occuper à l'automne. Il nous faudrait quelqu'un de sûr dans la tour de contrôle. Et ça presse!
J'y repensais en regardant le président américain Barack Obama qui porte sa réforme de ville en ville, espérant que le bon sens finira par vaincre les résistances qui sont nombreuses et souvent parfaitement farfelues. J'ai frémi quand j'ai vu des citoyens américains se présenter à une rencontre avec le président, armés comme s'ils partaient pour la guerre et un commentateur expliquer que la Constitution américaine garantit aux Américains le droit de porter des armes partout, à condition qu'elles soient visibles.
Ces armes, c'est ce qu'il a affirmé, «permettent aux bons citoyens d'empêcher de méchants citoyens de commettre de méchantes actions». La réforme de l'assurance-maladie aux États-Unis n'est pas gagnée, loin de là. La tâche est incroyablement difficile. Si Obama devait échouer, il faudrait un siècle avant qu'un autre président puisse en reparler.
Et les nôtres
Ici aussi, qu'on le veuille ou non, ça va être la rentrée. On aura beau se lamenter que l'été n'a duré que dix jours, l'automne va reprendre tous ses droits avec ce que cela comporte de brassage de dossiers qu'on a pourtant essayé d'oublier pendant quelques semaines. Il y a pas mal de choses qu'il ne sera pas possible de balayer sous le tapis.
La rumeur veut que les libéraux du Canada aient décidé de défaire le gouvernement de Stephen Harper dès la fin septembre. Ils auraient fini par comprendre qu'ils étaient en train de sombrer dans le ridicule en jouant à l'autruche chaque fois qu'une occasion de sortir les conservateurs se présente. Ils auront besoin des autres partis d'opposition pour arriver à leur fin. Reste à savoir si les partis d'opposition auront envie de les aider ou si, pire encore, les Canadiens, proches de l'écoeurement, auront envie de se rendre aux urnes pour la quatrième fois en cinq ans.
Des élections municipales sont également en vue. Le ton a été donné durant l'été par les maires concernés et par ceux qui souhaitent les remplacer. La seule chose sur laquelle les maires de Montréal et de Québec ont été d'accord récemment, c'est l'abandon des pancartes électorales, ces horreurs qui envahissent nos rues et qui nous imposent la face des nombreux candidats et candidates pendant des semaines avant et après l'élection. Les deux maires ont l'air de dire que ça suffit. Ce qui sera une nette amélioration de notre sort de citoyens.
Pire que les élections, il y a le retour appréhendé de la grippe A(H1N1) qui, dit-on, nous attend au détour. Pour l'instant, l'inquiétude vient moins du virus lui-même que du fait que nous avons l'impression qu'il n'y a personne dans la tour de contrôle malgré le fait que le ministre de la Santé en personne se soit déplacé pour une conférence de presse mercredi dernier. Entouré d'autres hauts responsables, le ministre s'est fait discret.
Ils ont affirmé avoir les choses bien en main, mais malgré toutes ces déclarations, j'ai encore l'impression que tout est flou. On nous dit de faire confiance et de vaquer à nos occupations normalement pendant qu'ils veilleront sur nous. Les vaccins ne sont pas prêts, si j'ai bien compris, parce qu'on ne sait pas encore de quelle façon le fameux virus va se développer et évoluer. Où pourra-t-on se faire vacciner, si les vaccins existent?
En Floride, quand c'est le temps de vacciner contre la grippe annuelle, le vaccin se donne dans les épiceries à grande surface, où on installe une table et quelques infirmières à la retraite qui s'acquittent de leur tâche avec le sourire. Voilà une suggestion: se faire vacciner en faisant ses courses. De remettre sa santé et peut-être sa vie entre les mains du ministre de la Santé qu'on a en ce moment, c'est tout un acte de foi.
On aura de quoi nous occuper à l'automne. Il nous faudrait quelqu'un de sûr dans la tour de contrôle. Et ça presse!
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