Afghanistan - Le chef de l'OTAN promet «plus d'efforts militaires et civils»
6 août 2009
Actualités internationales
Kaboul — Le nouveau secrétaire général de l'OTAN, le Danois Anders Fogh Rasmussen, a estimé hier à Kaboul qu'il n'y avait «pas d'alternative» pour le moment à «plus d'efforts militaires et civils» pour l'Afghanistan face à la montée des violences à l'approche d'élections.
Il a néanmoins ajouté que des pourparlers avec certains groupes d'insurgés seraient une option permettant de mettre fin aux violences, lors d'une conférence de presse commune avec le président afghan Hamid Karzaï. Le week-end dernier, il avait évoqué la possibilité de négocier avec des talibans «modérés».
M. Rasmussen, qui a pris ses fonctions lundi à la tête de l'organisation regroupant 28 pays, s'est dit prêt à prendre des «mesures pragmatiques» pour mettre fin au conflit, dont des négociations avec certains rebelles. Néanmoins, «je pense qu'une condition préalable est que le gouvernement puisse conduire ces pourparlers et ces négociations en position de force», a-t-il dit, ajoutant qu'en attendant, «il n'y a pas la moindre alternative à la poursuite et au renforcement de l'effort militaire».
«Nous devons réaliser qu'il n'y a pas que la seule solution militaire à la situation en Afghanistan. Nous avons besoin d'une perspective plus large, nous avons besoin de ce que nous appelons une approche globale, où des efforts militaires intensifiés s'accorderont avec un plus grand engagement de la communauté internationale» dans la reconstruction civile, a précisé le patron de l'OTAN.
En plus de l'augmentation du contingent étranger, passé récemment à plus de 100 000 hommes contre 70 000 il y a encore quelques mois, «nous avons décidé de créer une mission de formation de l'OTAN afin d'augmenter le nombre de soldats afghans», a-t-il dit.
Semblant prendre le contre-pied de ceux qui appellent à un retrait à court ou moyen terme du pays, M. Rasmussen a lancé: «Nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra pour finir notre travail et léguer au gouvernement un Afghanistan prospère et pacifique».
Il a néanmoins ajouté que des pourparlers avec certains groupes d'insurgés seraient une option permettant de mettre fin aux violences, lors d'une conférence de presse commune avec le président afghan Hamid Karzaï. Le week-end dernier, il avait évoqué la possibilité de négocier avec des talibans «modérés».
M. Rasmussen, qui a pris ses fonctions lundi à la tête de l'organisation regroupant 28 pays, s'est dit prêt à prendre des «mesures pragmatiques» pour mettre fin au conflit, dont des négociations avec certains rebelles. Néanmoins, «je pense qu'une condition préalable est que le gouvernement puisse conduire ces pourparlers et ces négociations en position de force», a-t-il dit, ajoutant qu'en attendant, «il n'y a pas la moindre alternative à la poursuite et au renforcement de l'effort militaire».
«Nous devons réaliser qu'il n'y a pas que la seule solution militaire à la situation en Afghanistan. Nous avons besoin d'une perspective plus large, nous avons besoin de ce que nous appelons une approche globale, où des efforts militaires intensifiés s'accorderont avec un plus grand engagement de la communauté internationale» dans la reconstruction civile, a précisé le patron de l'OTAN.
En plus de l'augmentation du contingent étranger, passé récemment à plus de 100 000 hommes contre 70 000 il y a encore quelques mois, «nous avons décidé de créer une mission de formation de l'OTAN afin d'augmenter le nombre de soldats afghans», a-t-il dit.
Semblant prendre le contre-pied de ceux qui appellent à un retrait à court ou moyen terme du pays, M. Rasmussen a lancé: «Nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra pour finir notre travail et léguer au gouvernement un Afghanistan prospère et pacifique».
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