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Début de la médiation sur la crise hondurienne - Micheletti quitte San Jose sans avoir rencontré Zelaya

10 juillet 2009  Actualités internationales
Le président du Costa Rica, Oscar Arias (à droite), a accueilli hier le président de fait du Honduras, Roberto Micheletti.
Photo : Agence Reuters
Le président du Costa Rica, Oscar Arias (à droite), a accueilli hier le président de fait du Honduras, Roberto Micheletti.
San Jose — Le président du Costa Rica, Oscar Arias, a reçu successivement hier le président destitué du Honduras, Manuel Zelaya, et celui qui l'a évincé, Roberto Micheletti, en préambule à une réunion de médiation avec les deux parties.

M. Zelaya, arrivé la veille à San José, s'est entretenu le premier avec le président costaricien. M. Micheletti, lui, a attendu plus de deux heures avant de sortir de l'aéroport, où il était arrivé en milieu de matinée, car il exigeait davantage de moyens pour assurer sa sécurité.

M. Micheletti avait déjà laissé planer l'incertitude toute la nuit sur sa venue après s'être vu interdire le survol du Nicaragua, allié de son adversaire. Il est reparti hier vers Tegucigalpa, sans avoir rencontré Manuel Zelaya, comme le prévoyait initialement la médiation entre les deux parties.

«Le dialogue a été entamé et notre commission de travail reste en place», a déclaré Micheletti après un entretien avec le président costaricien. Il a précisé que cette commission de quatre membres restait à San Jose pour continuer à chercher une solution à la crise hondurienne.

M. Micheletti a ajouté qu'il rentrait «totalement satisfait» au Honduras et a promis que l'élection présidentielle de novembre se déroulerait dans «la transparence et la sécurité».

Les États-Unis, qui ont joué un rôle central dans la mise en place de cette médiation selon Mme Clinton, ont quant à eux commencé à utiliser l'arme de dissuasion économique.

Leur ambassade à Tegucigalpa a confirmé la suspension d'une partie de son aide de plus de 200 millions de dollars à ce pays et menacé de couper le reste «au regard du coup d'État du 28 juin et de l'expulsion du président Manuel Zelaya».

Parmi les sorties de crise envisagées, figurent l'anticipation de l'élection présidentielle prévue fin novembre, un point sur lequel les deux camps ont donné leur accord de principe, et l'amnistie «politique» de M. Zelaya.

«La pierre d'achoppement, c'est que le gouvernement de fait accepte le retour du président constitutionnel», a déclaré Jose Miguel Insulza, secrétaire général de l'OEA.
 
 
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