Le chef des talibans pakistanais est visé - Pakistan : des drones américains tuent 48 combattants islamistes
Photo : Agence Reuters
Les combats ont forcé deux millions de Pakistanais à fuir leur domicile.
Deux salves de missiles américains ont tué hier 48 combattants islamistes, frappant les talibans pakistanais alliés à al-Qaïda dans leurs repaires des zones tribales du nord-ouest du Pakistan,
Les drones américains ont lancé leurs attaques dans la région tribale du Waziristan du Sud, fief du chef des talibans pakistanais Baitullah Mehsud, qui est supposé se cacher dans ce district, frontalier de l'Afghanistan.
L'armée pakistanaise prépare une offensive contre Mehsud, qui selon les militaires est responsable de 90 % des attentats au Pakistan. Le gouvernement l'accuse d'être à l'origine de l'assassinat de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, en 2007.
Dans la soirée, après un premier bilan officiel d'«au moins 25 combattants islamistes» tués par une frappe de missiles, «le nombre de morts est monté à 40 ainsi que cinq véhicules détruits, touchés par un drone américain dans la zone de Janata, au Waziristan du Sud», a déclaré un responsable de la sécurité ayant requis l'anonymat. Les missiles ont touché un convoi de véhicules transportant des talibans pakistanais.
Pas de confirmation
À l'aube, six missiles américains avaient déjà éliminé huit combattants islamistes en frappant une cache des talibans pakistanais, également dans le Waziristan du Sud. Dans ces zones tribales, une cinquantaine de tirs de drones ont tué quelque 500 personnes depuis août 2008, selon un décompte établi par les forces de sécurité locales.
Les États-Unis, dont le Pakistan est un allié dans leur guerre contre le terrorisme, ne confirment pas ces tirs de missiles, mais seules la CIA et l'armée américaine, déployée de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan, possèdent de tels appareils dans la région.
Au terme des actions aériennes du jour, il était impossible de savoir si des dirigeants importants, dont Baïtullah Mehsud, avaient été tués ou blessés. Les États-Unis ont offert une récompense de cinq millions de dollars pour la capture du chef taliban pakistanais, mort ou vif, tandis qu'Islamabad a promis 615 000 dollars.
L'homme, qui a prêté allégeance au réseau d'Oussama ben Laden, est accusé d'être derrière la plupart des attentats suicide qui ensanglantent le Pakistan depuis juillet 2007 (2000 morts).
Peshawar
Dernière attaque en date, une bombe a explosé à Peshawar hier, tuant une personne et en blessant cinq, dont trois policiers. Peshawar a été meurtrie par des attentats ces dernières semaines, apparemment en représailles à l'offensive de l'armée pakistanaise contre les talibans dans le nord-ouest.
Ce nord-ouest est secoué depuis plusieurs années par la rébellion des talibans pakistanais, notamment dans les zones tribales semi-autonomes frontalières de l'Afghanistan: elles sont tout à la fois leurs fiefs, ceux de combattants arabes d'al-Qaïda et une base arrière des talibans afghans.
L'armée, qui bombarde régulièrement les zones tribales, a déclenché fin avril une offensive dans la région voisine de Swat, sous la pression des États-Unis, inquiets de voir les talibans y progresser et se rapprocher de la capitale, Islamabad. Elle se dit dans la «dernière phase» de cette opération et a assuré que le commandant des talibans dans la vallée de Swat, le maulana Fazlullah, avait été «blessé» lundi dans une frappe aérienne.
Les drones américains ont lancé leurs attaques dans la région tribale du Waziristan du Sud, fief du chef des talibans pakistanais Baitullah Mehsud, qui est supposé se cacher dans ce district, frontalier de l'Afghanistan.
L'armée pakistanaise prépare une offensive contre Mehsud, qui selon les militaires est responsable de 90 % des attentats au Pakistan. Le gouvernement l'accuse d'être à l'origine de l'assassinat de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, en 2007.
Dans la soirée, après un premier bilan officiel d'«au moins 25 combattants islamistes» tués par une frappe de missiles, «le nombre de morts est monté à 40 ainsi que cinq véhicules détruits, touchés par un drone américain dans la zone de Janata, au Waziristan du Sud», a déclaré un responsable de la sécurité ayant requis l'anonymat. Les missiles ont touché un convoi de véhicules transportant des talibans pakistanais.
Pas de confirmation
À l'aube, six missiles américains avaient déjà éliminé huit combattants islamistes en frappant une cache des talibans pakistanais, également dans le Waziristan du Sud. Dans ces zones tribales, une cinquantaine de tirs de drones ont tué quelque 500 personnes depuis août 2008, selon un décompte établi par les forces de sécurité locales.
Les États-Unis, dont le Pakistan est un allié dans leur guerre contre le terrorisme, ne confirment pas ces tirs de missiles, mais seules la CIA et l'armée américaine, déployée de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan, possèdent de tels appareils dans la région.
Au terme des actions aériennes du jour, il était impossible de savoir si des dirigeants importants, dont Baïtullah Mehsud, avaient été tués ou blessés. Les États-Unis ont offert une récompense de cinq millions de dollars pour la capture du chef taliban pakistanais, mort ou vif, tandis qu'Islamabad a promis 615 000 dollars.
L'homme, qui a prêté allégeance au réseau d'Oussama ben Laden, est accusé d'être derrière la plupart des attentats suicide qui ensanglantent le Pakistan depuis juillet 2007 (2000 morts).
Peshawar
Dernière attaque en date, une bombe a explosé à Peshawar hier, tuant une personne et en blessant cinq, dont trois policiers. Peshawar a été meurtrie par des attentats ces dernières semaines, apparemment en représailles à l'offensive de l'armée pakistanaise contre les talibans dans le nord-ouest.
Ce nord-ouest est secoué depuis plusieurs années par la rébellion des talibans pakistanais, notamment dans les zones tribales semi-autonomes frontalières de l'Afghanistan: elles sont tout à la fois leurs fiefs, ceux de combattants arabes d'al-Qaïda et une base arrière des talibans afghans.
L'armée, qui bombarde régulièrement les zones tribales, a déclenché fin avril une offensive dans la région voisine de Swat, sous la pression des États-Unis, inquiets de voir les talibans y progresser et se rapprocher de la capitale, Islamabad. Elle se dit dans la «dernière phase» de cette opération et a assuré que le commandant des talibans dans la vallée de Swat, le maulana Fazlullah, avait été «blessé» lundi dans une frappe aérienne.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

