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Crise politique au Honduras - Le chef de l'OEA tente de trouver un compromis

Un partisan du président évincé Manuel Zelaya arborant un foulard hier avec ces mots: «Non au coup d’État.»
Photo : Agence Reuters
Un partisan du président évincé Manuel Zelaya arborant un foulard hier avec ces mots: «Non au coup d’État.»
Tegucigalpa — Le secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza, est arrivé hier au Honduras pour tenter de convaincre le nouveau pouvoir d'accepter un compromis et de rétablir le président déchu Manuel Zelaya dans ses fonctions.

Insulza doit avoir des entretiens avec des hommes politiques, des responsables religieux et de hauts magistrats, mais il ne rencontrera pas Roberto Micheletti, que le Congrès a nommé président par intérim.

L'Organisation des États américains, soutenue par le président Barack Obama et par les dirigeants sud-américains, a donné au nouveau pouvoir jusqu'à samedi pour rétablir Zelaya. Les nouveaux dirigeants ont pour l'instant répondu par une fin de non-recevoir à cette demande et l'OEA, accentuant ses pressions diplomatiques, a menacé d'exclure le Honduras de l'organisation qui regroupe 34 États de la région.

«Je ne peux pas dire que je sois confiant», a déclaré Insulza, qui voyageait dans un avion de l'armée de l'air brésilienne. «Je vais faire tout ce que je peux, mais je pense qu'il sera très dur de changer les choses en deux jours.»

Des milliers de personnes, agitant des drapeaux honduriens bleus et blancs, ont organisé une manifestation anti-Zelaya près du palais présidentiel à Tegucigalpa.

Roberto Micheletti, qui refuse le retour de Zelaya, a appelé Insulza à se montrer «juste, équitable, et à se rendre compte que le peuple souhaite la paix, la démocratie et la tranquillité».

Micheletti s'est dit «en plein accord» avec l'idée d'avancer la date de la prochaine élection présidentielle, prévue pour le 29 novembre prochain.

«Si cela constitue un moyen de résoudre les problèmes actuels, je n'ai aucune objection», a-t-il ajouté.

Il a également déclaré aux journalistes qu'il était possible d'organiser un référendum sur le retour au pays du président déchu, mais qu'une telle consultation ne pouvait avoir lieu dans un avenir proche.
 
 
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