Zelaya retarde son retour au pays - Le Honduras est de plus en plus isolé
L'OEA sert un ultimatum à Tegucigalpa alors que plusieurs pays rompent leurs relations diplomatiques
Photo : Agence Reuters
Des partisans du président Zelaya ont installé hier des barricades près du palais présidentiel.
Tegucigalpa — L'isolement du Honduras augmentait hier, trois jours après la destitution du président Manuel Zelaya, dont l'éventuel retour continue de diviser profondément le pays.
Au lendemain de la condamnation du «coup d'État» par les Nations unies et alors que plusieurs pays rompent leurs liens diplomatiques, l'Organisation des États américains (OEA) a lancé un ultimatum au Honduras, menaçant de l'exclure si
M. Zelaya n'était pas rétabli «dans les 72 heures».
En visite à Washington, le président déchu a aussitôt annoncé qu'il retardait à dimanche son retour au pays, prévu initialement aujourd'hui, lors d'une conférence de presse retransmise sur la chaîne de télévision CNN. «Étant donné les 72 heures réclamées par l'OEA, nous attendrons ce délai», a-t-il déclaré, avant de se rendre au Panama pour assister à la crmonie d'investiture du nouveau chef de l'État panaméen, Ricardo Martinelli.
Les États-Unis ont réaffirmé hier leur appui à M. Zelaya en décidant de suspendre la coopération militaire avec le Honduras. «Nous avons reporté nos activités militaires avec les forces armées du Honduras le temps d'étudier la situation», a indiqué un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. Les États-Unis disposent toujours d'une base dans ce pays utilisée comme plateforme contre la guérilla en Amérique centrale dans les années 80.
Manuel Zelaya a été reçu mardi à Washington par des responsables américains, le secrétaire d'État adjoint américain Tom Shannon et le haut conseiller pour l'Amérique latine du Conseil national de sécurité, Dan Restrepo.
Crédits gelés
La Banque mondiale a confirmé hier le gel des lignes de crédit au Honduras. L'organisme finance 16 projets dans le pays, pour un total de 400 millions de dollars, dont 270 millions restaient à verser. «La Banque mondiale a décidé de faire une pause dans ses versements jusqu'à ce que soit trouvée une solution de la crise actuelle», a indiqué un porte-parole, Sergio Jellinek.
L'Union européenne (UE) a pour sa part demandé hier à ses ambassadeurs au Honduras d'«éviter d'avoir des contacts avec le nouveau gouvernement» lors d'une réunion hier à Bruxelles.
L'Espagne, la France et l'Italie ont déjà annoncé le retrait de leur représentant, à l'instar des pays d'Amérique centrale et des gouvernements de gauche de la région, comme le Venezuela, Cuba, l'Équateur, la Bolivie ou le Nicaragua. La Colombie a fait de même hier.
Manifestations
À Tegucigalpa, les partisans et les adversaires de M. Zelaya sont à nouveau descendus dans la rue hier pour des manifestations rivales. La veille, une grenade a été lancée sans exploser, contre les locaux de la Cour suprême. Hors de la capitale, des partisans de M. Zelaya ont encore tenté de bloquer des routes, comme ils l'avaient déjà fait auparavant, mais en ont été empêchés par les autorités, a constaté l'AFP.
Des affrontements entre ses partisans et l'armée dans la capitale avaient fait lundi 18 blessés chez les militaires,
selon l'armée, et 276 parmi les manifestants, selon leurs
organisations.
Le nouveau chef de l'État désigné, Roberto Micheletti, a répété qu'il n'y avait pas eu de coup d'État et le procureur général, Luis Alberto Rubia, a confirmé que M. Zelaya serait arrêté en cas de retour au Honduras, où il est poursuivi pour 18 crimes, dont haute trahison et corruption.
Le couvre-feu, qui devait être levé mardi, a été prolongé jusqu'à la fin de la semaine. L'impact économique de l'isolement risque de s'aggraver, au-delà des vols commerciaux supprimés en raison du couvre-feu.
Au lendemain de la condamnation du «coup d'État» par les Nations unies et alors que plusieurs pays rompent leurs liens diplomatiques, l'Organisation des États américains (OEA) a lancé un ultimatum au Honduras, menaçant de l'exclure si
M. Zelaya n'était pas rétabli «dans les 72 heures».
En visite à Washington, le président déchu a aussitôt annoncé qu'il retardait à dimanche son retour au pays, prévu initialement aujourd'hui, lors d'une conférence de presse retransmise sur la chaîne de télévision CNN. «Étant donné les 72 heures réclamées par l'OEA, nous attendrons ce délai», a-t-il déclaré, avant de se rendre au Panama pour assister à la crmonie d'investiture du nouveau chef de l'État panaméen, Ricardo Martinelli.
Les États-Unis ont réaffirmé hier leur appui à M. Zelaya en décidant de suspendre la coopération militaire avec le Honduras. «Nous avons reporté nos activités militaires avec les forces armées du Honduras le temps d'étudier la situation», a indiqué un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. Les États-Unis disposent toujours d'une base dans ce pays utilisée comme plateforme contre la guérilla en Amérique centrale dans les années 80.
Manuel Zelaya a été reçu mardi à Washington par des responsables américains, le secrétaire d'État adjoint américain Tom Shannon et le haut conseiller pour l'Amérique latine du Conseil national de sécurité, Dan Restrepo.
Crédits gelés
La Banque mondiale a confirmé hier le gel des lignes de crédit au Honduras. L'organisme finance 16 projets dans le pays, pour un total de 400 millions de dollars, dont 270 millions restaient à verser. «La Banque mondiale a décidé de faire une pause dans ses versements jusqu'à ce que soit trouvée une solution de la crise actuelle», a indiqué un porte-parole, Sergio Jellinek.
L'Union européenne (UE) a pour sa part demandé hier à ses ambassadeurs au Honduras d'«éviter d'avoir des contacts avec le nouveau gouvernement» lors d'une réunion hier à Bruxelles.
L'Espagne, la France et l'Italie ont déjà annoncé le retrait de leur représentant, à l'instar des pays d'Amérique centrale et des gouvernements de gauche de la région, comme le Venezuela, Cuba, l'Équateur, la Bolivie ou le Nicaragua. La Colombie a fait de même hier.
Manifestations
À Tegucigalpa, les partisans et les adversaires de M. Zelaya sont à nouveau descendus dans la rue hier pour des manifestations rivales. La veille, une grenade a été lancée sans exploser, contre les locaux de la Cour suprême. Hors de la capitale, des partisans de M. Zelaya ont encore tenté de bloquer des routes, comme ils l'avaient déjà fait auparavant, mais en ont été empêchés par les autorités, a constaté l'AFP.
Des affrontements entre ses partisans et l'armée dans la capitale avaient fait lundi 18 blessés chez les militaires,
selon l'armée, et 276 parmi les manifestants, selon leurs
organisations.
Le nouveau chef de l'État désigné, Roberto Micheletti, a répété qu'il n'y avait pas eu de coup d'État et le procureur général, Luis Alberto Rubia, a confirmé que M. Zelaya serait arrêté en cas de retour au Honduras, où il est poursuivi pour 18 crimes, dont haute trahison et corruption.
Le couvre-feu, qui devait être levé mardi, a été prolongé jusqu'à la fin de la semaine. L'impact économique de l'isolement risque de s'aggraver, au-delà des vols commerciaux supprimés en raison du couvre-feu.
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