Recomptage partiel en Iran - L'élection d'Ahmadinejad est confirmée
30 juin 2009
Actualités internationales
Téhéran — La police iranienne était déployée en force dans les rues de Téhéran hier soir, alors que le Conseil des gardiens a validé la réélection de Mahmoud Ahmadinejad sur la foi d'un recomptage partiel des urnes rejeté d'avance par les candidats contestataires.
Parallèlement, l'Iran a libéré cinq des neufs employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne et assuré qu'il ne souhaitait pas réduire ses relations diplomatiques avec les Occidentaux.
Téhéran accuse Londres d'avoir orchestré la contestation des résultats du scrutin présidentiel, qui a donné lieu aux manifestations les plus violentes de l'histoire de la République islamique, lesquelles ont fait au moins 20 morts.
En soirée, l'ayatollah Ahmad Janati, chef du Conseil des gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les élections, a confirmé les résultats de la présidentielle du 12 juin, en se fondant sur le recomptage de 10 % des urnes prises «au hasard» dans toutes les provinces du pays.
«La majorité des objections [que nous avons examinées] n'ont pas été considérées comme des fraudes, mais n'ont été que des irrégularités mineures qui se produisent lors de chaque élection. Elles ne sont pas significatives et les objections sont donc infondées», a estimé M. Janati.
Les résultats officiels ont crédité le sortant Ahmadinejad de 63 % des voix, contre 34 % pour son principal rival, Mir Hossein Moussavi, soit une avance de 11 millions de voix.
Le recomptage partiel est censé mettre un terme aux accusations de fraude à grande échelle portées par M. Moussavi et les deux autres candidats, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaï. Mais ces derniers ont refusé de déléguer leurs représentants au recomptage, en mettant en doute l'impartialité du Conseil.
Des témoins ont précisé que des centaines de policiers et de miliciens du Bassidj étaient déployés hier soir sur les principales places de Téhéran pour dissuader les partisans de l'opposition de redescendre dans la rue.
Les forces de sécurité effectuaient des contrôles d'identité des automobilistes et fouillaient parfois le coffre des véhicules.
Parallèlement, l'Iran a libéré cinq des neufs employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne et assuré qu'il ne souhaitait pas réduire ses relations diplomatiques avec les Occidentaux.
Téhéran accuse Londres d'avoir orchestré la contestation des résultats du scrutin présidentiel, qui a donné lieu aux manifestations les plus violentes de l'histoire de la République islamique, lesquelles ont fait au moins 20 morts.
En soirée, l'ayatollah Ahmad Janati, chef du Conseil des gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les élections, a confirmé les résultats de la présidentielle du 12 juin, en se fondant sur le recomptage de 10 % des urnes prises «au hasard» dans toutes les provinces du pays.
«La majorité des objections [que nous avons examinées] n'ont pas été considérées comme des fraudes, mais n'ont été que des irrégularités mineures qui se produisent lors de chaque élection. Elles ne sont pas significatives et les objections sont donc infondées», a estimé M. Janati.
Les résultats officiels ont crédité le sortant Ahmadinejad de 63 % des voix, contre 34 % pour son principal rival, Mir Hossein Moussavi, soit une avance de 11 millions de voix.
Le recomptage partiel est censé mettre un terme aux accusations de fraude à grande échelle portées par M. Moussavi et les deux autres candidats, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaï. Mais ces derniers ont refusé de déléguer leurs représentants au recomptage, en mettant en doute l'impartialité du Conseil.
Des témoins ont précisé que des centaines de policiers et de miliciens du Bassidj étaient déployés hier soir sur les principales places de Téhéran pour dissuader les partisans de l'opposition de redescendre dans la rue.
Les forces de sécurité effectuaient des contrôles d'identité des automobilistes et fouillaient parfois le coffre des véhicules.
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