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Le chef de police de Kandahar est tué - Afghanistan : fusillade entre police et gardes privés

Kaboul — Six à dix policiers afghans, dont le chef de la police provinciale, ont été tués hier à Kandahar dans une fusillade avec un groupe de gardes afghans, sous contrat avec l'armée américaine, venus délivrer un homme de la justice, ont indiqué les autorités afghanes.

L'affrontement a eu lieu devant les bureaux du procureur général de Kandahar, lorsque les gardes de sécurité privés ont fait irruption pour libérer le frère d'un des leurs qui y était détenu, ont expliqué le gouverneur de la province, Toryali Wesa, et le ministère de l'Intérieur.

Le chef de la police de Kandahar, Mutaiullah Khan Qateh, et le chef des enquêtes criminelles, Abdul Khaliq Khan, et plusieurs autres policiers ont été tués dans les échanges de coups de feu, selon les responsables afghans, qui divergeaient en revanche sur le bilan total.

Ahmad Wali Karzaï, chef du conseil provincial et frère du président afghan Hamid Karzai, a indiqué que dix policiers avaient été tués au total. Le gouverneur Wesa faisait lui état de six policiers morts.

Une source médicale a confirmé avoir réceptionné à l'hôpital de Kandahar quatre corps de policiers, mais pas ceux des deux officiers. Le ministère de l'Intérieur fait état de son côté de quatre policiers tués et cinq policiers blessés.

Selon des sources concordantes, les assaillants étaient des gardes de sécurité privés afghans employés par l'armée américaine dans la région

instable de Kandahar, l'un

des bastions de la rébellion des talibans.

L'armée américaine a confirmé qu'ils étaient sous contrat avec les forces américaines. «Cet incident ne fait évidemment pas partie de quelque mission ou opération que nous ayons pu ordonner; c'est un incident purement afghano-afghan», a toutefois souligné son porte-parole, le colonel Greg Julian.

Le gouverneur Wesa a ajouté que «41 personnes de cette société de sécurité» avaient été arrêtées et désarmées après l'incident, et étaient «détenues sur la base aérienne de Kandahar, d'où ils seront transférées à Kaboul».

«Il n'y a eu aucune implication des forces de la coalition ou de l'ISAF dans l'attaque», a souligné l'armée américaine dans un communiqué.
 
 
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