Coup d'État au Honduras - L'unanimité
Quarante-huit heures après le coup d'État commis au Honduras, les auteurs de ce dernier font l'unanimité contre eux. Enfin... Les riches propriétaires terriens, toujours effrayés par le penchant manifesté par le président Manuel Zelaya, aujourd'hui réfugié au Costa-Rica, pour les politiques avancées et défendues par le Vénézuélien Hugo Chávez, trouvent matière à satisfaction dans le coup en question, mais les autres, tous les autres, ont clairement indiqué leur opposition. C'est d'ailleurs cette unanimité qui étonne désormais.
En effet, pour la première fois dans l'histoire de l'Amérique du Sud, un renversement réalisé par des militaires est critiqué par toutes les nations de cet hémisphère, mais également, on oserait dire surtout, par les États-Unis. À l'instar de ses homologues du Mexique à l'Argentine en passant par le Chili ou le Pérou, le président Barack Obama a souligné qu'outre «sa profonde préoccupation» il en appelait au respect des normes démocratiques. On précisera au passage que l'ambassadeur américain au Honduras a précisé que jamais le gouvernement imposé à la pointe des baïonnettes ne serait reconnu.
Cette position s'explique pour une bonne part par le désir de la Maison-Blanche de redorer quelque peu le blason des États-Unis en Amérique du Sud. À Washington, on veut rehausser la réputation du pays passablement écornée au terme des deux mandats de Bush. Au sud du Rio Grande, tout un chacun conserve notamment en mémoire que la CIA et Bush en personne avaient été mis au courant du coup d'État tenté contre Hugo Chávez en 2002 alors que Bush avait affirmé n'avoir été au courant de rien.
Au Honduras, la population n'a pas oublié non plus que le rapprochement économique et politique avec le Venezuela de Chávez qu'a effectué Zelaya en 2007 est la conséquence directe du refus signifié par l'administration Bush d'aider ce pays. Pourtant, il se trouve que, pendant des décennies, le Honduras fut un des plus proches alliés des États-Unis allant jusqu'à permettre à la CIA d'utiliser cette nation comme base arrière des coups tordus visant des pays d'Amérique du Sud.
Toujours est-il que c'est à la suite de ce refus de Bush que Zelaya, jusqu'alors conservateur comme il se doit lorsqu'on est membre d'une riche famille de propriétaires terriens, a multiplié les liens avec Chávez allant jusqu'à intégrer, en 2008, l'ALBA. De quoi s'agit-il? D'une alliance politique autant qu'économique forgée par Castro et Chávez. Et que fait Zelaya aujourd'hui même? Il participe au sommet de l'ALBA ainsi qu'au sommet du bloc centro-américain.
Vu la position adoptée par la Maison-Blanche, l'on peut s'attendre à ce que tous les politiciens qui participent à ces sommets tenus au Nicaragua greffent une série de sanctions aux oppositions qu'ils ont déjà formulées.
En effet, pour la première fois dans l'histoire de l'Amérique du Sud, un renversement réalisé par des militaires est critiqué par toutes les nations de cet hémisphère, mais également, on oserait dire surtout, par les États-Unis. À l'instar de ses homologues du Mexique à l'Argentine en passant par le Chili ou le Pérou, le président Barack Obama a souligné qu'outre «sa profonde préoccupation» il en appelait au respect des normes démocratiques. On précisera au passage que l'ambassadeur américain au Honduras a précisé que jamais le gouvernement imposé à la pointe des baïonnettes ne serait reconnu.
Cette position s'explique pour une bonne part par le désir de la Maison-Blanche de redorer quelque peu le blason des États-Unis en Amérique du Sud. À Washington, on veut rehausser la réputation du pays passablement écornée au terme des deux mandats de Bush. Au sud du Rio Grande, tout un chacun conserve notamment en mémoire que la CIA et Bush en personne avaient été mis au courant du coup d'État tenté contre Hugo Chávez en 2002 alors que Bush avait affirmé n'avoir été au courant de rien.
Au Honduras, la population n'a pas oublié non plus que le rapprochement économique et politique avec le Venezuela de Chávez qu'a effectué Zelaya en 2007 est la conséquence directe du refus signifié par l'administration Bush d'aider ce pays. Pourtant, il se trouve que, pendant des décennies, le Honduras fut un des plus proches alliés des États-Unis allant jusqu'à permettre à la CIA d'utiliser cette nation comme base arrière des coups tordus visant des pays d'Amérique du Sud.
Toujours est-il que c'est à la suite de ce refus de Bush que Zelaya, jusqu'alors conservateur comme il se doit lorsqu'on est membre d'une riche famille de propriétaires terriens, a multiplié les liens avec Chávez allant jusqu'à intégrer, en 2008, l'ALBA. De quoi s'agit-il? D'une alliance politique autant qu'économique forgée par Castro et Chávez. Et que fait Zelaya aujourd'hui même? Il participe au sommet de l'ALBA ainsi qu'au sommet du bloc centro-américain.
Vu la position adoptée par la Maison-Blanche, l'on peut s'attendre à ce que tous les politiciens qui participent à ces sommets tenus au Nicaragua greffent une série de sanctions aux oppositions qu'ils ont déjà formulées.
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