Iran - La pression monte sur l'opposant Mir Moussavi
La tension avec l'Occident persiste
25 juin 2009
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Le parlement iranien à Téhéran était sous bonne garde hier.
Les forces de l'ordre iraniennes semblent être venues à bout de la vague de contestation soulevée par la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, mais plusieurs membres du camp réformateur n'ont pas renoncé à observer un deuil national à compter d'aujourd'hui à la mémoire des manifestants tués la semaine dernière.
Téhéran — Le pouvoir iranien a accentué la pression contre les partisans de l'opposant Mir Hossein Moussavi et a poursuivi hier ses accusations contre l'Occident, affirmant que la CIA était impliquée dans les manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.
Sur le terrain, la forte présence policière a dissuadé quelques centaines d'Iraniens de se rassembler à proximité du parlement à Téhéran, ont affirmé des témoins. Selon eux, ces personnes se sont contentées de déambuler sur les trottoirs sans scander de slogans.
La police a toutefois fini par charger certains de ces passants, qui se sont dispersés dans les ruelles avoisinantes, a précisé ultérieurement un témoin. Cette source a affirmé avoir entendu des détonations, sans pouvoir indiquer l'origine, et ajouté que plusieurs personnes avaient été arrêtées.
Aucune manifestation de masse n'a eu lieu à Téhéran depuis lundi, alors qu'elles étaient quasi quotidiennes depuis l'annonce le 13 juin de la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, dans un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la révolution de 1979.
Hier, le guide suprême Ali Khamenei a réaffirmé que le pouvoir ne céderait pas à la pression de la rue. «Lors des récents incidents concernant l'élection, j'ai insisté [sur la nécessité] d'appliquer la loi et je continuerai d'insister là-dessus. Ni le système ni le peuple ne céderont à la force», a-t-il lancé.
Les autorités ont maintenu la pression sur le camp Moussavi en procédant lundi à l'interpellation de quelque 25 journalistes et membres du personnel du quotidien Kalemeh Sabz, lancé pour soutenir sa campagne, puis interdit de
paraître.
La police a indiqué avoir effectué une descente au «siège de campagne d'un des candidats», selon l'agence Irna. Ce lieu n'est autre que le journal de M. Moussavi, selon M. Beheshti. Selon la police, l'endroit servait à mener «des activités pour organiser les récentes manifestations et émeutes [...] et des actions contre la sécurité nationale».
La presse ultraconservatrice s'en est violemment prise à M. Moussavi. «Vague populaire pour demander à Moussavi des comptes sur le sang versé», écrivait hier en une le quotidien Kayhan.
M. Moussavi, dont les plus proches collaborateurs ont été arrêtés, s'est en outre retrouvé un peu plus isolé, un autre candidat contestant la régularité du scrutin, Mohsen Rezaï, ayant retiré sa plainte auprès du Conseil des gardiens, chargé de valider les élections.
À l'international, le régime, qui fait face à des critiques grandissantes, a de nouveau formulé des accusations à l'encontre de pays occidentaux. «De nombreux émeutiers ont des liens avec les États-Unis, la CIA et les monafeghines [appellation des moudjahidines du peuple, principal groupe de l'opposition en exil] et ont reçu une aide financière de leur part», a soutenu le ministre de l'Intérieur, cité par l'agence Fars.
Mardi, Barack Obama avait durci le ton en évoquant de «sérieuses questions» sur la légitimité de la réélection de M. Ahmadinejad, mais il a réfuté toute ingérence.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a affirmé que Téhéran envisageait de diminuer le niveau de ses relations avec la Grande-Bretagne. Londres s'est néanmoins efforcé de calmer le jeu, assurant qu'il souhaitait une «relation constructive» avec l'Iran.
Téhéran — Le pouvoir iranien a accentué la pression contre les partisans de l'opposant Mir Hossein Moussavi et a poursuivi hier ses accusations contre l'Occident, affirmant que la CIA était impliquée dans les manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.
Sur le terrain, la forte présence policière a dissuadé quelques centaines d'Iraniens de se rassembler à proximité du parlement à Téhéran, ont affirmé des témoins. Selon eux, ces personnes se sont contentées de déambuler sur les trottoirs sans scander de slogans.
La police a toutefois fini par charger certains de ces passants, qui se sont dispersés dans les ruelles avoisinantes, a précisé ultérieurement un témoin. Cette source a affirmé avoir entendu des détonations, sans pouvoir indiquer l'origine, et ajouté que plusieurs personnes avaient été arrêtées.
Aucune manifestation de masse n'a eu lieu à Téhéran depuis lundi, alors qu'elles étaient quasi quotidiennes depuis l'annonce le 13 juin de la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, dans un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la révolution de 1979.
Hier, le guide suprême Ali Khamenei a réaffirmé que le pouvoir ne céderait pas à la pression de la rue. «Lors des récents incidents concernant l'élection, j'ai insisté [sur la nécessité] d'appliquer la loi et je continuerai d'insister là-dessus. Ni le système ni le peuple ne céderont à la force», a-t-il lancé.
Les autorités ont maintenu la pression sur le camp Moussavi en procédant lundi à l'interpellation de quelque 25 journalistes et membres du personnel du quotidien Kalemeh Sabz, lancé pour soutenir sa campagne, puis interdit de
paraître.
La police a indiqué avoir effectué une descente au «siège de campagne d'un des candidats», selon l'agence Irna. Ce lieu n'est autre que le journal de M. Moussavi, selon M. Beheshti. Selon la police, l'endroit servait à mener «des activités pour organiser les récentes manifestations et émeutes [...] et des actions contre la sécurité nationale».
La presse ultraconservatrice s'en est violemment prise à M. Moussavi. «Vague populaire pour demander à Moussavi des comptes sur le sang versé», écrivait hier en une le quotidien Kayhan.
M. Moussavi, dont les plus proches collaborateurs ont été arrêtés, s'est en outre retrouvé un peu plus isolé, un autre candidat contestant la régularité du scrutin, Mohsen Rezaï, ayant retiré sa plainte auprès du Conseil des gardiens, chargé de valider les élections.
À l'international, le régime, qui fait face à des critiques grandissantes, a de nouveau formulé des accusations à l'encontre de pays occidentaux. «De nombreux émeutiers ont des liens avec les États-Unis, la CIA et les monafeghines [appellation des moudjahidines du peuple, principal groupe de l'opposition en exil] et ont reçu une aide financière de leur part», a soutenu le ministre de l'Intérieur, cité par l'agence Fars.
Mardi, Barack Obama avait durci le ton en évoquant de «sérieuses questions» sur la légitimité de la réélection de M. Ahmadinejad, mais il a réfuté toute ingérence.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a affirmé que Téhéran envisageait de diminuer le niveau de ses relations avec la Grande-Bretagne. Londres s'est néanmoins efforcé de calmer le jeu, assurant qu'il souhaitait une «relation constructive» avec l'Iran.
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