Missiles nord-coréens - Les États-Unis sont prêts en cas de tir vers Hawaii
Photo : Agence Reuters
Robert Gates
Washington et Séoul — Les États-Unis s'inquiètent d'un éventuel tir de missile nord-coréen vers Hawaii et ont pris des mesures pour protéger cet État américain situé au milieu de l'océan Pacifique, a indiqué hier le secrétaire à la Défense américain, Robert Gates.
«Nous avons vraiment des inquiétudes qu'ils lancent un missile [...] en direction de Hawaii», a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse.
M. Gates a indiqué qu'il avait approuvé le déploiement sur l'île d'un dispositif de défense antimissile et de radars pour «fournir un soutien» militaire en cas d'attaque nord-coréenne.
«Je voudrais juste dire que je pense que nous sommes en bonne position s'il devient nécessaire de protéger le territoire américain», a-t-il assuré.
M. Gates avait déjà indiqué début juin lors d'une visite à Manille que Pyongyang pourrait préparer un nouveau tir de missile balistique à longue portée, tout en précisant que les intentions nord-coréennes n'étaient «pas claires».
Selon un rapport du ministère japonais de la Défense, cité hier par le journal japonais Yomiuri Shimbun, Pyongyang pourrait tirer un missile de ce type (Taepodong-2) en direction de l'île japonaise d'Okinawa, de Guam ou de l'archipel américain de Hawaii. La Corée du Nord a déjà tiré trois missiles à longue portée, en 1998, en 2006 et cette année.
Si le missile était tiré en direction de Hawaii, le premier étage pourrait s'abîmer en mer du Japon, le missile poursuivant sa route au-dessus du nord du Japon en direction de l'Amérique du Nord.
Des responsables américains et sud-coréens ont également fait état récemment de signes montrant que Pyongyang pourrait se préparer à tirer un nouveau missile de longue portée.
La presse sud-coréenne a affirmé mardi que la Corée du Nord avait terminé les travaux préparatoires d'un nouveau site de lancement situé sur sa côte nord-ouest.
Selon le ministre japonais de la Défense, Yasukazu Hamada, le prochain tir pourrait intervenir entre le 4 et le 8 juillet. Le tir de 2006 était intervenu le 4 juillet, jour de l'Indépendance et fête nationale des États-Unis.
La tension est montée d'un cran ces dernières semaines sur la péninsule coréenne après un deuxième test nucléaire mené fin mai par le régime nord-coréen de Kim Jong-Il, qui a entraîné un durcissement des sanctions internationales contre la Corée du Nord. Pyongyang a réagi avec une extrême virulence, menaçant de ne jamais renoncer à ses ambitions nucléaires et d'utiliser son plutonium à des fins militaires.
Stocks d'armes chimiques
La Corée du Nord dispose de plusieurs milliers de tonnes d'armes chimiques qu'elle serait capable de lancer rapidement sur sa voisine du Sud en cas de conflit militaire, affirme par ailleurs un rapport d'ONG publié hier.
L'influente organisation non-gouvernementale International Crisis Group (ICG) estime que la Corée du Nord possède un stock de 2500 à 5000 tonnes d'armes chimiques, parmi lesquelles du gaz moutarde, du gaz sarin et d'autres substances mortelles. Cette estimation, précise l'ICG, est fondée sur un consensus.
«S'il y avait une escalade du conflit et si des hostilités militaires devaient être déclenchées, il existe un risque que [ces armes] soient utilisées. En termes conventionnels, la Corée du Nord est assez faible et pourrait estimer devoir recourir à ces armes», explique Daniel Pinkston, représentant d'ICG à Séoul.
«Nous avons vraiment des inquiétudes qu'ils lancent un missile [...] en direction de Hawaii», a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse.
M. Gates a indiqué qu'il avait approuvé le déploiement sur l'île d'un dispositif de défense antimissile et de radars pour «fournir un soutien» militaire en cas d'attaque nord-coréenne.
«Je voudrais juste dire que je pense que nous sommes en bonne position s'il devient nécessaire de protéger le territoire américain», a-t-il assuré.
M. Gates avait déjà indiqué début juin lors d'une visite à Manille que Pyongyang pourrait préparer un nouveau tir de missile balistique à longue portée, tout en précisant que les intentions nord-coréennes n'étaient «pas claires».
Selon un rapport du ministère japonais de la Défense, cité hier par le journal japonais Yomiuri Shimbun, Pyongyang pourrait tirer un missile de ce type (Taepodong-2) en direction de l'île japonaise d'Okinawa, de Guam ou de l'archipel américain de Hawaii. La Corée du Nord a déjà tiré trois missiles à longue portée, en 1998, en 2006 et cette année.
Si le missile était tiré en direction de Hawaii, le premier étage pourrait s'abîmer en mer du Japon, le missile poursuivant sa route au-dessus du nord du Japon en direction de l'Amérique du Nord.
Des responsables américains et sud-coréens ont également fait état récemment de signes montrant que Pyongyang pourrait se préparer à tirer un nouveau missile de longue portée.
La presse sud-coréenne a affirmé mardi que la Corée du Nord avait terminé les travaux préparatoires d'un nouveau site de lancement situé sur sa côte nord-ouest.
Selon le ministre japonais de la Défense, Yasukazu Hamada, le prochain tir pourrait intervenir entre le 4 et le 8 juillet. Le tir de 2006 était intervenu le 4 juillet, jour de l'Indépendance et fête nationale des États-Unis.
La tension est montée d'un cran ces dernières semaines sur la péninsule coréenne après un deuxième test nucléaire mené fin mai par le régime nord-coréen de Kim Jong-Il, qui a entraîné un durcissement des sanctions internationales contre la Corée du Nord. Pyongyang a réagi avec une extrême virulence, menaçant de ne jamais renoncer à ses ambitions nucléaires et d'utiliser son plutonium à des fins militaires.
Stocks d'armes chimiques
La Corée du Nord dispose de plusieurs milliers de tonnes d'armes chimiques qu'elle serait capable de lancer rapidement sur sa voisine du Sud en cas de conflit militaire, affirme par ailleurs un rapport d'ONG publié hier.
L'influente organisation non-gouvernementale International Crisis Group (ICG) estime que la Corée du Nord possède un stock de 2500 à 5000 tonnes d'armes chimiques, parmi lesquelles du gaz moutarde, du gaz sarin et d'autres substances mortelles. Cette estimation, précise l'ICG, est fondée sur un consensus.
«S'il y avait une escalade du conflit et si des hostilités militaires devaient être déclenchées, il existe un risque que [ces armes] soient utilisées. En termes conventionnels, la Corée du Nord est assez faible et pourrait estimer devoir recourir à ces armes», explique Daniel Pinkston, représentant d'ICG à Séoul.
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