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    Mobilisation politique en Iran à l'heure du Web 2 - Washington intervient en faveur des utilisateurs de Twitter

    17 juin 2009
    Des manifestations ont aussi eu lieu à Paris.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Des manifestations ont aussi eu lieu à Paris.
    Washington — Washington a demandé au site Twitter de reporter une opération de maintenance du système qui aurait fermé ses applications pour permettre aux opposants iraniens de continuer à l'utiliser, a révélé hier un responsable du département d'État.

    Le ministère américain des Affaires étrangères est entré en contact «au cours du week-end» avec les responsables du site de micro-blogs pour «leur faire remarquer qu'il s'agissait d'un important moyen de communication, pas pour nous, mais en Iran même», a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l'anonymat.

    Le responsable a refusé de préciser qui était intervenu auprès de la direction de Twitter, précisant simplement qu'il ne s'agissait pas de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton.

    Il a souligné que le service de Twitter, un site de socialisation qui permet de communiquer de courts messages par Internet, était l'un des derniers à fonctionner après que le gouvernement iranien a fermé de nombreux sites internet et journaux et limité ou suspendu l'usage des textos par téléphone portable.

    «L'un des moyens qui ont permis aux gens de communiquer a été Twitter, a ajouté le responsable. Ils ont annoncé qu'ils allaient suspendre leur système pour une opération de maintenance et nous leur avons demandé de ne pas le faire».

    Le porte-parole du département d'État, Ian Kelly, a refusé de confirmer ces informations. Il a reconnu au cours d'un point de presse que le département d'État avait été «en contact avec Twitter pendant tout le week-end» mais sans lier ces contacts avec les violences post-électorales en Iran.

    Les manifestants iraniens contestant le résultat du scrutin présidentiel ont eu recours au site Twitter pour appeler à la résistance et diffuser des informations sur les affrontements avec la police et les partisans du président réélu Mahmoud Ahmadinejad.

    Des messages venus d'Iran ont afflué lundi sur la populaire plate-forme de microblogs en dépit des efforts des autorités sur place pour limiter les informations liées aux manifestations.

    Photos

    Des liens vers des photos présentées comme étant celles de manifestants blessés ou tués circulaient également sur le site de socialisation, alors que la mort d'un manifestant et plusieurs blessés par balles lors d'un rassemblement à Téhéran de partisans du candidat malheureux à la présidentielle Mir Hossein Moussavi étaient rapportés.

    Twitter permet à ses utilisateurs d'envoyer des messages de 140 caractères ou moins à toutes les personnes abonnées à leurs flux, sur téléphone portable ou ordinateur.

    Les autorités iraniennes ont interdit à tous les journalistes travaillant pour des médias internationaux de couvrir sur le terrain la situation.

    Cette disposition les oblige à ne travailler que depuis leurs bureaux, à partir d'entretiens téléphoniques ou de sources officielles telles que la télévision d'État. Plusieurs journalistes étrangers ont déjà commencé à quitter le pays après la décision des autorités iraniennes de ne pas renouveler leur visa de travail.

    Au moins dix journalistes iraniens ont par ailleurs été interpellés depuis le scrutin de vendredi.












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