samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Conflit israélo-palestinien - Jimmy Carter dénonce le blocus israélien à Gaza

Jimmy Carter a visité hier les ruines de l’École internationale américaine de Gaza.
Photo : Agence Reuters
Jimmy Carter a visité hier les ruines de l’École internationale américaine de Gaza.
L'ancien président américain Jimmy Carter a visité hier les sites détruits par l'offensive israélienne de l'hiver dernier dans l'enclave palestinienne de Gaza. Il a affirmé que les «citoyens de la Palestine sont traités comme des animaux» et a demandé aux deux parties dans ce conflit de cesser toute forme de violence.

Gaza — L'ancien président américain Jimmy Carter s'est entretenu hier avec le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh à Gaza, où il a dénoncé le blocus israélien estimant que les Palestiniens étaient traités comme des «animaux».

Après ses discussions avec M. Haniyeh, il a appelé à la fin de «toutes les violences» dont sont victimes les Palestiniens et les Israéliens.

M. Carter s'est rendu sur des sites détruits par l'offensive israélienne de décembre et janvier qui a fait plus de 1400 morts palestiniens, visitant une école américaine détruite dans un raid aérien israélien.

«Je suis très affecté. Je dois retenir mes larmes en voyant la destruction infligée à votre peuple», a-t-il déclaré.

«Je suis venu à l'école américaine. Elle éduquait vos enfants, elle était financée par mon pays et je constate qu'elle a été délibérément détruite par des bombes larguées par des F-16 fabriqués dans mon pays. Je me sens en partie responsable pour ce qui s'est passé et tous les Américains et les Israéliens doivent avoir le même sentiment», a-t-il ajouté.

«Ce n'est pas bien de voir cette destruction, mais ce n'est pas bien non plus de voir des roquettes tomber sur Sdérot [en Israël]. Toute cette violence doit cesser», selon lui.

M. Carter s'est ensuite entretenu à Gaza avec des responsables de l'UNRWA, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens.

Il a déploré le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis juin 2007, où la situation humanitaire est décrite comme alarmante par des ONG internationales.

«Tragiquement, la communauté internationale reste trop souvent indifférente aux cris de détresse, et les citoyens de Palestine sont traités comme des animaux», selon lui.

«Mon pays et nos amis en Europe doivent faire tout ce qui est nécessaire pour convaincre Israël et l'Égypte d'autoriser l'entrée des produits de première nécessité à Gaza. En même temps les roquettes [sur Israël] doivent cesser», a-t-il ajouté.

M. Haniyeh a affirmé soutenir la création d'un État palestinien dans les territoires occupés par Israël en 1967, sans évoquer le droit à l'existence de l'État hébreu que son mouvement refuse de reconnaître.

«S'il existe un plan réel visant à résoudre le problème palestinien sur la base de la création d'un État palestinien dans les frontières de 4 juin 1967 et jouissant d'une pleine souveraineté, nous y sommes favorables», a-t-il dit.

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste en Occident, dit lutter pour la création d'un État englobant Gaza, la Cisjordanie occupée et l'actuel territoire israélien. Mais il a affirmé ces derniers mois être prêt à accepter un Etat palestinien seulement dans les territoires occupés en 1967 en échange d'une trêve de longue durée avec Israël, sans reconnaissance de ce dernier.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012