Tiananmen: la Chine sous une chape de silence
5 juin 2009
Actualités internationales
Pékin — La Chine a maintenu jeudi un couvercle hermétique sur le 20e anniversaire de la répression du Printemps de Pékin, dans la nuit du 3 au 4 juin, s'assurant avec un appareil sécuritaire omniprésent et un contrôle sans faille des médias qu'aucune commémoration ne viendrait troubler l'ordre public.
La Chine a aussi rejeté vertement les appels de Washington en faveur d'un réexamen de l'Histoire, réaffirmant qu'elle avait déjà rendu son verdict sur ce qui reste, depuis 20 ans, une «rébellion contre-révolutionnaire».
La chape de silence en Chine contraste avec les multiples manifestations ou cérémonies du souvenir sur tous les continents hier, et jusqu'aux portes de l'empire du Milieu, à Hong Kong, où 150 000 personnes ont participé à une veillée, selon les organisateurs, 62 800 selon la police.
À Washington, neuf des dix principaux dirigeants étudiants du mouvement, qui vivent aujourd'hui en exil, ont donné une conférence de presse, observant une minute de silence à la mémoire des victimes. «Notre objectif indéfectible est de bâtir une Chine démocratique», ont-ils déclaré dans un communiqué commun lu par Wang Dan, l'un des principaux organisateurs du soulèvement, qui vit aux États-Unis.
La chancelière allemande Angela Merkel a évoqué pour sa part «les terribles sacrifices de la place Tiananmen», devant plusieurs dirigeants et personnalités des anciens pays du bloc communiste, réunis à Cracovie pour le 20e anniversaire des premières élections ouvertes en Pologne.
La place Tiananmen, épicentre de sept semaines de manifestations qui s'étaient conclues par un bain de sang faisant de 241 à des milliers de morts selon les sources, était ouverte au
public hier mais dans des conditions symptomatiques de l'extrême tension entourant cet anniversaire.
À la mi-journée, la place la plus grande, et probablement la plus surveillée du monde, était quadrillée par des centaines de policiers en uniforme ou en civil qui assuraient des contrôles rigoureux : détecteurs de métaux, vérifications d'identité, fouilles des sacs et même des poches des visiteurs.
La Chine a aussi rejeté vertement les appels de Washington en faveur d'un réexamen de l'Histoire, réaffirmant qu'elle avait déjà rendu son verdict sur ce qui reste, depuis 20 ans, une «rébellion contre-révolutionnaire».
La chape de silence en Chine contraste avec les multiples manifestations ou cérémonies du souvenir sur tous les continents hier, et jusqu'aux portes de l'empire du Milieu, à Hong Kong, où 150 000 personnes ont participé à une veillée, selon les organisateurs, 62 800 selon la police.
À Washington, neuf des dix principaux dirigeants étudiants du mouvement, qui vivent aujourd'hui en exil, ont donné une conférence de presse, observant une minute de silence à la mémoire des victimes. «Notre objectif indéfectible est de bâtir une Chine démocratique», ont-ils déclaré dans un communiqué commun lu par Wang Dan, l'un des principaux organisateurs du soulèvement, qui vit aux États-Unis.
La chancelière allemande Angela Merkel a évoqué pour sa part «les terribles sacrifices de la place Tiananmen», devant plusieurs dirigeants et personnalités des anciens pays du bloc communiste, réunis à Cracovie pour le 20e anniversaire des premières élections ouvertes en Pologne.
La place Tiananmen, épicentre de sept semaines de manifestations qui s'étaient conclues par un bain de sang faisant de 241 à des milliers de morts selon les sources, était ouverte au
public hier mais dans des conditions symptomatiques de l'extrême tension entourant cet anniversaire.
À la mi-journée, la place la plus grande, et probablement la plus surveillée du monde, était quadrillée par des centaines de policiers en uniforme ou en civil qui assuraient des contrôles rigoureux : détecteurs de métaux, vérifications d'identité, fouilles des sacs et même des poches des visiteurs.
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