samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 16h07
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Cuba ne veut pas réintégrer l'OEA

La Havane — Le gouvernement cubain de Raul Castro a maintenu hier son refus de rejoindre l'Organisation des États américains (OEA) malgré la «grande victoire» qu'il affirme avoir obtenue sur Washington avec la levée, la veille, de 47 ans de suspension à son encontre.

«C'est une grande victoire pour l'Amérique latine, les Caraïbes et aussi pour le peuple de Cuba», a déclaré à la presse Ricardo Alarcon, président du Parlement et figure importante du Bureau politique du Parti communiste, seul parti autorisé sur l'île.

Interrogé sur un éventuel changement de la position cubaine à l'égard de l'OEA, il a répondu: «Ce qui s'est passé ne modifie en rien ce que Cuba pensait hier, avant-hier et aujourd'hui.»

L'île communiste a déjà maintes fois assuré qu'elle n'accepterait pas de réintégrer l'OEA, accusée par Fidel Castro, le père de la révolution de 1959 qui a cédé le pouvoir en 2006 à son frère Raul, d'avoir été «complice de tous les crimes commis par les États-Unis» en Amérique latine.

Les 34 pays membres de l'OEA ont réussi à trouver mercredi un consensus pour lever sans condition la suspension de Cuba qui avait été prise en 1962, en pleine guerre froide entre Moscou et Washington.

«Que l'Amérique latine et les Caraïbes aient réussi à convaincre les autres d'accepter que le monde a changé ne devrait pas susciter une grande émotion, mais malheureusement l'histoire de ce continent a été telle que cela est vraiment une victoire très importante», a estimé M. Alarcon.

L'OEA laisse à Cuba l'initiative d'ouvrir ou non la procédure pour son retour qui devrait se faire dans le respect des «principes» de l'organisation qui défend notamment la démocratie et le pluralisme politique.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait estimé mercredi que le consensus trouvé représentait un «succès» pour la diplomatie américaine qui a promis une «nouvelle ère» dans ses relations avec l'Amérique latine.

L'administration de Barack Obama a envoyé des signes de détente à La Havane en assouplissement ces derniers mois des mesures de l'embargo controversé en vigueur depuis 1962 contre Cuba. Les États-Unis restent le seul pays du continent à ne pas avoir normalisé leurs relations avec Cuba.

Granma, l'organe officiel du Parti communiste, titrait à sa une hier: «Fidel et le peuple cubain ont été acquittés par l'histoire!». Le journal faisait référence à la fameuse formule «l'Histoire m'acquittera!» lancée par Fidel Castro devant le tribunal qui le jugeait pour l'assaut raté de la caserne Moncada en 1953 à Santiago de Cuba.

«Même si les États-Unis ont essayé de l'empêcher, le thème de Cuba a occupé toute l'attention des chefs d'État et de la diplomatie assistant à la réunion de l'OEA, et Washington n'a eu d'autre choix que de finalement respecter la décision adoptée sans condition aucune», s'est réjoui Granma.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012