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Adieu Palestine

Barack Obama et Benjamin Nétanyahou se sont vus, se sont parlé, ont convenu de ne pas insister sur le fossé qui les divise. «Le temps n'est pas encore venu pour ces deux hommes», a commenté un ancien conseiller de Clinton. Et cela n'augure pas bien pour les Palestiniens.

Difficile d'imaginer deux hommes politiques aussi différents. Obama est un intellectuel, un homme posé et réfléchi, un homme de droits et de principes qui considère la puissance militaire comme le dernier recours. «Bibi» est un baroudeur, un manipulateur, un homme qui s'est souvent tiré dans le pied, un guerrier sans scrupules, un petit politicien de bas étage. Pas d'atomes crochus.

Difficile aussi d'imaginer deux pays dont la psyché soit aussi différente et même antagoniste. Aux États-Unis, c'est le grand retour sur soi, une sorte de psychanalyse collective, une remise en question de tous les dogmes et même du rêve américain, qui s'effiloche en même temps que les banques et les constructeurs d'automobiles. La puissance ne garantit pas la sécurité. La négociation et la paix garantissent la stabilité et la sécurité mondiale.

En Israël, c'est la fuite en avant. On va de guerre en guerre. Le Liban, Gaza, et on souhaiterait bien blesser à jamais l'Iran. La puissance militaire dans ce pays demeure le premier recours, la colonisation des territoires palestiniens reste la règle de droit, même si elle est illégale. Les Américains tendent la main aux Européens, tentent aussi de rétablir des relations plus harmonieuses avec le monde musulman. Israël et son gouvernement actuel n'entretiennent que mépris pour ces rêveurs et faiseurs de paix et d'État palestinien que sont les Nations Unies, l'Union européenne et, depuis Obama, les États-Unis. C'est mal parti pour la paix.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Tzipi Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères, qui a déclaré le 2 avril dernier: «Israël n'est plus un partenaire pour la paix.» Elle réagissait aux propos de son successeur, Avigdor Lieberman, qui la veille avait ridiculisé le processus d'Annapolis qui créait un cadre de négociations avec les Palestiniens. Il faut dire un mot de ce politicien sulfureux. Il ne croit pas que les citoyens arabes d'Israël doivent jouir des mêmes droits. Il fait l'objet d'une enquête policière pour escroquerie, fraude, abus de confiance et blanchiment d'argent. Avec lui, dans ce gouvernement de coalition bancal, des extrémistes religieux, des ultranationalistes et le travailliste Éhoud Barak, qui a planifié l'attaque meurtrière contre Gaza. Gouvernement pléthorique, plus de la moitié des membres de la coalition sont ministres, on ne se préoccupe que des petites luttes d'influence. On lutte pour arracher des concessions qui avantagent sa clientèle électorale. Alors, le pays s'enfonce de plus en plus dans une sorte de conservatisme social et religieux, dans un cynisme dangereux pour la démocratie israélienne, qui devient de moins en moins exemplaire.

Tous les colons de la Cisjordanie (de la Palestine) appuient cette coalition médiocre et à courte vue. Alors, on multiplie les colons. On ne sanctionne pas les colonies illégales et on permet l'expansion «naturelle» des colonies existantes. Depuis quelques années, le nombre des colons en Palestine est passé de 200 000 à 500 000. Les réseaux de communication entre les établissements israéliens en Palestine charcutent le territoire, empêchent son développement économique et entravent la libre circulation des Palestiniens dans leur pays.

Le président Obama a réclamé la fin de la colonisation, position classique, unanimement répétée par la communauté internationale depuis des dizaines d'années. Bibi lui a peut-être répondu: «Vous voulez que j'expulse 500 000 citoyens israéliens, que je les ramène de force en Israël. Vous n'êtes pas sérieux, ce serait la guerre civile.» Il ne l'a pas dit ainsi, mais c'est l'hypothèse qu'on évoque en Israël et, comme cette solution n'est pas envisageable, elle annonce que l'idée d'un État palestinien est obsolète. Cette idée relève d'une autre époque, pour le gouvernement actuel. C'est une chimère. Peu importe que la désespérance palestinienne alimente continuellement l'anti-occidentalisme des pays arabes et musulmans, Israël n'en a cure.

Il faut regarder une carte de la Cisjordanie pour constater à quel point le fait accompli par des décennies de mépris des lois internationales et de la population palestinienne a créé une situation quasiment irréversible. Le territoire est une peau de léopard parsemée de quelques villes palestiniennes et de quelques villages. Plantées un peu partout, les colonies légales ou illégales grugent les terres, monopolisent les ressources en eau. Impossible de créer un véritable État, puisque cet État n'aurait pas de territoire et ne contrôlerait pas les déplacements de population. Oublions la Palestine pour longtemps, probablement pour toujours.

Mais les États-Unis? Ne peuvent-ils pas inverser le processus? On a toujours exagéré l'influence du gouvernement américain sur Israël. Après tout, cela fait douze ans au moins que Washington propose deux États indépendants, sans aucun succès. Les Américains pourraient cesser d'aider Israël, se livrer à une sorte de chantage. Cette partie de poker, elle se déroule depuis des décennies et les champions du bluff sont les Israéliens. Ils savent que Washington n'abandonnera jamais Israël et ils en profitent pour créer une situation inextricable qui fera de la Palestine une piètre collection de petites mairies. Certainement pas un pays.
 
 
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  • Lapirog - Abonné
    23 mai 2009 05 h 43
    Votre description de cette terrible situation de déni aux Palestiniens est d'une ...
    hallucinante réalité. Comment négocier avec cette bande d'extrémistes de tout acabit dont ce Liberman, ancien videur de boites de nuit devenu un des plus importants ministres de ce gouvernement qui rêve maintenant de bombarder l'Iran pour boucler la boucle. On qualifie souvent Israel de démocratie, faudrait peut être redéfinir dans les médias du monde ce qu'on entend concrètement par DÉMOCRATIE. Processus électoral ne veut pas nécessairement dire État démocratique.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    23 mai 2009 07 h 35
    Adieu changement
    Obama a-t-il le "pouvoir" de changer les choses?

    Le pouvoir!
    Le pouvoir?

    Qu'est-ce donc que le pouvoir?

    Suffit-il d'être «élu» pour avoir le pouvoir?
    En théorie, le pouvoir "démocratique" s'obtient en se faisant élire.
    Mais il y a tant de sortes de pouvoir!

    En premier, oui, je crois bien que c'est en premier, il y a le pouvoir économique.
    Ceux qui ont l'argent ont le pouvoir. Ils peuvent tout se payer. Médias, justice, politicien, même des meneurs de masse!
    Sans parler des douceurs!
    "Sky is the limit!" Comme ils disent!

    Il y a aussi le pouvoir religieux. Un pouvoir certain et vraiment non négligeable.
    Le pouvoir sur la conscience, sur les âmes, sur les cerveaux, sur l'Être dans son entier. Le pouvoir économique peut facilement s'associer avec le pouvoir religieux.

    Prenons exemple de Ben Laden, il était riche, les Ben Laden sont une famille très riche (et aussi assez près des Bush). Oussama avec sa richesse a pu alimenter le mouvement islamique religieux et a pu se fabriquer une armée de allah pour vaincre l'impureté du monde. Résultat, le 11 septembre 2001.

    Prenons Bush-Cheney-Rumsfeld-Libby-Wolfovitch, ils ont le pouvoir de l'argent et s'associent facilement au mouvement religieux pour entraîner la population vers le «bien», vers "God". "God bless America!" (and fuck the rest).

    Prenons le pape, richesse et religion réunies.
    Un meneur de masse, un aimant à fidèles!
    Le pape peut se permettre de dire n'importe quelle imbécillité, les masses le suivent, plus aveuglées et plus heureuses et surtout, plus convaincues. Le pouvoir de la religion est équivalent au pouvoir économique et offre une complémentarité effarante.

    Prenons Israël, sans la puissance de la religion, sans la puissance de l'économie, Israël ne serait pas ce qu'il est.

    Le pouvoir militaire.
    L'argent le nerf de la guerre.
    La foi le nerf du combattant.

    Le pouvoir militaire est une conséquence de la force économique. La richesse permet d'obtenir la quincaillerie coûteuse et permet de payer ses soldats. On réunit une armée par l'attrait économique (au lieu de crever de faim, pourquoi ne pas vivre nourri, logé même si on tue et que l'on risque sa vie?) et on la motive par le traitement moral. La foi et le lavage de cerveau consistant à dire que notre armée se bat pour le «bien» ou pour la «pureté» tout en diabolisant et en déshumanisant l'ennemi à abattre comble le salaire de l'âme qui pourrait ne pas être conquise que par la cupidité.
    Les armées seraient bien difficiles à bâtir si les bonzes religieux s'y opposaient.
    Imaginer si les églises et les prédicateurs US faisaient campagne contre la guerre ou contre l'armée et le militaire!
    Imaginez si Al-Qaïda, n'avait pas l'appui des Mollahs, des Ayatollahs et des prêcheurs des Mosquées?

    Pouvoir économique
    Pouvoir religieux
    Pouvoir militaire

    Et la démocratie dans tout ça?
    Le pouvoir citoyen, le pouvoir démocratique?

    Bien peu.
    Henri-Paul Desmarais (nom fictif) a bien plus de pouvoir que l'ensemble des électeurs du Québec.
    Les puissants $$$ peuvent se permettre de dire à un "ambitieux" ayant une bonne dose de prétention et qui est prêt à servir de toute son énergie si son étoile brille: "Mon ami, tu ferais un bon président!", et quelque temps plus tard, l'ambitieux prétentieux est élu président.
    Avec de l'argent et des médias complaisants, on endort facilement le citoyen.
    On peut ainsi "aiguiller" le vote et "favoriser" la direction vers laquelle on veut diriger le scrutin.
    On aiguille le vote en aiguillant le sentiment.
    On traite les opposants de primaires, de communistes, de rêveurs ou de penseurs magiques et hop! La population s'endort à poings fermés. Le tour est joué et les quelques puissants ont le monde pour eux tout seuls!


    Obama dans tout ça.
    Obama et Israël.
    Les ÉU et Israël... une légende... plus qu'une légende, une réalité.
    Relevons simplement les votes à l'ONU.
    Israël et les ÉU toujours main dans la main.

    Qui vend des armes dernier cri de mort à Israël?
    Qui donc, même «finance» l'armée israélienne?

    Alors Obama dans tout ça?
    Comment peut-il s'opposer à cette association intime, actuelle et légendaire?
    Tout ce qu'il peut faire, c'est de convenir de ne pas insister sur le fossé qui le divise du premier ministre (sinistre) israélien.
    «Le temps n'est pas encore venu pour ces deux hommes», a commenté un ancien conseiller de Clinton.

    Aux États-Unis c'est une TENTATIVE de grand retour sur soi.
    Il faut voir Cheney partout qui gueule comme un possédé pour empêcher le grand retour sur soi.
    Il ne faut prendre nos désirs pour des réalités.
    Le budget militaire est toujours en croissance,
    on lutte pour conserver Guantánamo,
    on ne parle plus de Cuba,
    on dit au Liban comment voter sinon...
    Bah! On joue au changement en se servant de l'avortement, ça fait toujours ça.
    Avortement légal et cellules souches, on ne risque pas trop.
    Les intérêts US peuvent dormir en paix.
    La CIA, avec USAID, la NED et plusieurs organismes de "défense" (sic) des droits de l'homme (sic) sont toujours très actifs.
    Obama a beau dire: maintenant nous allons écouter, Biden dit comment on doit voter.

    C'est mal parti pour la paix.

    Israël est gouverné par des faucons.
    Les ÉU ont le faucon dans l'âme et dans le portefeuille... Alors Obama!

    La Palestine est UN CAS DÉSESPÉRÉ.
    Obama a beau avoir un soupçon d'apparente bonne volonté, pour qu'un miracle se produise au Proche Orient, IL FAUDRAIT UNE DOSE MASSIVE DE BONNE VOLONTÉ.

    Les trois grands pouvoirs, l'économique, le religieux et le militaire se foutent éperdument des droits humains, de la justice sociale et de la dignité humaine. Le peuple palestinien ne représente aucun intérêt pour les pouvoirs supranationaux.

    «Cela fait douze ans au moins que Washington propose deux États indépendants»
    Voyons, il faut savoir distinguer les mots des actes.
    Jamais Washington n'a travaillé pour obtenir deux États indépendants.

    On peut dire: Adieu Palestine.
    On peut aussi probablement dire: Adieu changement!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    23 mai 2009 08 h 42
    M. De Lafontaine avait raison, la raison du plus fort est encore la meilleure
    Les Palestiniens seraient mieux avisés de déguerpir de Palestine ou de s'écraser devant plus fort, Israël, pendant qu'il est encore temps parce que ces derniers ne se contenteront pas de murs de 20 pieds et de les occuper, ils vont continuer de les faire souffrir pour mieux les sortir pour prendre la place, principalement à Gaza, beau bord de mer, sur la mé-mé-mé-Méditérranée.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    23 mai 2009 08 h 46
    Et la morale de l'histoire pour la Palestine, le Tibet et les Amériques qu'en dites-vous?
    « Oublions la Palestine pour longtemps, probablement pour toujours. » On n'est pas près d'être d'accord avec vous car le temps joue pour les palestiniens et contre les israéliens (qui ne sont pas tous juifs puisque nous savons que les juifs se sont soit convertis à l'Islam dans s années 70 après J-C et que les « juifs » actuels sont moins juifs que les palestiniens). La démographie palestinienne (voir les experts en la matière qui en parlent tous les jours) est pus important que celle de ses voisins. Le temps joue pour une Palestine sans Israël. Il faut dire qu'en 1948, la Palestine en s'en foutait largement non. Même depuis les crises de combat contre la présence de juifs dans les 1920/28. Nous sommes responsables de cette situation non seulement les israeliens.

    Avigdor Lieberman et son gouvernement pensent que l'État d'Israël est un état juif non seulement israélien. Ils laissent ainsi la question des 1 millions et quelques de palestiniens/israeliens en dehors de cet État et il serait presque envisageable de les mettre dehors. Il faut mettre en parallèle la notion si chère à J-F Lisée sur la question des « Nous » ou des « pures laines » ou des « souches » par opposition à immigrant alors que l'Amérique toute entière a son sol sur le principe d'immigration depuis plus de 4 siècles. Si Israël refuse la réalité telle qu'elle se présente, il faut faire le procès incessant de ce genre de conception du monde rétrograde et dangereux : le sionisme, c'est du nationalisme mâtiné de colonialisme. Une presque définition de l'Amérique considérée comme terre promise. D'ailleurs les historiens israéliens disent la même chose à propos de ce sionisme/nationalisme dont la propagande se fait dans les manuels d'histoire malgré les preuves que ce qu'ils disent est faux.

    Vous et l'histoire, ce qui ne plairait pas si on changeait les termes comme el font des milliers d'humaniste. Ce qui fait comprendre la situation actuelle d'Israël comme colonialisme. Où est le mea culpa pour faire réaliser aux palestiniens que nous les comprenons vraiment.

    Votre phrase :

    « Tous les colons de la Cisjordanie (de la Palestine) appuient cette coalition médiocre et à courte vue. Alors, on multiplie les colons. On ne sanctionne pas les colonies illégales et on permet l'expansion «naturelle» des colonies existantes. Depuis quelques années, le nombre des colons en Palestine est passé de 200 000 à 500 000. Les réseaux de communication entre les établissements israéliens en Palestine charcutent le territoire, empêchent son développement économique et entravent la libre circulation des Palestiniens dans leur pays. »

    Dans sa réalité historique :

    Tous les colons des Amériques appuient cette coalition médiocre et à courte vue. Alors, on multiplie les colons. On ne sanctionne pas les colonies illégales et on permet l'expansion «naturelle» des colonies existantes. Depuis quelques années, le nombre des colons dans les Amériques est passé de 200 000 à 500 000. Les réseaux de communication entre les établissements de colons dans les Amériques charcutent le territoire, empêchent son développement économique et entravent la libre circulation des amérindiens dans leur pays.

    N'oublions jamais que nos palestiniens sont les amérindiens d'Amérique et leur situation dans les réserves est bien comparable au territoire en mosaïque de la pauvre Palestine.
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  • Dmarquis - Abonné
    23 mai 2009 09 h 37
    Très bonne synthèse !
    C'est à cause de ce genre d'article d'opinion que Le Devoir se démarque des autres quotidiens ... daniel marquis
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  • Yves Archambault - Abonné
    23 mai 2009 09 h 43
    israël...
    "ils savent que wachington n'abandonnera jamais israël". pourquoi? les usa. sont-ils fous, malhonnêtes ou prisonniers de leur histoire.
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  • gaetanfo - Abonné
    23 mai 2009 10 h 05
    Illégales ?
    Colonies légales et illégales, écrivez-vous.

    Mais ne sont-elles pas TOUTES illégales au regard du droit
    international ?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    23 mai 2009 11 h 53
    La droite irsaëlienne et le fanatisme de certains politiciens arabes
    Si la droite, actuellement au pouvoir en Israël, se préoccupe fort peu des injustices faites aux Palestiniens, le mépris de certains leaders fanatiques arabes (parmi lesquels on retrouve les dirigeants de groupes radicaux palestiniens) est-il mieux, eux qui prônent l'anéantissement de l'État hébreu ? Poser la question, c'est y répondre !
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  • Aziz Djaout - Inscrit
    23 mai 2009 12 h 41
    Lucide !
    Merci pour la lucidité de la description. Conclusion : Israel ne veut pas la paix. Elle veut la colonisation et le déni de droit.

    Que faut-il faire dans ce cas ? Continuer à l'encenser comme unique démocratie de la région ? Mais, etre démocrate nous autorise-t-il a etre également criminel ? Justifie-t-ils les autres démocrates à etre les complices du crime ?

    Alors, encore une fois, que faut-il faire ? Attendre que le Hamas tire un obus ou envoie un commando suicide pour créer au scandal et au fanatisme musulman ? Ne serions-nous pas dans ce cas, par nos silences et nos complicités, les véritables commanditaires de ces attentats ?

    Encore un coup : que faut-il faire ? N'est-il pas grand temps, au minimum, d'appeler au boycotte de cet État raciste et colonisteur qu'est en derniere analyse la "démocratie" israélienne ?

    Merci encore pour votre lucidité !

    Aziz Djaout
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  • arabe - Inscrit
    23 mai 2009 15 h 54
    Tissu de clichés dépourvu du moindre esprit critique et de la moindre velléité de mettre les choses en contexte
    Netanyahu a écrit 4 livres, c-à-d. 2 livres de plus que Obama. Cela fait un peu intellectuel, non ?

    Votre qualificatif de « colon » pour un habitant juif de la Judée est immonde. En effet, les implantations que les activistes pro-palestiniens nomment "colonies juives en Cisjordanie occupée" représentent dans un certain nombre de cas un PUR RETOUR de ces Juifs là où ils vivaient en 1948 (Gush Etzion, Kfar Damon) ou en 1929 (Hébron) (1). Une personne retournant là où elle vivait en 1948 est un « colon » si juive, mais ne l'est pas si palestinienne ! Cette logique à géométrie variable doit cesser.

    Demandez à ce Courtemanche s'il nommerait « colon » un Palestinien retournant dans le village qu'il occupait en 1947. Il vous répondra « non, sauf si c'est un juif qui le fait ». Une telle morale à géométrie variable, un cynisme aussi odieux, frise l'antisémitisme.

    De plus, la région visée ne mérite plus le nom de Cisjordanie depuis belle lurette, tout comme le Canada ne méritait plus de se nommer Nouvelle-France en 1802 : elle se nomme Judée-Samarie. Mais demander à Courtemanche de nommer les choses autrement que de la manière la plus favorable aux Palestiniens, c'est lui demander l'impossible. Le vocable fort orienté de « Cisjordanie » ne se réfère qu'à une période qui, à l'échelle historique, n'est guère plus qu'un clignement d'oeil : les 18 ans de 1949 à 1967.

    J'ose espérer que M. Courtemanche ne nomme pas Aelia Capitolina Jérusalem, pour compléter ses anachronismes et son militantisme anti israélien.

    Le Québec a déjà beaucoup trop d'activistes aux clichés et aux idées convenues comme celles de M. Courtemanche. Il commence à être temps de regarder les choses avec un peu plus d'objectivité et de considération pour les 2 côtés de ce conflit.

    (1) Cette présence juive fut éliminée par voie de massacre en 1929.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    23 mai 2009 16 h 19
    Mickey Mouse chez les jeunes palestiniens
    La propagande haineuse qu'on adresse aux enfants palestiniens n'est rien pour améliorer le climat tendu entre les arabes islamiques et les judéo-chrétien israélites.

    Visionnez ce court reportage paru à TQS :

    http://www.tqs.ca/videos/le-midi-avec-andre-arthur

    Et dites moi que le combat des palestiniens est le même que celui des québécois...
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  • Gaétan Tremblay - Inscrit
    23 mai 2009 16 h 41
    Ce conflit devra bien se terminer un jour
    Toutes mes félicitations M. Courtemanche. Je viens de terminer la lecture du livre Le Proche-Orient éclaté de Goerges Comb et c'a changé toute ma perception de ce conflit. Évidemment, quand on n'est pas très féru de politique internationale et qu'on s'abreuve au seul point de vue véhiculé par la majorité des journaux canadiens et américains, on subit un véritable lavage de cerveau. L'importance d'un journal indépendant comme Le Devoir, non assujetti aux grands groupes de presse, m'apparaît plus que jamais essentielle.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    23 mai 2009 17 h 41
    @M Michael Laughrea
    En 1929 à Hébron les juifs assassinés étaient 67 au total (ça change des milliers de palestiniens depuis 1948 sans compter les années avant) dont les hommes étaient majoritairement d'origine ashkénaze? Que faisaient-ils en Palestine occupée par les anglais et ses « juifs » furent aussi aidés par des dizaines de familles arabes. Pourquoi alors les « juifs » ashkénazes actuels ne retournent-ils pas en Israël ex-terre de Palestine. Ils ont plus la nostalgie de la Pologne que de la Palestine. Même les historiens israéliens remettent en question «l'Histoire» dite officielle de la propagande sioniste. À tel point qu'ils partent pour travailler ailleurs à cause de la pression politique qu'ils subissent (par exemple Ilan Pappé parti s'exiler en Angleterre). C'est aussi le cas pour Idith Zertal, auteur de « La Nation et la mort : la shoah dans le discours d'Israël », qui enseigne en Suisse : « On m'a traitée de tous les noms, dira-t-elle, parce que j'ai dit (après Tom Seguev qui avait ouvert la voie) qu'Israël a abandonné les victimes de la Shoah, alors qu'il s'était servi des rescapés comme d'une arme politique pour construire un État - ce que j'estimais légitime. L'abus qui en a été fait plus tard a mené à la dévaluation de la Shoah, qui est aujourd'hui quotidiennement banalisée par les politiciens.» Vous nous dites de changer de point de vue mais vous ne dites ce que la propagande sioniste dit. Nous savons que cette nouvelle histoire est très ancienne pour certains groupes et c'est grâce à eux, grâce à leurs luttes, que cette histoire invisible devient visible. Vous ne dites rien à M Courtemanche à ce sujet?

    Une histoire, celle de la Nakba, est vue différemment et même elle rejoint le point de vue qui n'est pas nouvelle des palestiniens et des antisionistes. Intéressant non? Vous ne pouvez pas dire que M Courtemanche est antisémite. C'est trop facile ou alors vous aimez que les juifs se déterminent en termes d'identité par ce fait là, odieux, de l'antisémitisme. Trop facile, limité et insultant. Il faut qu'Israël ne joue pas le jeu du meurtre et comprenne que le mal qu'il a subi pendant des millénaires, il ne peut l'infliger à autrui. Sinon, il portera une lourde responsabilité quant à l'avenir du monde et du sien en propre. Je ne suis pas antisémite et ce que je vous dis là, des « juifs » le disent aussi. Ça va trop loin car il en va de l'existence même d'Israël en Palestine. Ce serait vraiment trop bête. Si je mets « juifs » entre guillemet, c'est que la « race » « juive » comme « arienne » me rend malade. Qu'il y ait une religion oui mais une race jamais. D'ailleurs il y a des palestiniens plus juifs que les soi-disant « juifs » et c'est idem pour les « de souche », les « nous » etc. Merci. Ce n'est juste qu'une opinion non une vérité de ma part, sachez-le et rien de personnel contre vous.
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  • arabe - Inscrit
    23 mai 2009 17 h 58
    Un exemple de fausseté répandue par Courtemanche.
    Fausseté répandue par Courtemanche : « depuis quelques années, le nombre de colons en Palestine » (code activiste pour « le nombre d'habitants juifs en Judée-Samarie ») a augmenté de 200 000 à 500 000.

    La réalité : ce nombre a augmenté de 200 000 à 500 000 en 20 ans. Augmentation juive de 300 000 en 20 ans, et non en « quelques années ». Quelle était l'augmentation de la population palestinienne dans la même période de temps ? La population palestinienne passait de 2 800 000 à 4 000 000 (en gros ; chiffres précis à vérifier). Donc, en 20 ans, 1 200 000 Palestiniens de plus et 300 000 Juifs de plus. La « colonisation » est donc 4 fois plus palestinienne que juive. Mais tel un antisémite, Courtemanche ne s'intéresse qu'à l'augmentation juive, au "péril juif", j'imagine !

    http://en.wikipedia.org/wiki/Israeli_settlement

    Finalement, il n'est pas nécessaire d'oublier la Palestine, puisque 2 pays se trouvent déjà en Palestine: Israel et la Jordanie! Personne n'oublie la Scandinavie sous prétexte qu'on n'y trouve aucun pays nommé "Scandinavie"... Rappelons qu'au cours de l'histoire des derniers 2 500 ans, il n'y pas eu d'autres états indépendants en Palestine que Israel, Juda et la Jordanie. En Palestine, au cours de l'histoire, il n'y a jamais eu d'état indépendant nommé "Palestine".
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  • Jean Leveillee - Abonné
    23 mai 2009 18 h 16
    Mettre Israël au pas tout de suite ou attendre une guerre mondiale plus tard?
    Votre article est très bien, mais il ne propose aucune solution.

    On ne peut en rester là les bras croisés en attendant la prochaine guerre mondiale.

    Qui a peur d'Israël?

    Il faudra mettre ce pays illégal au pas, sinon l'ONU et l'occident perdront le peu de crédibilité qu'il leur reste. L'inaction de l'occident est complice d'un génocide qui ne dit pas son nom.

    Il faut être capable d'un regard froid sur la situation.
    Mieux vaut une guerre civile en Israël plutôt qu'une guerre mondiale.

    Israël joue sur la sensibilité de l'occident depuis la fin de la deuxième guerre mondiale pour justifier tous ses écarts devant les lois internationales et les décrets onusiens.

    Il est intéressant de noter que, Simone Weil, juive elle-même, avait prévenu, déjà avant même le début de la deuxième guerre mondiale que si un état juif était crée en Palestine, non seulement celui-ci déstabiliserait le Moyen-Orient, mais éventuellement le monde entier.

    Je ne veux pas être fataliste comme semble l'être votre article, mais je crois que des actions vigoureuses, courageuses et décisives doivent être posées par l'Occident afin de rétablir une certaine justice qui sera nécessaire pour l'équilibre mondial.
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  • jean-yves handfield - Inscrit
    23 mai 2009 20 h 13
    Arrogance coutimière...
    M.LAUGHREA répond bien à l'arrogance qui prévaut, lorsque l'on ose clarifier certains faits concernant Israel & le peuple juif. Essayer de justifier leur bon droit. Mais les palestiniens...leurs droits: BASTA!
    Comme l'a déclarer à quelques reprises l'ex Premier Ministre M MOHAMAD de Malaisie...< Le monde est présentement diriger par Israel & sa diaspora américaine: par le relais du gouvernemnt américain, dont ils influencent l'ensemble des dossiers de la politique étrangère. Leurs divers lobbys & leurs postes aux officines supérieures de Washington leurs permettant de dicter certaines lignes de conduite à suivre de l'exécutif gouvernemental.>
    Conclusion...une grande partie de cette arrogance découle de ce fait. M.COURTEMANCHE dans son texte en arrive à ce même constat. La force brutale contre le bon droit. Pourtant l'histoire enseigne, que toute alliance peut se rompre & qu'il y a un prix à payer pour avoir fait subir l'humiliation à tout un peuple par cette arrogance demesurée & par le fait même, à une grande partie du peuple juif, qui a aussi connue une des plus grandes humiliations de l'humanité.`
    J'ose espérer que M. OBAMA & son gouvernement saura inculquer sérieusement au nouveau gouvernemnt Israélien, une nouvelle diplomatie basser sur le respect mutuel & non sur le dictat des chars d'assaut.Surtout de facon totalement disproportionner au fait reprocher.
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  • PENSONS-Y - Abonné
    24 mai 2009 00 h 39
    Gil Courtemanche..... un antisémite ???
    Laughrea, ne vous en déplaise, l'opinion exprimée par M. Courtemanche semble plutôt représenter la position d'une écrasante majorité de bien-pensants de cette planète face aux entreprises toujours plus délinquantes de l'État hébreux, particulièrement depuis l'installation d'Ariel Sharon et des quelques autres faucons qui ont suivi.

    Vos allégations d'antisémitisme vis-à-vis un journaliste chroniqueur aussi intègre dans ses prises de position contre les abus d'ordre politique et géopolitique de toutes sortes relèvent d'une démagogie propre à donner la nausée. Mais en même temps, elles mettent en relief cette constante perverse dans l'attitude d'une forte majorité d'Israéliens : défendre l'indéfendable à grands coups d'accusation d'antisémitisme, où ils harcèlent et pourfendent tous ceux qui ne se rangent pas derrière leur logique paranoïaque, guerrière et impérialiste. Comme si le seul fait d'être Juif justifiait tous les excès possibles.

    Qu'il est donc facile, Laughrea, de disserter sur l'historique du colon juif et de classer comme propos ''immonde'' la pensée d'un journaliste qui ne fait que rappeler qu'Israël continue de violer le droit international à chaque nouvelle implantation en territoire palestinien. Et cela, alors même qu'une enquête de l'ONU se prépare pour confirmer qu'il y a eu crimes de guerre lors de la dernière attaque dans Gaza. Et pendant que la communauté internationale entière continue de décrier le blocus sadique qu'Israël maintient envers les territoires qu'elle vient d'anéantir.

    Par chance, aucune autre nation au monde ne va se permettre de plaider une quelconque immunité du type de celle invoquée par les Juifs, dans le cas de manquements flagrants au droit international. Ce serait un retour direct au Moyen-Âge...

    Laughrea, dans votre prochaine sortie dans la presse écrite (que je me garderai bien de lire, cette fois) faites-nous svp la liste de toutes les frasques que peut encore se permettre Israël en toute impunité et que personne sur cette Terre n'aura le droit d'analyser et de critiquer, puisqu'il sera immédiatement classé parmi les antisémites.

    Ou encore, faites-nous l'immense bien de ranger votre plume !

    MATHIAS BRANDL
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 mai 2009 08 h 16
    @ M. Laughrea qui penche un peu, toujours du même bord
    Sur Internet, il est écrit : Michael Laughrea, PhD Professeur, Université McGill et chercheur, Hôpital Général Juif, Montréal.

    Donc, ce M. Laughrea, si c'est celui là, a un léger penchant naturel vers Israël. Il va jusqu'à nier la colonisation juive en Israël. Allô !

    Même les très grand amis d'Israël, comme les Américains, leur demandent depuis plusieurs années de cesser leur colonisation que tout le monde, sauf les juifs de mauvaise foi "qui le sont même s'ils pratiquent en masse leur religion, reconnaît, sauf M. Laughréa et les négationnistes aussi primaires que ceux qui nient la shoah.
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  • arabe - Inscrit
    24 mai 2009 11 h 31
    Réponse à messieurs Bousquet et Brandl
    M. Bousquet : je ne nie pas la « colonisation juive » en Israel. Je ne la nie que quand ce mot est utilisé à sens unique, c.à-d. de manière discriminatoire : pour désigner une augmentation de la population juive dans la région, mais jamais pour désigner une augmentation de la population arabe de la même région. Pour moi, non raciste, un homme est un homme et une bouche est une bouche. Je ne fais pas de distinction entre la bouche juive et la bouche arabe, entre l'habitant juif ou l'habitant arabe.


    M. Brandl, je vous rappelle la définition de « démagogie » : « attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroitre sa popularité, pour obtenir ou conserver le pouvoir » (Larousse 2006). Ce sont les positions de M. Courtemanche qui semblent démagogiques, puisque ce sont elles, et non les miennes, qui « flattent les aspirations ou les préjugés du plus grand nombre ». En effet, vous avouez vous-même que « l'opinion exprimée par M. Courtemanche semble plutôt représenter la position d'une écrasante majorité de bien-pensants de cette planète ». Au contraire, mon opinion ne flatte en rien quelque opinion majoritaire que ce soit, et elle ne sert nullement à « accroitre ma popularité ». Songez-y avant de m'accuser de démagogie.

    S'il avait fallu que la planète fasse l'erreur d'écouter continuellement « l'écrasante majorité des bien-pensants » au cours des derniers 8 000 ans, nous vivrions dans un monde extraordinairement moins développé et cultivé que le monde actuel. Le progrès, par exemple les découvertes scientifiques et technologiques, c'est avant tout affaire d'individus tenant des positions minoritaires qui contredisent « l'écrasante majorité des bien-pensants ». Il n'y a aucune synonymie obligatoire entre vérité et « écrasante majorité des bien-pensants ».


    PS : je parie que M. Courtemanche ne nomme plus Leningrad la ville de St-Petersbourg. Pourtant ce changement de nom est apparu plus tard (en 1991) que le nom de Judée-Samarie pour désigner la Cisjordanie du temps de l'occupation jordanienne de 1949 à 1967, occupation pendant laquelle personne ne nommait « colon » un Jordanien venant s'installer en Judée-Samarie !

    Bonne journée à tous.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    24 mai 2009 12 h 55
    De la démocratie israelienne ou comment humilier son prochain...
    ...une incompréhensible histoire légitimant le pire que l'homme a toujours fait à l'homme, l'humiliation.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/0
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  • arabe - Inscrit
    24 mai 2009 17 h 29
    Réponses à M. Handfield et M. Bernard
    M. Handfield, il y a un nom pour décrire la citation que vous nous donnez de l'ex-premier ministre de Malaisie : antisémitisme. Seul un antisémite peut croire, à l'image du faux nommée « Protocoles des Sages de Sion », que « le monde est présentement dirigé par Israel », un petit pays de 7 millions d'habitants (1 millième de l'humanité). Il serait temps que vous preniez conscience que vous appuyez un antisémite. Et si, comme vous le prétendez, « M. Courtemanche, dans son texte, en arrive au même constat », alors c'est que vous prétendez que M. Courtemanche est un antisémite. Personnellement, je ne crois pas que M. Courtemanche en soit arrivé à un constat aussi extrémiste et détaché du réel.

    M. Bernard : Ilan Pappé, dont vous dites qu'il s'est « exilé en Angleterre » est un antisioniste et un communiste. Il se peut fort bien qu'il soit plus heureux hors Israel sans que cela n'enlève rien à Israel. De même une personne vivant en Corée du Nord mais qui est à la fois anti-Coréenne et capitaliste pourrait bien avoir le gout de vivre ailleurs sans qu'on ne manifeste grand étonnement.

    Bonne journée
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  • Brun Bernard - Inscrit
    25 mai 2009 07 h 35
    @Michael Laughrea
    "(...) M. Courtemanche qui semblent démagogiques, puisque ce sont elles, et non les miennes, qui « flattent les aspirations ou les préjugés du plus grand nombre »." De ce point de vue, je vous suis (du verbe suivre) très volontiers. C'est « la pensée » confortable de nos « modernes ». C'est ainsi que la presse se fait démagogiquement des lecteurs afin de se croire et de nous faire croire quelle est indépendante. La bonne pensée bourgeoise est dangereuse dans ce sens, celle de la bonne conscience. C'est bien vu.

    Concernant votre propos tenu à Ms Bousquet et Brandl, vous avez tord de parler de colonisation de la part des palestiniens car ils n'ont pas les moyens militaires pour ce faire. Aussi, ils ne connurent pas d'exode hypothétique car personne ne l'a prouvé jusqu'à ce jour depuis les années 70 après J-C (un autre juif). Par contre hier ou avant hier, ce Liebermann a dit qu'il ne reviendra pas aux frontières d'avant 1967.

    Concernant notre historien communiste et gauchiste, je ne peux être d'accord avec vous car il n'est pas le seul à être antisioniste en tant qu'Israélien. Beaucoup eurent des problèmes lorsqu'il fallut parler contre le sionisme. Problème politique comme pour Arendt. Voir aussi la mauvaise foi de Scholem à ce propos. Voir aussi ls travaux de Finkelstein et Silberman sur l'archéologie. Le sionisme st un poison et un rejeton du nationalisme du 19ième siècle.

    Israël a du mal à être une démocratie, ou un phantasme de démocratie, car elle n'a pas de constitution comme toute bonne démocratie car elle est une théocratie non avouée. La preuve en est que le nouveau gouvernement demande aux palestiniens de reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël. C'est inacceptable non seulement pour les palestiniens mais aussi pour la communauté internationale. Voir à ce propos Leo Baeck et Shmuel Trigano. Ce serait en d'autres termes justifier le nazisme d'Hitler 60 ans après la Shoa. Ce n'est pas la loi du sol et du sang qui compte. Merci.
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  • henri gabrysz - Inscrit
    25 mai 2009 19 h 54
    juifs et arabes et le talion
    si vous le permettez, au M.O. il y a depuis toujours une loi qui échappe à la compréhension de ces superbes cerveaux style formés Harvard Princeton Sorbonne, ex Obama... pourtant cette loi du TIT FOR TAT DENT POUR DENT est à la base disons pourquoi Bibi veut qu'Israel soit un état juif, tout bonnement parce que tous ses voisins sont des Républiques Islamiques 100 pour cent pur jus (je m'interroge ici et m'interromps pour questionner ceux qui trouvent inacceptables INTERNATIONALLEMENT qu'Israël se déclare état Hébreu et qui ACCEPTENT d'emblée comme chose pleinement naturelle les états islamiques avec une religion et même pas de fromage) bon fin de la parenthèse...

    là bas, au M.O. il y a la guerre... déclarée ouvertement depuis toujours par les Arabes (tendance islamo bien entendu et ne pas l'oublier)... les sentiments tendances chrétiens, tendre la joue etc... les Juifs l'ont essayés en cédant Gaza, erreur grave de jouer au chrétien avec les arabes... un état palestinien dans ce cas devient pure chimère car n'aura et ne poursuivra qu'une seule volonté celle de détruire son voisin (devenant du même coup une caserne et un entrepôt géant d'armes et de munitions)

    l'antisémitisme moderne se définit principalement par défaut, à défaut en somme de se déclarer ouvertement... ainsi être propalestinien définit par défaut sa haine des juifs... il semble que les juifs à force de persécutions (fatigués de se faire botter les fesses) se réclament sans vergone juifs et défient quiconque de leur botter le cul... et oui l'antisémite moderne ce qui le met le plus en transe haineuse, c'est de voir un juif à bord d'un tank, au volant d'un F18, ou encore au contrôle d'un missile porteur d'ogive nucléaire.

    merci de votre attention à ce grin de sel
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  • Charles Bohbot - Inscrit
    29 mai 2009 13 h 43
    Gil Courtemanche est univoque
    Je répond tardivement à cet article pour exprimer mon mécontentement devant le manque de subtilité de Gil Courtemanche. Évidemment que Netanyahu n'est pas un partenaire pour la paix. Le problème cependant est que lorsque vient le temps de juger le comportement d'Israel les analyses pour ce qui est des causes d'un tel comportement demeurent très superficielles. Plus des deux tiers des Israéliens acceptent la création d'un État palestinien dans ce qui devrait ressembler sensiblement aux frontières de 1967. Même pour ce qui est du partage de Jerusalem, plus de 50% d'entre eux sont prêts à envisager cette idée. Un problème qui persiste depuis le début du processus de paix demeure, il s'agit du terrorisme. Loin de se nourrir uniquement du désarroi des Palestiniens, il s'est plutôt développé au tout début du processus de paix. C'est ce qui a permis à Netanyahu d'être élu en 96, à Sharon en 2001 et Netanyahu pour une 2e fois cette année. Je veux bien prendre en compte le fait que l guche israélienne a aussi commis des imbécilités (poursuite de la colonisation, répression...) mais il ne faut pas oublier que la colonisation que la gauche israélienne a encouragé ne concernait que le développement des grands blocs de colonies (qui représentent moins de 10% de la Cisjordanie et oà se concentrent près de 80% des colons qui ont soit dit en passant une très mauvaise réputation à l'intérieur même d'Israel). De toute façon, la gauche israélienne mais aussi Kadima ont accepté l'idée d'un échange de territoires justement pour compenser les annexions israéliennes dans les territoires. C'est ainsi que Barak a proposé 92% de la Cisjordanie aux Palestiniens en 2000, 97% en 2001 et qu'Olmert a proposé 98,5% de la Cisjordanie aux Palestiniens l'an dernier. Le reste devant être compensé par une route reliant la Cisjordanie à Gaza. Évidemment,ce qu'on appel le camp de la paix en Israel aurait dû proposer de tout rendre aux Palestiniens dès le sommet de Camp David en 2000, mais la caricaturer n'est pas la solution. Il existe en Israel une alternative à Netanyahu. Malheureusement, tant que le Hamas menacera Israel, la gauche ne pourra l'emporter. Pourtant l'idée du Grand Israel est morte à l'intérieur même d'Israel. Bien qu'ils l'aient porté au pouvoir, les Israéliens n'adhèrent pas à sa vision idéologique du conflit. Lorsque le Hamas a été porté au pouvoir, on a pu assister à une analyse appronfondie de la situation au sein même de la société palestinienne. On ne l'a pas simplement caricaturée. Pourquoi ne faire de même avec Israel?
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