Il y a des guerres nécessaires, dit Wiesel
Photo : Jacques Nadeau
Elie Wiesel: «Je ne suis pas un pacifiste: un pacifiste; c’est quelqu’un qui n’appuierait aucune guerre.»
De passage à Montréal, le lauréat du prix Nobel de la paix en 1986, l'écrivain Elie Wiesel, a réitéré hier son appui à l'intervention militaire américano-britannique en Irak.
«Je ne suis pas pour la guerre [...], c'est un blasphème. Mais je suis en faveur de l'intervention. [...] Je ne suis pas un pacifiste: un pacifiste, c'est quelqu'un qui n'appuierait aucune guerre. Je crois qu'il y a des guerres justes, nécessaires», a-t-il déclaré à la presse, en marge de la Conférence nationale du jeune leadership des Fédérations de l'Appel unifié d'Israël.
Convaincu que Saddam Hussein dispose d'armes de destruction massive, le survivant des camps de concentration nazi estime que l'intervention militaire était le seul moyen de le forcer à désarmer. «Saddam Hussein a prouvé par le passé que lorsqu'il a des armes, il s'en sert», a affirmé le prix Nobel en faisant référence à la guerre entre l'Iran et l'Irak, à l'invasion du Koweït et à l'utilisation par les troupes de Hussein de gaz moutarde au Kurdistan.
M. Wiesel considère Saddam Hussein comme un meurtrier qui aurait déjà dû être traduit devant le Tribunal international pour crime contre l'humanité. «Milosevic a été traduit en cour pour moins que cela.»
À l'instar de nombreux Américains, le Juif roumain, qui vit maintenant aux États-Unis, a le coeur lourd face aux pays européens qui se sont opposés à la stratégie américaine: «Si certains pays européens avaient exercé autant de pression sur Saddam Hussein que sur Bush, il n'y aurait pas eu de guerre.» De la même façon, il estime que les manifestants pacifistes font fausse route en dépeignant le président Bush comme l'ennemi, négligeant de s'en prendre à Saddam Hussein dans leurs slogans.
L'intellectuel déplore la tournure qu'ont pris les relations franco-américaines au cours des dernières semaines: «Il est normal qu'il y ait des désaccords. Mais le ton entre la France et l'Amérique est devenu venimeux. Il y a des choses qu'on dit en coulisse et non devant les micros.»
En 1999, le Prix Nobel avait agit à titre d'émissaire du président américain Bill Clinton au Kosovo. Devant la haine observée chez les victimes de guerre, dans les camps de réfugiés, il avait suggéré la tenue d'une grande conférence internationale où seraient représentés les trois principales religions monothéistes. La montée du sentiment antiaméricain dans le monde musulman pourrait remettre cette idée à l'ordre du jour, croit-il.
«Je ne suis pas pour la guerre [...], c'est un blasphème. Mais je suis en faveur de l'intervention. [...] Je ne suis pas un pacifiste: un pacifiste, c'est quelqu'un qui n'appuierait aucune guerre. Je crois qu'il y a des guerres justes, nécessaires», a-t-il déclaré à la presse, en marge de la Conférence nationale du jeune leadership des Fédérations de l'Appel unifié d'Israël.
Convaincu que Saddam Hussein dispose d'armes de destruction massive, le survivant des camps de concentration nazi estime que l'intervention militaire était le seul moyen de le forcer à désarmer. «Saddam Hussein a prouvé par le passé que lorsqu'il a des armes, il s'en sert», a affirmé le prix Nobel en faisant référence à la guerre entre l'Iran et l'Irak, à l'invasion du Koweït et à l'utilisation par les troupes de Hussein de gaz moutarde au Kurdistan.
M. Wiesel considère Saddam Hussein comme un meurtrier qui aurait déjà dû être traduit devant le Tribunal international pour crime contre l'humanité. «Milosevic a été traduit en cour pour moins que cela.»
À l'instar de nombreux Américains, le Juif roumain, qui vit maintenant aux États-Unis, a le coeur lourd face aux pays européens qui se sont opposés à la stratégie américaine: «Si certains pays européens avaient exercé autant de pression sur Saddam Hussein que sur Bush, il n'y aurait pas eu de guerre.» De la même façon, il estime que les manifestants pacifistes font fausse route en dépeignant le président Bush comme l'ennemi, négligeant de s'en prendre à Saddam Hussein dans leurs slogans.
L'intellectuel déplore la tournure qu'ont pris les relations franco-américaines au cours des dernières semaines: «Il est normal qu'il y ait des désaccords. Mais le ton entre la France et l'Amérique est devenu venimeux. Il y a des choses qu'on dit en coulisse et non devant les micros.»
En 1999, le Prix Nobel avait agit à titre d'émissaire du président américain Bill Clinton au Kosovo. Devant la haine observée chez les victimes de guerre, dans les camps de réfugiés, il avait suggéré la tenue d'une grande conférence internationale où seraient représentés les trois principales religions monothéistes. La montée du sentiment antiaméricain dans le monde musulman pourrait remettre cette idée à l'ordre du jour, croit-il.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

