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Cré-moi, cré-moi pas...

Quand les députés du Parlement européen ont massivement voté pour l'interdiction du commerce des produits du phoque cette semaine, j'avais l'esprit ailleurs. Alors qu'ils étaient barricadés à Strasbourg dans leur grand hémicycle de verre et d'acier, j'ai imaginé le visage d'Alexis Tremblay. Il s'agit du héros de Pour la suite du monde, de Pierre Perrault et Michel Brault, qui est probablement le plus grand film québécois. Je me suis souvenu de la première image, dans laquelle un homme scrute l'horizon sur lequel se détache un clocher, comme s'il craignait de voir son univers s'évanouir.

J'ose imaginer que si les technocrates de Bruxelles avaient entendu la voix d'Alexis, ils auraient peut-être eu un petit pincement au coeur avant de condamner une pêche qui fait partie de la culture d'un peuple. Aujourd'hui, le film de Brault et Perrault, qui décrit une pêche aux marsouins à l'île aux Coudres, serait probablement dénoncé par les grands prêtres de la rectitude politique. Le cinéaste et le poète seraient à l'index, car ils ne braquent pas leur caméra sur ces pauvres cétacés qui s'échouent sur les côtes, mais bien sur les hommes et les femmes de l'île dont ils nous révèlent la richesse, la poésie et l'humanité profonde.

Que pèse aujourd'hui un Alexis Tremblay, un pêcheur de Cap-aux-Meules ou un Inuit du Labrador à côté d'un phoque sur la banquise? Ce qu'il y a de plus outrageant dans la décision des bureaucrates européens, ce n'est pas tant ses répercussions économiques que le mépris des hommes et de leur culture. Il fallait entendre Christophe Marie, qui représente la fondation Brigitte Bardot, expliquer savamment que l'industrie du phoque ne rapporte que 6 millions de dollars. Des pinottes pour un Parisien des beaux quartiers! Il n'en tenait donc qu'aux gouvernements de remplacer cette pêche par des subventions. Comment un jeune homme aussi bien élevé aurait-il pu imaginer un seul instant qu'une population fière puisse préférer gagner sa vie à la sueur de son front en pratiquant une chasse dangereuse plutôt que de vivre de l'aide sociale?

Le vote qui s'est déroulé cette semaine est le résultat d'une curieuse alliance entre les technocrates désincarnés de Bruxelles et des organisations écologistes mondialisées parmi les plus radicales. Il illustre la force d'une idéologie qui déifie démesurément la nature au mépris des cultures. Certes, il existe une écologie humaniste. Mais, pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), la Human Society International et Greenpeace, il n'y a plus de place pour l'homme dans la nature. Il est tout simplement de trop!

Il serait injuste de ne pas reconnaître que les parlementaires ont eu un tout petit remords avant de passer au vote. C'est pourquoi ils ont accepté une petite exception à l'embargo concernant les chasses «traditionnelles» pratiquées par les communautés inuites et indigènes. On se demande néanmoins pourquoi la chasse aux phoques qui se pratique aux Îles de la Madeleine depuis 400 ans serait moins traditionnelle? Les traditions d'un pêcheur des Îles ne méritent-elles pas le même respect que celles d'un Innu de la Côte-Nord?

Difficile de trouver meilleur exemple de cette détestation de l'homme blanc que pratique une certaine gauche. Il y a longtemps que le débat ne concerne plus les méthodes d'abattage des phoques ou les moyens de préserver l'espèce. Derrière la résolution adoptée à Strasbourg se profile une nouvelle religion écologique qui place la survie des cultures humaines, en particulier occidentales, loin derrière celle des animaux et des plantes. C'est ce même fanatisme qui pourrait bientôt venir à bout des corridas de Madrid ou du foie gras du Périgord.

Les députés européens ont autorisé une seconde exception pour certaines chasses destinées à protéger les stocks de poisson. Comble du ridicule, la vente du fruit de ces chasses, pourtant permises, ne devra pas «laisser penser» qu'elles sont faites «à des fins commerciales». Difficile de pousser le mea culpa plus loin!

La cause des chasseurs de phoques ne semble pourtant pas passionner beaucoup plus les technocrates d'Ottawa, qui se sont réveillés longtemps après que la cause a été entendue à Bruxelles. Mercredi, les pêcheurs ont pu constater que les réactions manquaient pour le moins de conviction. Le premier ministre avait plutôt les yeux tournés vers Prague, où démarraient les négociations d'un traité de libre-échange avec l'Union européenne qui pourrait rapporter 30 milliards de dollars.

Le virus animaliste ne touche pas que l'Europe. Selon les sondages, entre 44 et 71 % des Canadiens désapprouvent aussi la chasse au phoque. Cette réalité n'a probablement pas échappé au gouvernement de Stephen Harper. Comme elle n'a pas échappé au député Amir Khadir, symbole même de cette nouvelle gauche mondialisée et cosmopolite, qui a refusé de voter la résolution de l'Assemblée nationale du Québec contre la décision du Parlement européen. Le député prétend qu'il refuse d'en appeler à l'OMC. Mais, on peut se demander s'il ne cherche pas surtout à ne pas déplaire à une frange du mouvement écologiste que convoite justement Québec solidaire.

Heureusement qu'Alexis Tremblay n'est plus là pour entendre ça.

***

crioux@ledevoir.com
 
 
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  • Renaud Guénette - Inscrit
    8 mai 2009 02 h 06
    Le cri du Phoque
    Je connais tant de gens des Îles. Je penses que la décision de l'UE est basé sur un mensonge. Je suis déçu aussi qu'un médecin, qui a travaillé avec Christian Barnard sur la première transplantation cardiaque, n'est pas été entendu. Interdire tous les produits du phoque est totalement irrationnel. On pourrait sauver des vies. Pas seulement des emplois mais bien des vies. À quand la Société Protectrice des Humains.
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  • Pierre Mercier - Abonné
    8 mai 2009 02 h 28
    Lorsque le mouvement écologiste devient une nouvelle religion
    Bonjour Monsieur Rioux,

    Bravo et un gros merci pour votre chronique! Bien qu'étant moi-même écologiste, je trouve parfois que les gens qui s'impliquent dans ce mouvement, avec toutes les mouvances qu'il comporte, ont souvent tendance à déraper vers une certaine «idéalisation» de la nature.

    Très souvent, cette perte de contact avec la réalité humaine (et des lois qui régissent les écosystèmes!) provoque une radicalisation idéologique qui peut s'avérer pire que les maux dénoncés par les écologistes. Et justement, l'un des meilleurs exemples que l'on pourrait citer est cette espèce d'hystérie collective, en grande partie européenne, à l'égard de la chasse aux phoques.

    Méconnaissance des lois fondamentales qui gouvernent les écosystèmes, ignorance et mépris des modes de vie des peuples, sensiblerie, manipulation médiatique, tous ces éléments forment un cocktail néfaste dont nous risquons de payer le coût, à plus ou moins long terme. Qu'on le veuille ou non, l'Homme fait partie intégrante de la Nature.

    D'une conception prédominante de l'humain, héritée de notre culture judéo-chrétienne, nous sommes passés à l'autre extrême, où l'idée même d'exister nous fait honte. Dans ce contexte, je crois qu'il serait pertinent de préciser que notre vision de la nature, nonobstant l'apport considérable des découvertes scientifiques en ce domaine complexe, est elle-même le produit de notre culture. De plus, il ne faudrait pas oublier que si tous ces bien-pensants d'une nature idéale (et tellement mignonne!) peuvent discourir calmement dans leur salon ou leur beau bureau bien aseptisé sur les tourments infligés à Dame Nature par cette «aberration» qu'est l'Homme, c'est grâce à toutes ces générations d'hommes et de femmes qui les ont précédés qu'ils peuvent se permettre ce loisir. Si l'espérance de vie humaine des Occidentaux tourne autour de 80 ans de nos jours, ce n'est pas la Nature qu'il faut remercier, mais la société humaine.

    En terminant, à tous les thuriféraires d'une nature parfaite dans laquelle l'Homme n'aurait pas sa place, je recommanderais de voir (ou de revoir) l'excellent film du réalisateur britannique John Boorman, Deliverance, réalisé en 1973. Même s'il date déjà de 36 ans, ce film très dur, disponible en DVD, nous montre bien tout le côté «obscur», et la désillusion qui s'ensuit de la part des protagonistes, vis-à-vis d'une nature pas si gentille que ça.
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  • Jean Racine - Abonné
    8 mai 2009 05 h 49
    Comme le drapeau canadien.
    Et si on abattait quelques milliers de têtes de bétail sur cette banquise? Comme le rouge et le blanc font un contraste touchant cela pourrait également fin au massacre même des poulets.
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  • Lapirog - Abonné
    8 mai 2009 05 h 49
    Tout est dans la manière de tuer un animal.
    On ne peut pas dire que tuer un animal en le frappant avec un gourdin pour ensuite l'écorcher vif ou presque est une façon correcte et humaine de mettre fin à ses jours.
    Je suis aussi étonné de constater la belle unanimité de ce côté-ci de l'Atlantique pour la tuerie annuelle que celle de l'autre rive de la grande mare qui sont tous aussi unanimement dans le camp opposé.Affaire devenue carrément combat politique.
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  • jacques noel - Inscrit
    8 mai 2009 07 h 19
    Requiem pour nos marsouins
    Le Canada a une ambassade dans chacun des pays européens. Des centaines de diplomates donc.

    Combien de temps et d'énergie nos p'tits-doigts-en-l'air ont-ils mis sur ce dossier depuis 30 ans pour contrer la désinformation? Très peu.

    Le Canada a perdu cette guerre en laissant tout le terrain aux écolocos depuis 30 ans. Requiem pour nos marsouins.
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  • Lapirog - Abonné
    8 mai 2009 07 h 34
    Tout est dans la manière de tuer un animal.(suite)
    Que diriez-vous si on tuait nos animaux de compagnie de cette façon? Pourquoi les phoques et pas vos chers petits animaux de compagnie?
    Vous seriez d'accord? oui si j'en lis et écoutes tous ces politiciens qui tentent de se faire du capital politique sur le dos des phoques.Débat devenu d'abord et avant politique.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    8 mai 2009 07 h 44
    L'humanisme agonise
    De nombreux défenseurs des animaux sont des sortes de KHMERS VERTS qui souhaitent que l'humanité crève. Seuls les élus faisant partie de l'avant-garde éclairée seraient éventuellement épargnés.
    JSB
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    8 mai 2009 08 h 11
    Alexis Tremblay
    Merci M. Rioux de nous rappeler Alexis Tremblay. Marsouin, phoque, des métiers traditionnels disparaissent. Il faut en inventer de nouveaux.
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  • Bernard Jacques - Inscrit
    8 mai 2009 09 h 30
    Chasse traditionnelle
    Ce n'est pas parce qu'une activité humaine est ancestrale qu'elle est nécessairement parfaite et sans reproche.
    On peut bien s'émouvoir en regardant un film de traditions perdues, mais les marsouins ont carrément frôlé l'extinction à cause de la chasse intensive et de la pollution du fleuve amenée par des activités humaines insouciantes. Eux au moins ont déjà eu cette chance de survivre, car plusieurs autres espèces ont totalement disparues en raison de ces chasses "traditionnelles".
    Ce n'est pas le cas des phoques bien sûr, mais une chasse tout de même brutale (il y a à peine 20 ans on tuait sans remords des bébés phoques à peine naissants), dont on ne sert pas pour se nourrir mais plutôt pour faire de chapeaux, des ceintures ou des "signets" en peaux de phoque n'est pas totalement défendable sans condition.
    Le traitement infligé de nos jours aux animaux destinés à nos assiettes est très loin d'être acceptable dans nos "usines à viande", et contrairement à ce que peuvent en penser les suprémacistes humains qui ne voient les animaux que comme des objets utilitaires, il faudra bien y voir un jour...
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  • Bernard Gervais - Abonné
    8 mai 2009 09 h 49
    La dénonciation sélective du mouvement écologiste
    Comme les bébés phoques à la fourrure blanche sont de petits animaux si charmants, il est de bon ton pour les écologistes d'en dénoncer la chasse.

    Cependant, ces gens semblent peu sensibles au fait qu'on entasse par milliers, dans les abattoirs, certains animaux (poules et porcs) et qu'on les force à manger au maximum avant de les dépecer !

    Même chose pour cette Bardot, qui décrit la chasse aux phoques comme une barbarie, mais n'a jamais dénoncé le gavage des oies du Périgord, sans doute de peur de représailles du gouvernement français et des producteurs de foie gras de cette région. Sans doute, aussi, parce que cette actrice adore elle-même en manger.

    De plus, comme la chasse aux phoque semble également déplaire à un nombre important d'électeurs gauchistes, nullement surpris qu'un député comme Amir Khadir s'oppose, lui aussi, à cette pratique, lui qui pourtant ne dit pas un mot sur le sort souvent réservé, dans son pays d'origine, aux homosexuels et aux femmes !
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  • Gilbert Hétu - Inscrit
    8 mai 2009 11 h 18
    On va prendre ça point par point, voulez-vous ?
    >>(...) Il s'agit du héros de Pour la suite du monde, de Pierre Perrault et Michel Brault (...) un homme scrute l'horizon sur lequel se détache un clocher, comme s'il craignait de voir son univers s'évanouir.<<

    Univers d'une toute autre époque. La chasse aux marsouins que pratiquaient nos ancêtres québécois - au demeurant, elle-aussi plutôt barbare mais d'une toute autre façon, sur laquelle je ne m'étendrai pas ici - était directement liée à la subsistance, comme celle des peuples autochtones, auxquels serait éventuellement réservé ce droit de chasse au Phoque du Groenland.

    >>J'ose imaginer que si les technocrates de Bruxelles avaient entendu la voix d'Alexis, ils auraient peut-être eu un petit pincement au coeur avant de condamner une pêche qui fait partie de la culture d'un peuple.<<

    Ce peuple (l'État canadien comme ses habitants) sait à l'heure d'aujourd'hui avec qui il fait affaires dans ses «échanges culturels». Des compagnies d'un beau pays «humanitaire» comme la Norvège ? Elles ont des filiales en Chine, pays qui cultive - entre autres philosophies «humanitaires» - celle de l'abattage non réglementé pour la pelleterie (un luxe inutile et, dois-je le répéter pour les sourds ou les ignorants, barbare).

    >>Aujourd'hui, le film de Brault et Perrault, qui décrit une pêche aux marsouins à l'île aux Coudres,<<

    Correction : qui la reconstitue en mettant en scène une version expurgée et «cute», et pour finir par envoyer la pauvre bête (rien moins qu'un béluga du Golfe du Saint-Laurent, soit dit en passant) capturée indemne, faire un beau voyage en camion jusqu'à quelque jardin zoologique ou aquarium...

    >> serait probablement dénoncé par les grands prêtres de la rectitude politique.<<

    Et que diriez-vous d'une autre possibilité : une quinzaine d'années plus tard, Alexis Tremblay, homme de réflexion comme le montre le film de Perreault, aurait réalisé la nécessité de protéger la biodiversité, regardé en arrière, puis en avant, et développé une conscience écologiste de son temps ?

    >>Le cinéaste et le poète seraient à l'index, car ils ne braquent pas leur caméra sur ces pauvres cétacés qui s'échouent sur les côtes, mais bien sur les hommes et les femmes de l'île dont ils nous révèlent la richesse, la poésie et l'humanité profonde.<<

    Là, ça c'est de la pure démagogie !

    >>Que pèse aujourd'hui un Alexis Tremblay, un pêcheur de Cap-aux-Meules ou un Inuit du Labrador à côté d'un phoque sur la banquise?<<

    Pas grand chose, et cela lui permet de s'avancer sur la banquise sans aucun danger, quitte à faire semblant de courir sous le regard de la caméra pour que les gogos qui avalent tout ce qu'on leur montre à la «téléréalité» croient qu'il y a danger et risque pour le coureur que la bête s'échappe... En passant, cette bête s'appelle un «brasseur», terme qu'on emploie de façon large pour désigner le jeune Phoque du Groenland âgé de 3-1/2 semaines à 1 an, qui soit est entré en mue, soit a terminé tout juste celle-ci. Il brasse («beat», comme disent les chasseurs anglo-saxons) l'eau pour communiquer avec sa mère, qui commence à abandonner progressivement son jeune à ses propres moyens. Vous avez lu comme il faut ? De 3-1/2 semaines à 1 an. Laquelle des extrémités de cette fourchette d'âge croyez-vous que le «chasseur» plus haut mentionné va choisir en priorité pour s'avancer avec sa batte de baseball (s'il veut pas que ce soit éreintant et tuant) ?

    >> Ce qu'il y a de plus outrageant dans la décision des bureaucrates européens, ce n'est pas tant ses répercussions économiques que le mépris des hommes et de leur culture.<<

    Dans le cas présent, il s'agit d'une pratique culturelle qui n'a d'intérêt pour les chasseurs QUE sur le plan économique. On est en 2009 je vous le rappelle, plus à l'Île aux Coudres en 1967 (qui plus est, où on jetait un regard sur le passé !).

    >> (...) Comment un jeune homme aussi bien élevé aurait-il pu imaginer un seul instant qu'une population fière puisse préférer gagner sa vie à la sueur de son front en pratiquant une chasse dangereuse<<

    ...Han ??

    ...Et puis est-ce quelque-chose de suant, d'éreintant et de dangereux finalement, ou un précieux héritage culturel auquel on tient tant que ça ?

    >> (...) illustre la force d'une idéologie qui déifie démesurément la nature au mépris des cultures.<<

    La force d'une idéologie qui déifie démesurément la nature... ? Vous avez pas remarqué ? La nature est massacrée à l'échelle de la planète, et ce sont vous, nous et nos enfants (la «suite du monde», oui !) qui allons en payer le prix ! Nous appartenons à la nature, que cela vous plaise ou non ! Mais nous avons aussi, en Occident du moins, une conscience et le sens des droits de l'Homme et de la compassion humanitaire, et rejetons moralement la cruauté inutile.

    >> Certes, il existe une écologie humaniste. Mais, pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), la Human Society International et Greenpeace, il n'y a plus de place pour l'homme dans la nature. Il est tout simplement de trop!<<

    Oui, il est en quelque sorte de trop lorsqu'il agit envers le patrimoine écologique mondial de manière à le polluer, à le déséquilibrer et à l'appauvrir. Ce qui devrait viser en passant au moins un ou deux bonshommes et bonnes femmes de notre espèce, à ce que je sache...

    >>(...) On se demande néanmoins pourquoi la chasse aux phoques qui se pratique aux Îles de la Madeleine depuis 400 ans serait moins traditionnelle? Les traditions d'un pêcheur des Îles ne méritent-elles pas le même respect que celles d'un Innu de la Côte-Nord?<<

    Ben entre 400 ans et des milliers d'années, et compte tenu des ressources dont disposent lesdits peuples : non !

    >>Difficile de trouver meilleur exemple de cette détestation de l'homme blanc que pratique une certaine gauche. Il y a longtemps que le débat ne concerne plus les méthodes d'abattage des phoques<<

    Ceci n'est tout simplement pas vrai. Il concerne ENCORE, nonobstant la question de l'âge et du manque de défense des animaux en cause, les méthodes d'abattage et leur application (ou inapplication).

    >>ou les moyens de préserver l'espèce.<<

    La disparition progressive des banquises (pour ne mentionner qu'un phénomène nocif) devrait ne pas aider du tout ces phoques à plus ou moins long terme, les blanchons se noyant en les circonstances : on va-tu leur donner une poussée ??

    >>Derrière la résolution adoptée à Strasbourg se profile une nouvelle religion écologique qui place la survie des cultures humaines, en particulier occidentales,<<

    ...Qui sont les principaux clients des chasseurs de phoques déjà ?...

    >>loin derrière celle des animaux et des plantes.<<

    Oui, elle devrait au contraire la placer exactement aux mêmes plan et niveau. Notre survie physique en dépend. À quoi pensez-vous sert une culture à un homme mort ? Vous n'avez pas remarqué que les cliniques médicales étaient pleines ? Vous pensez peut-être aussi que l'étrange disparition ou baisse marquée des populations de centaines d'espèces d'abeilles en Amérique du Nord n'est pour l'Homme qu'un enjeu poétique et de doux miel ? Si c'est le cas, détrompez-vous !

    >>C'est ce même fanatisme qui pourrait bientôt venir à bout des corridas de Madrid ou du foie gras du Périgord.<<

    Êtes-vous en train de nous faire passer pour une évidence que ce sont là des biens culturels universels et éternels à préserver ?? ...Les combats de chiens et de coqs d'arène avec ça ? Come on, encore une seule petite coche !...

    >>(...) Le virus animaliste ne touche pas que l'Europe. Selon les sondages, entre 44 et 71 % des Canadiens désapprouvent aussi la chasse au phoque.<<

    Ben, il me semble que ces chiffres ajoutés à l'opinion des pays de l'EU, cela commence à faire du monde à la messe dont il faut tenir compte, non ??

    >> Cette réalité n'a probablement pas échappé au gouvernement de Stephen Harper. Comme elle n'a pas échappé au député Amir Khadir, symbole même de cette nouvelle gauche mondialisée et cosmopolite, qui a refusé de voter la résolution de l'Assemblée nationale du Québec contre la décision du Parlement européen.<<

    ...Un qui enfin se tient debout, oui, devant la nouvelle philosophie bien-pensante nord-américaine de l'« Homme avant la Nature »...

    >> Le député prétend qu'il refuse d'en appeler à l'OMC. Mais, on peut se demander s'il ne cherche pas surtout à ne pas déplaire à une frange<<

    ... une «frange» comme la part québécoise des 44 à 71 % de Canadiens susmentionnés ? Toute une frange !

    >>(...) Heureusement qu'Alexis Tremblay n'est plus là pour entendre ça.<<

    Pour conclure, je viens de la campagne, et j'ai un ami qui était auparavant trappeur mais s'est aujourd'hui repenti. Laisser une pauvre bête attendre son sort des heures au bout d'un piège à patte - et croyez-moi il n'était pas le seul dans le coin à pratiquer ce «sport» ! - cela faisait partie aussi de son héritage culturel. Devinez quoi. Il a dû songer aux ressources ancestrales que lui a données son appartenance à l'ingénieux peuple canadien-français, car il s'est retourné de bord, et a décidé de faire autre chose de ses dix doigts !

    Gilbert Hétu
    Laval (Québec)
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  • Alain Pérusse - Inscrit
    8 mai 2009 11 h 23
    Une exagération.
    Je suis en complet désaccord avec votre article, M. Rioux. Il n'est pas question de fanatisme ni de religion de la nature. Le mouvement écologiste a choisi la voie légale et elle est aussi légitime que d'autres. Vous avez essayé discréditer un mouvement pour ce qu'il n'est pas, au nom de l'économie. Cette tentative de faire de la culpabilité par association est malhonnête, en associant la gauche à votre invention saugrenue que deviens le mouvement écologiste, devenue sous votre plume, un immense "Earth First!".
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  • Marie-Christine Lamoureux - Abonnée
    8 mai 2009 11 h 58
    Indignation, oui mais...
    Je partage l'indignation de Christian Rioux (et l'humour de Garnotte) devant la dérive de certains écologistes. De plus en plus souvent, je reconnais en eux les avatars contemporains de nombreux intellectuels de XVIIIe qui croyaient dur comme fer au mythe du "bon sauvage" et d'une nature parfaite, face à laquelle l'être humain fait figure de méchant dégénéré. Cela dit, les pêcheurs de phoque des îles ont eu un tort. Lorsque Serge Deyglun, chroniqueur de chasse et pêche, était allé faire un reportage sur la chasse aux phoques, dans les années 60, il en était revenu tellement dégoûté qu'il avait dénoncé cette chasse. Serge Deyglun n'était pas une âme trop sensible: c'était un chasseur, qui tirait sur des chevreuils, des orignaux, des lièvres, etc. Je me disais qu'il devait y avoir quelque chose qui clochait dans l'abattage des phoques pour que Deyglun réagisse ainsi. Quelle fut la réaction des chasseurs? Un mélange d'indifférence et d'ironie. C'est triste, mais ils n'ont pas su flairer le vent. Si dès ce moment ils avaient procédé à une certaine autocritique (par exemple, ne plus abatttre les blanchons), je ne suis pas sûr que la campagne de B.B. aurait remporté autant de succès.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    8 mai 2009 12 h 08
    Autochtones.
    Si je ne me trompe pas, je crois que l'exception de la chasse dite «traditionnelle» ne mentionne pas expressément les populations indigènes mais qu'elle pourrait aussi s'appliquer aux Madelinots. Ceci dit, cependant, c'est d'un paternalisme et d'une hypocrisie sans bornes. Les Inuit, comme les Madelinots, sont aussi embarqués dans le monde moderne et ont commercialisé la chasse au phoque et ont développé une industrie de la fourrure de phoque qui est de qualité supérieure. Donc, cette exception n'a virtuellement aucun effet sur la chasse des Inuit et elle ne visait qu'à donner aux députés européens bonne conscience. Dans cette affaire on fait face à une campagne de désinformation et à un «je-m'en-foutisme» européen déplorable. Encore une fois, les peuples minoritaires et autochtones sont les victimes du colonialisme européen. La faiblesse du Canada à l'échelle internationale a aussi contribué à cette prise de position arrogante et insensée et il faudrait que nous regardions dans notre propre cour pour voir s'il n'y aurait pas des changements à faire au niveau politique fédéral.
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    8 mai 2009 14 h 03
    Votre chronique me fera revisiter le film de Pierre Perreault
    Merci de me donner d'autres raisons d'appuyer votre point de vue.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    8 mai 2009 14 h 31
    Ne souillez pas le nom des écologistes monsieur Pérusse
    Les écololos dont vous parlez ne sont que des activistes en mal de financement. Les vrais écologistes comme Pierre Dansereau ne boivent pas ce mauvais mélo imbuvable pour un vrai scientifique.

    De plus, il ne s'agit pas de voie légale, mais bien de lobby
    mon cher.

    Tout le monde est dans la légalité là-dedans, je l'espère, sauf parfois cet humaniste remarquable de votre tendance qui s'est réjoui l'an passé de la mort de pêcheurs madelinots, qui lui, viole aisément la loi et la morale pour sauver, non pas les phoques, mais bien ses sources de financement.

    ...
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  • Jocelyne Brunet - Inscrite
    8 mai 2009 15 h 03
    Un rapport de vétérinaires indépendants pour l'abattage sans cruauté des phoques
    Voici un document très intéressant qui explique bien comment on devrait abattre les phoques (il y a 3 étapes qui ne sont pas toujours respectées) : http://www.ivwgonline.org/Rapport_en_francais.pdf.

    Jocelyne Brunet
    Gatineau
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 mai 2009 16 h 43
    Réagir de deux façons au boycott européen
    Il faudrait distinguer la chasse aux phoques de la chasse aux blanchons.
    La chasse aux blanchons existait uniquement en vue de confectionner des manteaux de fourrure de luxe pour femmes, ce qui est discutable.
    Cependant la chasse aux phoques adultes permet de fournir de l'alimentation aux humains, et surtout sert à assurer la survie de la morue.

    Un phoque adulte consomme 13 kg de morue par jour, donc 4 745 kg par année.
    Or il y a 6 millions de phoques dans l'Atlantique Nord-Ouest.
    Donc ces phoques mangent en une année 28 milliards de kg de poisson, soit 28 millions de tonnes.

    De quoi donner plus de 4 kg de poisson à chacun des 6 milliards d'humains vivant sur la terre.

    Il y a aujourd'hui 3 fois plus de phoques qu'il y a 20 ans.
    Et les morues sont presque toutes disparues.
    Alors, pourquoi interdire la chasse aux phoques?

    Il faudrait réagir de deux façons au boycott européen:
    1.- Mettre en place une méthode de chasse moins spectaculaire
    2.- Développer ici une gastronomie du phoque pour en utiliser les parties comestibles.
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  • Luc Archambault - Abonné
    8 mai 2009 17 h 02
    Fausse opposition Nature-Culture - Phoque. L'abattage sauvage.
    Pour les besoins de la cause, la défense de Christian Rioux n'est pas exempte du travers qu'il impute à certains écologistes. Elle grossit le trait pour mieux discréditer ce qu'elle désire contrer. D'un côté des technocrates et politiciens insensibles ou par trop sensibles à ce qui ne devrait pas les émouvoir et de l'autre, une évocation sensible d'un personnage attachant qui part à la « pêche traditionnelle ». Sauf que, comme l'a bien fait observé Gilbert Hétu dans son commentaire On va prendre ça point par point, voulez-vous ?, ici la pêche ne se termine pas par la mort de l'animal mais bien par son internement dans un Zoo-Aquarium des États... On est loin de la matraque et du bain de sang.

    Ici on oppose Nature et Culture, alors qu'il est question dans un projet écologiste de réconcilier Nature et Culture justement pour que, l'une ne tuant pas l'autre, la mort de l'autre ne puisse signer celle l'une. La question est, si la culture humain implique que la tradition prédomine toujours sans questionner son rapport à la nature, ce que la tradition pouvait se permettre de faire à la nature, ne peut plus se poursuivre sans condamner la nature, et partant, aussi bien sûr la culture. Cela est inévitable dans un monde où l'humain par l'ampleur de son occupation du territoire et sa manière traditionnelle de consommer ses ressources, menace grandement la nature. En fait, il n'y a pas d'opposition Nature-Culture puisque la Culture est aussi un fait naturel. Sauf erreur, le Sapiens Sapiens est lui aussi un animal partie du vivant qu'il tue, il est aussi naturel que l'animal. Dans tout les cas, et l'écologie n'oppose pas Nature et Culture, et le questionnement de nos pratiques traditionnelles ne s'opposent pas à la Nature au point de devoir nous en remettre à l'assistance sociale, faute de chasse.

    Que ferons-nous de la tradition quand il n'y aura plus de banquise et que les blanchon mourront noyés ? Profiter de l'occasion pour contrer les écologistes est tout simplement suicidaire.

    « Lorsque Serge Deyglun, chroniqueur de chasse et pêche, était allé faire un reportage sur la chasse aux phoques, dans les années 60, il en était revenu tellement dégoûté qu'il avait dénoncé cette chasse. Serge Deyglun n'était pas une âme trop sensible: c'était un chasseur, qui tirait sur des chevreuils, des orignaux, des lièvres, etc. Je me disais qu'il devait y avoir quelque chose qui clochait dans l'abattage des phoques pour que Deyglun réagisse ainsi. Quelle fut la réaction des chasseurs? Un mélange d'indifférence et d'ironie. » Indignation, oui mais... - par Louis Robitaille

    Voilà le problème. L'abattage. La manière de le faire. Il a fallu que le commerce de la fourrure soit gravement menacé pour que l'industrie de la trappe soit forcée de revoir ses procédures d'abattage. Ne fallait-il pas produire pareille force pour enfin remettre en question la pratique « culture traditionnelle » qui sévit sur la banquise ? En ce sens, si la décision européenne a du sens, peu importe la manière dont on pourra critiquer son avènement, c'est bien celui-là. Et, l'incurie des chasseurs pourtant avertis depuis longtemps est seule en cause. Le fait de ne plus chasser le blanchon arrive trop tard. C'est trop peu, trop tard.

    J'ai de la difficulté à croire que le génie madelinot ne peut parvenir à trouver le moyen de mettre à niveau ses pratiques traditionnelles. Comme on l'a fait dans certains élevages d'oies, ou dans les arènes quand on a revu certaines pratiques traditionnelles de corrida. Le rouge sur la neige c'est une chose. Rater son coup une fois sur trois, courir après une bête miassommée, c'est autre chose. Le pire qui puisse survenir, c'est de ne pas tenir compte de ce coup de semonce en considérant qu'on saura bien se passer de cette perte de 25% du marché en en développant d'autres.Tout ça sous prétexte qu'Alexis était attachant et qu'il avait pour cela le droit de tout faire sous prétexte que son père le faisait parce qu'il le tenait de son père.

    À ce compte-là, autant faire rentrer les femmes à la maison, leur retirer le droit de vote, et leur faire plein d'enfants qu'elles devront torcher pendant qu'on court la banquise après qu'elles nous eurent fait à déjeuner, voire les battre sans problème en rentrant, car si on ne sait pas pourquoi on les bat, elles, elles le savent... comme dit la chanson...
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    8 mai 2009 17 h 31
    «La chasse aux phoques, oui ; l'OMC, non.» - Amir Khadir
    «La chasse aux phoques, Oui, l'OMC, Non » - Amir Khadir

    Afin de clarifier les choses au sujet de l'abstention d'Amir Khadir, voici le communiqué officiel du 5 mai de Québec solidaire :

    Motion sans préavis sur la chasse aux phoques :
    «La chasse aux phoques, oui ; l'OMC, non.» - Amir Khadir

    Québec, le 5 mai 2009 - Le député Amir Khadir tient à expliquer la raison pour laquelle il s'est abstenu aujourd'hui sur une motion sans préavis condamnant la chasse au phoque.

    «Si je me suis abstenu aujourd'hui en chambre, c'est que Québec solidaire ne reconnaît nullement l'Organisation mondiale du commerce (OMC) comme cadre de résolution des conflits commerciaux entre nations.

    C'est ce même type de cadre juridique dicté par les marchés qui permet à des multinationales de poursuivre des états souverains.»

    De manière plus générale, l'Europe est fort mal placée pour faire la morale au Québec quant à la pêche traditionnelle du phoque.

    Le député de Mercier ne partage aucunement le malaise affiché par le Parlement européen face à cette chasse puisqu'elle représente une source de revenus importante pour les communautés locales. En effet, l'Europe présente des contradictions majeures face à sa position dans ce dossier.

    «Le Canada devrait inviter l'Europe à prêcher par l'exemple et repenser avec nous notre consommation excessive de viandes qui est la plus grande source de cruauté envers les animaux» de préciser le député Amir Khadir.

    Source :

    Motion sans préavis sur la chasse aux phoques «La chasse aux phoques, oui ; l'OMC, non.» - Amir Khadir :

    http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale


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  • Jean-Yves Bégin - Abonné
    8 mai 2009 23 h 52
    Plus ça change...
    DISONS QU'IL Y A UN CERTAIN DÉLIRE QUI SE RÉPAND SUR CETTE PLANÈTE, TOUT EN SURFACE, IGNORANT ET OBLITÉRANT DES VALEURS PROFONDES, UNE ATTITUDE À LAQUELLE ON NE PEUT PLUS GUÈRE S'OPPOSER... ET CELA TOUCHE À BEAUCOUP DE DOMAINES... ET PLUS QUE LE PHOQUE... TOUTES LES CHASSES EN PARTICULIER S'ÉTIOLENT, ET SONT REMPLACÉES PAR LES VIANDES DU COMMERCE ET AUTRES ST-HUBERT BBQ (PATRON DES CHASSEURS, MAIS ON L'IGNORE!), POUR UNE POPULATION DÉCONNECTÉE, BREF LARGEMENT DÉNATURÉE...

    CE DÉLIRE TROUVE TOUJOURS SA NICHE DANS LES IDÉES LES PLUS RÉCENTES, ÇA FAIT ORIGINAL, ET J'Y VOIS LA RÉSURGENCE D'UN CERTAIN ESPRIT RELIGIEUX QUI... ``PLUS ON LE CHASSE PLUS IL REVIENT AU GALOP``... CHANGEANT D'ÉTIQUETTES, MAIS RÉÉDITANT AD NAUSÉAM SES MÊMES DOGMES ET ANATHÈMES, GRANDS-PRÊTRES ET HÉRÉTIQUES, INTOLÉRANCES ET VIOLENCES, ETC. EN SOMME, UNE IMMENSE SUPERFICIALITÉ, UNE NIAISERIE CERTAINE, UNE DÉBILITÉ EXEMPTANT DE TOUT ESPRIT CRITIQUE'... ``J'SUIS PAS SUPERTITIEUX MÊME J'TROUVE QUE 13 C'EST CHANCEUX!``. (RIRES).

    PUIS-JE SOULIGNER À CE SUJET LE VIDE CREUX ET SOLENNEL DU COMMENTAIRE DE CERTAINS GRANDS FILMS IMAX PRÉSENTÉS À RDI, (L'INFORMATION-SPECTACLE SE FAISANT TOUT MIEL, COMME POUR FLATTER SON AUDITOIRE ET GONLER SES COCOTES D'ÉCOUTE), QUI REND INSIGNIFIANTES LES PLUS SUBLIMES IMAGES, ET EN PARTICULIER CE STYLE RÉCURRENT, DOUCEREUX, ONCTUEUX, SIRUPEUX, QUI DÉPASSE TOUT CE QUE NOUS AVAIT JADIS IMPOSÉ AU TEMPS DE LA ``POSSESSION TRANQUILE DE LA VÉRITÉ``!. ET NE JETONS PAS TROP VITE LA PIERRE AUX INTÉGRISTES MUSULMANS, QUI SONT BIEN DE NOTRE ÉPOQUE, CAR PLUS ÇA CHANGE, PLUS C'EST PAREIL... ET CE NE SONT PAS SEULEMENT LES FEMMES QU'ILS VONT METTRE EN CAGE...

    NE DIRAIT-ON PAS UNE SORTE DE CONDITIONNEMENT AU SIMPLISME SCANDÉ? SI C'EST ÇA QU'ON SERT COMME FORMATION À LA JEUNE GÉNÉRATION... J'EN AVAIS TOUT À L'HEURE L'ESTOMAC TOUT RETOURNÉ.

    BON, JE PENSE QUE JE VAIS ALLER ME REFAIRE LES ESPRITS AVEC UN BON VIEUX LIVRE DE SAINT-EXUPÉRY: C I T A D E L L E ...

    UN ANTIDOTE...
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  • Jacques Lasnier - Abonné
    9 mai 2009 05 h 46
    Comment voir ce que l'on ne voit plus ?
    Aucune question ne survient dans votre article sur le traitement que cette chasse réserve aux phoques. Y a-t-il une bonne et une mauvaise manière de traiter ces animaux ? A titre de vivant capable de sensibilité, il semble que ces phoques possèdent quelque bien pour eux-mêmes (vivre et ne pas souffir) et non seulement une utilité pour l'homme. Je ne sais trop, mais cette simple pensée que nous avons en commun la peur de la souffrance physique devrait pouvoir remettre en cause la belle certitude que ces êtres sont à ranger du côté des choses utiles pour un autre mais qu'ils ont des intérêts qui leurs sont propres.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    9 mai 2009 13 h 00
    @ Christian Rioux
    Tu "fait simple" et je te souhaite le même traitement.
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  • Gervais Pomerleau - Inscrit
    10 mai 2009 10 h 09
    «Ouate de phoque», monsieur Lapointe?
    des théories bidon, des jugements à l'emporte-pièce, vous donnez un chèque en blanc à brigitte bardot et paul watson (ne craignez rien, ils sauront bien mettre une belle série de zéros sur ce chèque...)
    au fait, zéro c'est aussi le chiffre que je mettrais sur votre examen si vos commentaires en étaient un, un examen.
    l'usage de l'akapik est-il plus noble chez l'Innu que chez le Madelinot ou le Newfoundlander?
    Vous arrive-t-il de vous informer, de temps à autres, pour savoir exactement ce qui se passe en matière de chasse au phoque, monsieur Lapointe?
    Faites taire vos sonnettes, serpent. Il y a déjà assez de celle à qui il manque quelques bardots et son copain américain watson pour nous sortir de telles inepties.
    Que la Bardot se préoccupe de ces chiens qu'on utilise, vivants, comme appâts pour aller au requin, qu'elle se préoccupe des corridas de son continent et qu'elle nous foute la paix avec ses déformations de la réalité.
    quant à vous, au lieu de croire ce que la conne de la croisette débite comme âneries, si vous ne voulez pas vous retrouver avec le bonnet d'âne, réfléchissez. Et informez-vous!
    Non mais ouate de phoque are you talking about???
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