Pakistan - L'armée étend son offensive à la vallée de Buner
Photo : Agence Reuters
Des soldats pakistanais montaient la garde hier dans le district du Lower Dir.
Islamabad — L'armée pakistanaise a étendu son offensive contre les talibans dans le nord-ouest du pays à la vallée de Buner, située à une centaine de kilomètres seulement d'Islamabad, la capitale.
Auparavant, le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, avait sommé les quelque 450 talibans pakistanais infiltrés selon lui depuis lundi dans ce secteur de rebrousser chemin à défaut de quoi ils ne seraient pas épargnés.
Cette offensive survient après une contre-attaque de l'armée dimanche dans le district du Lower Dir, la première contre les talibans du district voisin de Swat.
La semaine dernière, la prise de Buner, situé à une centaine de km d'Islamabad seulement, par ces combattants islamistes liés à al-Qaïda avait réveillé une opinion publique jusqu'alors apathique, qui avait alors dénoncé la capitulation du gouvernement et de l'armée.
Le président Asif Ali Zardari a concédé ce mois-ci l'imposition de la charia aux islamistes de la ville de Swat en échange d'une promesse de paix. Mais ceux-ci ont refusé de déposer les armes et entrepris d'étendre leur emprise vers les districts de Lower Dir, Shangla et désormais Buner, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, entre Islamabad et la frontière afghane.
Selon l'armée, 70 islamistes ont été tués dans les combats depuis dimanche et l'objectif de l'offensive hier à Buner «est d'en éliminer et expulser les islamistes», a averti le général Atahar Abbas, porte-parole de l'armée. La situation s'est aussi dégradée dans la vallée de Swat, où des islamistes armés ont enlevé trois policiers avant d'en abattre un.
La progression rampante des talibans pakistanais dans une région aussi proche d'Islamabad ne laisse pas d'inquiéter les États-Unis, qui redoutent une talibanisation du Pakistan, puissance nucléaire.
Le chef de l'armée pakistanaise, Achafak Kayani, s'est employé la semaine dernière à dissiper les craintes que le pays ne tombe entre les mains des taliban.
Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information de la province de la Frontière du Nord-Ouest, a déclaré que le gouvernement allait envoyer des renforts dans la vallée de Buner dans les prochains jours.
L'offensive dans le Lower Dir ont déjà provoqué, dans ce district, l'exode massif de la population. «Au moins
30 000 personnes ont quitté Maidan, dans le district de Lower Dir, au cours des derniers jours», a déclaré Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information du gouvernement de la province de la Frontière du Nord-Ouest.
Ce serait jusqu'à un million de personnes qui auraient ont quitté leurs maisons dans le nord-ouest du Pakistan pour fuir les combats, ont dit hier des responsables locaux pakistanais et des humanitaires réunis à Genève.
Par ailleurs, les États-Unis étudient la possibilité d'envoyer une aide d'urgence comprise entre 200 et 400 millions au Pakistan. Le sénateur républicain Jon Kyl a expliqué que les sommes envisagées pourraient constituer une avance sur une aide de 1,4 milliard prévue dans le projet de dépenses d'urgence soumis par le président américain au Congrès.
Auparavant, le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, avait sommé les quelque 450 talibans pakistanais infiltrés selon lui depuis lundi dans ce secteur de rebrousser chemin à défaut de quoi ils ne seraient pas épargnés.
Cette offensive survient après une contre-attaque de l'armée dimanche dans le district du Lower Dir, la première contre les talibans du district voisin de Swat.
La semaine dernière, la prise de Buner, situé à une centaine de km d'Islamabad seulement, par ces combattants islamistes liés à al-Qaïda avait réveillé une opinion publique jusqu'alors apathique, qui avait alors dénoncé la capitulation du gouvernement et de l'armée.
Le président Asif Ali Zardari a concédé ce mois-ci l'imposition de la charia aux islamistes de la ville de Swat en échange d'une promesse de paix. Mais ceux-ci ont refusé de déposer les armes et entrepris d'étendre leur emprise vers les districts de Lower Dir, Shangla et désormais Buner, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, entre Islamabad et la frontière afghane.
Selon l'armée, 70 islamistes ont été tués dans les combats depuis dimanche et l'objectif de l'offensive hier à Buner «est d'en éliminer et expulser les islamistes», a averti le général Atahar Abbas, porte-parole de l'armée. La situation s'est aussi dégradée dans la vallée de Swat, où des islamistes armés ont enlevé trois policiers avant d'en abattre un.
La progression rampante des talibans pakistanais dans une région aussi proche d'Islamabad ne laisse pas d'inquiéter les États-Unis, qui redoutent une talibanisation du Pakistan, puissance nucléaire.
Le chef de l'armée pakistanaise, Achafak Kayani, s'est employé la semaine dernière à dissiper les craintes que le pays ne tombe entre les mains des taliban.
Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information de la province de la Frontière du Nord-Ouest, a déclaré que le gouvernement allait envoyer des renforts dans la vallée de Buner dans les prochains jours.
L'offensive dans le Lower Dir ont déjà provoqué, dans ce district, l'exode massif de la population. «Au moins
30 000 personnes ont quitté Maidan, dans le district de Lower Dir, au cours des derniers jours», a déclaré Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information du gouvernement de la province de la Frontière du Nord-Ouest.
Ce serait jusqu'à un million de personnes qui auraient ont quitté leurs maisons dans le nord-ouest du Pakistan pour fuir les combats, ont dit hier des responsables locaux pakistanais et des humanitaires réunis à Genève.
Par ailleurs, les États-Unis étudient la possibilité d'envoyer une aide d'urgence comprise entre 200 et 400 millions au Pakistan. Le sénateur républicain Jon Kyl a expliqué que les sommes envisagées pourraient constituer une avance sur une aide de 1,4 milliard prévue dans le projet de dépenses d'urgence soumis par le président américain au Congrès.
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