Saddam Hussein ne se montre pas
«Nous ne savons pas s'il est vivant ou mort, commente Ari Fleischer
2 avril 2003
Actualités internationales
Washington — Le fait que Saddam Hussein ne soit pas apparu à la télévision hier comme annoncé a relancé les interrogations sur son sort, les responsables américains estimant que rien ne permet de dire si le dirigeant irakien est mort ou vivant.
«Cela soulève des questions intéressantes», a estimé le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, après que l'allocution annoncée par la télévision d'État irakienne eut été remplacée par la lecture d'un discours en son nom par le ministre de l'Information.
«Nous ne savons pas s'il est vivant ou mort, a ajouté Ari Fleischer. Nous n'avons rien de concret à rapporter.»
Le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld, s'est fait l'écho de ces interrogations en jugeant également «intéressant» que le président irakien ne soit pas apparu comme prévu à la télévision.
Londres, le principal allié de Washington dans la guerre contre l'Irak, a aussi souligné que «la non-apparition de Saddam soulève des questions sur la légitimité de ses précédentes allocutions télévisées», selon un porte-parole britannique.
Les premières frappes américaines sur Bagdad dans la nuit du 19 au 20 mars visaient un bunker où se serait trouvé Saddam Hussein et ses deux fils. Le président américain, George W. Bush, avait décidé d'avancer la date prévue du déclenchement du conflit en espérant par ces frappes décapiter le régime irakien et hâter sa chute.
Depuis, le dirigeant irakien a multiplié les apparitions à la télévision. Mais aucune d'entre elles n'était en direct ou permettait d'établir la date de son enregistrement, jetant le doute, savamment entretenu à Washington, sur son sort.
Le Washington Post a affirmé dans ses éditions d'hier que les dirigeants américains ont décidé de bombarder le bunker au début du conflit sur la base d'informations transmises à la CIA par des officiers irakiens.
Selon le quotidien, le général Tommy Franks, commandant des opérations en Irak, avait à l'origine prévu de lancer l'opération «Liberté de l'Irak» 48 heures plus tard.
Mais le 19, des responsables de la CIA l'ont informé que deux officiers irakiens, faisant partie du cercle rapproché de Saddam Hussein et recrutés par l'Agence
centrale de renseignement (CIA), avaient localisé l'endroit à Bagdad où le président irakien était censé passer la nuit, dans un abri souterrain.
Sur une civière?
Deux bombardiers furtifs F-117 ont alors lancé deux bombes de haute précision de 900 kilos chacune sur le bunker, tandis que des missiles détruisaient ses superstructures.
Selon les sources irakiennes de la CIA citées par le quotidien américain, Saddam Hussein aurait été ensuite transporté hors du bunker sur une civière, le visage bleu et sous oxygène.
Les deux officiers ayant permis de le localiser ont depuis réussi à quitter l'Irak et sont sains et saufs, précise le quotidien.
Commentant le discours prononcé hier par le ministre de l'Information au nom de Saddam Hussein, qui a appelé les Irakiens au jihad (guerre sainte) et leur a promis la victoire, Ari Fleischer a jugé qu'il ne s'agissait que de «rhétorique» démontrant que «le régime perd le contrôle du pouvoir».
Donald Rumsfeld a toutefois estimé que le régime irakien pourrait continuer à survivre et à imposer la peur pendant un certain temps après la mort de Saddam Hussein.
«Cela soulève des questions intéressantes», a estimé le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, après que l'allocution annoncée par la télévision d'État irakienne eut été remplacée par la lecture d'un discours en son nom par le ministre de l'Information.
«Nous ne savons pas s'il est vivant ou mort, a ajouté Ari Fleischer. Nous n'avons rien de concret à rapporter.»
Le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld, s'est fait l'écho de ces interrogations en jugeant également «intéressant» que le président irakien ne soit pas apparu comme prévu à la télévision.
Londres, le principal allié de Washington dans la guerre contre l'Irak, a aussi souligné que «la non-apparition de Saddam soulève des questions sur la légitimité de ses précédentes allocutions télévisées», selon un porte-parole britannique.
Les premières frappes américaines sur Bagdad dans la nuit du 19 au 20 mars visaient un bunker où se serait trouvé Saddam Hussein et ses deux fils. Le président américain, George W. Bush, avait décidé d'avancer la date prévue du déclenchement du conflit en espérant par ces frappes décapiter le régime irakien et hâter sa chute.
Depuis, le dirigeant irakien a multiplié les apparitions à la télévision. Mais aucune d'entre elles n'était en direct ou permettait d'établir la date de son enregistrement, jetant le doute, savamment entretenu à Washington, sur son sort.
Le Washington Post a affirmé dans ses éditions d'hier que les dirigeants américains ont décidé de bombarder le bunker au début du conflit sur la base d'informations transmises à la CIA par des officiers irakiens.
Selon le quotidien, le général Tommy Franks, commandant des opérations en Irak, avait à l'origine prévu de lancer l'opération «Liberté de l'Irak» 48 heures plus tard.
Mais le 19, des responsables de la CIA l'ont informé que deux officiers irakiens, faisant partie du cercle rapproché de Saddam Hussein et recrutés par l'Agence
centrale de renseignement (CIA), avaient localisé l'endroit à Bagdad où le président irakien était censé passer la nuit, dans un abri souterrain.
Sur une civière?
Deux bombardiers furtifs F-117 ont alors lancé deux bombes de haute précision de 900 kilos chacune sur le bunker, tandis que des missiles détruisaient ses superstructures.
Selon les sources irakiennes de la CIA citées par le quotidien américain, Saddam Hussein aurait été ensuite transporté hors du bunker sur une civière, le visage bleu et sous oxygène.
Les deux officiers ayant permis de le localiser ont depuis réussi à quitter l'Irak et sont sains et saufs, précise le quotidien.
Commentant le discours prononcé hier par le ministre de l'Information au nom de Saddam Hussein, qui a appelé les Irakiens au jihad (guerre sainte) et leur a promis la victoire, Ari Fleischer a jugé qu'il ne s'agissait que de «rhétorique» démontrant que «le régime perd le contrôle du pouvoir».
Donald Rumsfeld a toutefois estimé que le régime irakien pourrait continuer à survivre et à imposer la peur pendant un certain temps après la mort de Saddam Hussein.
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