Le ton monte entre Damas et Washington
La Syrie nie avoir fourni du matériel militaire à l'Irak et condamne la guerre. L'armée américaine est incapable d'étayer les accusations de Donald Rumsfeld
Photo : Agence Reuters
Le brigadier général Vincent Brooks a dit hier, au Qatar, n’être pas au courant de la présence de lunettes de vision nocturne d’origine syriennne au sein des troupes irakiennes.
Signe de la tension persistance au Moyen-Orient, la Syrie a ignoré hier les mises en garde faite la semaine dernière par Washington concernant de présumées livraisons de matériel à usage militaire. Le ministre syrien des affaires étrangères a plutôt choisi de condamner la guerre menée par la coalition américano-britannique.
Damas — La Syrie a réaffirmé hier son soutien à l'Irak et à son peuple contre une invasion d'inspiration américaine «illégitime», en dépit des sévères mises en garde émanant de Washington.
Dimanche, Colin Powell a estimé que la Syrie était désormais «confrontée à des choix cruciaux»: Damas doit renoncer à soutenir le gouvernement du président Saddam Hussein et les «groupes terroristes» ou «en assumer la responsabilité», a prévenu le secrétaire d'État américain.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a répondu hier par un communiqué en déclarant que la Syrie avait choisi le «consensus international officiel et populaire qui dit: "non à l'agression contre l'Irak; non au bombardement des villes et aux meurtres des civils"».
«La Syrie a aussi choisi de se ranger du côté de ses frères irakiens qui subissent une invasion illégitime et injustifiable», a ajouté le ministère.
Selon lui, les propos de Powell, prononcés devant une association juive de Washington, prouvent que «ce que fait l'administration américaine dans la région sert Israël, ses intérêts et ses plans, et satisfait [le premier ministre israélien Ariel] Sharon».
Le peuple irakien est soumis à «toutes sortes de crimes contre l'humanité», poursuit le communiqué.
Dans les colonnes de l'Egyptian Gazette, journal anglophone du Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, se déclare préoccupé par les accusations de Washington selon lesquelles Damas fournirait une aide militaire à l'Irak, qui ne font selon lui qu'«envenimer la situation».
«Aucune preuve n'a été présentée à l'appui de ces accusations», ajoute Amr Moussa.
«Actes hostiles»
Le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld a déclaré ces derniers jours que les États-Unis tiendraient Damas pour responsable de la livraison d'équipements militaires à l'Irak et les considéreraient comme des «actes hostiles».
Par ailleurs, unn porte-parole du QG de l'armée américaine au Qatar a déclaré ne pas avoir connaissance de l'emploi par l'armée irakienne d'équipements de vision nocturne, que le chef du Pentagone Donald Rumsfeld accuse la Syrie d'avoir fournis à Bagdad.
«À ma connaissance, nous n'en avons vu aucun à ce stade», a déclaré le général Vincent Brooks lors
de son point presse au QG du
commandement central de l'armée américaine. Brooks est le directeur adjoint des opérations au commandement central.
Vendredi, Rumsfeld avait affirmé que les États-Unis disposaient d'informations selon lesquelles des cargaisons de matériel militaire comprenant des équipements de vision nocturne auraient transité de la Syrie à l'Irak.
Damas — La Syrie a réaffirmé hier son soutien à l'Irak et à son peuple contre une invasion d'inspiration américaine «illégitime», en dépit des sévères mises en garde émanant de Washington.
Dimanche, Colin Powell a estimé que la Syrie était désormais «confrontée à des choix cruciaux»: Damas doit renoncer à soutenir le gouvernement du président Saddam Hussein et les «groupes terroristes» ou «en assumer la responsabilité», a prévenu le secrétaire d'État américain.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a répondu hier par un communiqué en déclarant que la Syrie avait choisi le «consensus international officiel et populaire qui dit: "non à l'agression contre l'Irak; non au bombardement des villes et aux meurtres des civils"».
«La Syrie a aussi choisi de se ranger du côté de ses frères irakiens qui subissent une invasion illégitime et injustifiable», a ajouté le ministère.
Selon lui, les propos de Powell, prononcés devant une association juive de Washington, prouvent que «ce que fait l'administration américaine dans la région sert Israël, ses intérêts et ses plans, et satisfait [le premier ministre israélien Ariel] Sharon».
Le peuple irakien est soumis à «toutes sortes de crimes contre l'humanité», poursuit le communiqué.
Dans les colonnes de l'Egyptian Gazette, journal anglophone du Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, se déclare préoccupé par les accusations de Washington selon lesquelles Damas fournirait une aide militaire à l'Irak, qui ne font selon lui qu'«envenimer la situation».
«Aucune preuve n'a été présentée à l'appui de ces accusations», ajoute Amr Moussa.
«Actes hostiles»
Le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld a déclaré ces derniers jours que les États-Unis tiendraient Damas pour responsable de la livraison d'équipements militaires à l'Irak et les considéreraient comme des «actes hostiles».
Par ailleurs, unn porte-parole du QG de l'armée américaine au Qatar a déclaré ne pas avoir connaissance de l'emploi par l'armée irakienne d'équipements de vision nocturne, que le chef du Pentagone Donald Rumsfeld accuse la Syrie d'avoir fournis à Bagdad.
«À ma connaissance, nous n'en avons vu aucun à ce stade», a déclaré le général Vincent Brooks lors
de son point presse au QG du
commandement central de l'armée américaine. Brooks est le directeur adjoint des opérations au commandement central.
Vendredi, Rumsfeld avait affirmé que les États-Unis disposaient d'informations selon lesquelles des cargaisons de matériel militaire comprenant des équipements de vision nocturne auraient transité de la Syrie à l'Irak.
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