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Sommet du G20 à Londres - Rapprochement Europe-États-Unis

Barack Obama lance un appel à l'unité. Nicolas Sarkozy relativise les divergences.

Retour à des cieux plus cléments entre Moscou et Washington. Pour leur première rencontre, les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev ont décidé de reprendre à zéro les relations entre les deux pays en annonçant le lancement
Photo : Agence Reuters
Retour à des cieux plus cléments entre Moscou et Washington. Pour leur première rencontre, les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev ont décidé de reprendre à zéro les relations entre les deux pays en annonçant le lancement
Tous les acteurs ont fait leur entrée en scène, hier, à Londres, à la veille de la réunion du G20 qui se tiendra aujourd'hui. Il y avait le nouveau président américain, Barack Obama, pour sa première grande sortie à l'étranger. Il y avait aussi la France et l'Allemagne, qui en ont profité pour gonfler une dernière fois leurs muscles, sans compter quelques milliers de manifestants et de policiers, le tout ayant pour fond de scène la pire crise économique mondiale depuis un demi-siècle.

Effectuant sa première grande tournée internationale, Barack Obama a dit souhaiter que les chefs des 20 principaux pays industrialisés et émergents passent outre les différences d'opinion qui subsisteraient encore entre eux afin de présenter au monde un front uni. «Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs, et non sur des divergences épisodiques», a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec son hôte Gordon Brown, premier ministre britannique.

Les deux hommes ont minimisé les divergences qui sépareraient encore les pays du G20. Il a été beaucoup question, ces derniers jours, de l'opposition entre les Américains, qui réclament de leurs partenaires économiques qu'ils consacrent plus d'argent à la relance économique, et les Européens, qui voudraient plutôt que l'on «moralise» les règles de la finance internationale afin d'éviter que ne se répète une pareille crise.

Pas vraiment en chicane

Le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, en ont remis une couche hier en appelant de nouveau à l'adoption de mesures concrètes de resserrement de la régulation des marchés financiers. «Nous disons que, sans une nouvelle régulation, il n'y aura pas de confiance. Et sans confiance, il n'y aura pas de reprise; c'est un objectif majeur, non négociable», a déclaré Nicolas Sarkozy.

Le président français a néanmoins admis qu'il faisait «confiance» à ce chapitre à son homologue américain. «Je suis sûr qu'il va nous aider, je suis sûr qu'il nous comprend.» Interrogé sur ses menaces de claquer la porte du Sommet si ses attentes ne sont pas satisfaites, il a répondu par une pirouette: «C'est embêtant pour moi de partir alors que je viens d'arriver.»

En fait, Européens et Américains sont loin d'être aussi éloignés qu'il n'y paraît, a fait remarquer en entretien téléphonique au Devoir Jenilee Guebert, chercheuse senior au G20 Research Group de l'Université de Toronto. Les déclarations coups-de-poing de la France et de l'Allemagne ces derniers jours visaient principalement les électeurs de ces pays. «Les États-Unis ne sont pas contre un resserrement de la régulation, au contraire. Les Européens sont d'accord, aussi, pour faire leur part afin de relancer l'économie. Leurs politiques sociales en font déjà un bon bout. Les discussions de dernière minute ont surtout porté sur l'établissement ou non d'objectifs chiffrés et sur le niveau d'ambition de ces objectifs.»

Sommet économique et diplomatique

Les participants à la réunion du G20 auront de quoi s'occuper aujourd'hui (voir autre texte en page B 1). Outre les problèmes de la relance économique mondiale et du renforcement de la régulation du secteur financier, ils doivent aussi discuter de la lutte aux paradis fiscaux, de la rémunération des dirigeants des institutions financières, de l'augmentation de la capacité financière du Fonds monétaire international (FMI) à venir en aide aux pays en développement, sans parler du rejet du réflexe protectionniste.

Il est à parier que les policiers chargés de la sécurité pendant l'événement seront aussi très occupés. Hier, environ 4000 manifestants ont défilé dans les rues du quartier financier de Londres en scandant des slogans tels que: «Contre l'inflation: mangez les riches!» Largement pacifiques, les manifestations ont donné lieu à quelques accrochages avec les milliers de policiers dépêchés sur place (voir autre texte en page B 1).

La journée d'hier a également permis une série de rencontres bilatérales entre les participants au Sommet. Le président Obama en a profité notamment pour rencontrer pour la première fois son homologue russe, Dmitri Medvedev (voir autre texte en page A 5). Il s'est aussi entretenu avec le président chinois, Hu Jintao. La rencontre a permis de prendre rendez-vous pour une prochaine visite de Barack Obama en Chine au cours de la seconde moitié de l'année. Les deux dirigeants ont convenu de «renforcer les liens à tous les niveaux», de l'économie à la lutte au terrorisme, et d'accentuer la concertation sur des questions de «non-prolifération nucléaire» et «tous les autres sujets de sécurité nationale». Les deux pays se sont aussi promis de «reprendre le dialogue sur les droits de l'homme aussi vite que possible».

Principale puissance économique émergente, la Chine s'est faite relativement discrète hier à Londres. «Franchement, cela m'étonne un peu, a confié au Devoir l'experte Jenilee Guebert. On aurait pu s'attendre, par exemple, à ce qu'elle rappelle l'importance de lui faire une plus grande place au FMI. On les entendra peut-être plus tard.»

D'autres réunions à venir

Le Canada a aussi fait entendre sa voix. Le premier ministre Stephen Harper a dit douter que les Américains et les pays émergents acceptent de se soumettre à un régulateur mondial en matière financière. Il a proposé, comme solution intermédiaire, que chaque pays ait ses propres régulateurs, mais que ceux-ci soient soumis ensuite à des mécanismes de contrôle internationaux. Il a aussi pressé les pays de consacrer plus de moyens à la relance économique mondiale, même au risque d'en faire trop.

L'Organisation de coopération et de développement économiques a rappelé, mardi, que le monde était en proie à sa plus grave crise économique en un demi-siècle. Le club des pays industrialisés a prédit à ses membres un recul moyen de 4,3 % de leurs économies, cette année, et la stagnation en 2010. Le FMI prévoit, pour sa part, que l'ensemble de l'économie mondiale accusera cette année sa première décroissance depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un taux de -0,5 % à -1 %.

Créé il y a une dizaine d'années à l'initiative de Paul Martin, alors ministre canadien des Finances, le G20 est resté un forum de ministres des Finances jusqu'à l'éclatement de la crise actuelle et à la tenue d'une première rencontre de ses chefs de gouvernement, à Washington, à la fin du mois de novembre. Outre les pays du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie), le G20 a aussi pour membres l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, le Mexique, la Turquie et les émissaires de l'Union européenne.

«Cette réunion, à Londres, ne sera pas la dernière, a prédit hier Jenilee Guebert. Elle est une étape d'un processus qui sera plus long. On peut être sûr qu'il se tiendra une autre réunion du G20 d'ici la fin de l'année.» Plusieurs pays ont d'ailleurs déjà donné des signes d'intérêt pour son organisation, a-t-elle dit, dont l'Italie, la Corée du Sud, le Japon, et la France.

***

Avec l'Agence France-Presse, La Presse canadienne et Reuters
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    2 avril 2009 01 h 54
    On fait appel à plus centralisation et de controle mondial.
    Avec une monnaie internationale, un Fond Monétaire Internationale (FMI) renforcé et une Banque Mondiale renforcée. Et devinez qui va controlé tout ça? Ceux qui controlent l'argent aujourd'hui, les financiers et les banquiers.

    Pour nous, ce n'est pas des bonnes nouvelles, c'est une perte de souveraineté sur notre économie et notre monnaie. Le nouvel ordre mondial, c'est le chant chanté à l'unison par de nombreuses personnes actuellement et c'est normal, car ça permet à toujours plus de concentration des richesses. C'est d'ailleurs pour ça qu'on diabolise le protectionisme et qu'on fait la promotion à tout crin du libre échange.

    La crise économique, tout comme la pseudo crise climatique est un outil utilisé par ceux qui ont le pouvoir pour en avoir plus à l'échelle de la planète et de le centraliser et bien certainement, se remplir les poches à notre détriement. Hier encore, Pierre Petigrew et Dominique De Villepin faisait appel au nouvel ordre mondial, comme de nombreux autres avant lui, je crois qu'un des premiers à avoir été enregistré sur vidéo fut celui de George H.W. Bush fait le 11 septembre 1990 avant de déclarer la guerre à Saddam Hussein car il avait supposément envahis le Koweit et s'était attaquer à des incubateurs là bas.

    On peut l'écouter faire son appel au nouvel ordre mondial sous le commandement de l'ONU ici :

    http://www.youtube.com/watch?v=iylJ2zBGUZY&

    Je vous copie un extrait de la transcription du discours :

    « Clearly, no longer can a dictator count on East-West confrontation to stymie concerted United Nations action against aggression.
    A new partnership of nations has begun, and we stand today at a unique and extraordinary moment. The crisis in the Persian Gulf, as grave as it is, also offers a rare opportunity to move toward an historic period of cooperation. Out of these troubled times, our fifth objective-a new world order-can emerge: A new era-freer from the threat of terror, stronger in the pursuit of justice and more secure in the quest for peace. An era in which the nations of the world, east and west, north and south, can prosper and live in harmony.
    A hundred generations have searched for this elusive path to peace, while a thousand wars raged across the span of human endeavor, and today that new world is struggling to be born. A world quite different from the one we've known. A world where the rule of law supplants the rule of the jungle. A world in which nations recognize the shared responsibility for freedom and justice. A world where the strong respect the rights of the weak.
    This is the vision that I shared with President Gorbachev in Helsinki. He and the other leaders from Europe, the gulf and around the world understand that how we manage this crisis today could shape the future for generations to come."
    http://en.wikisource.org/wiki/Address_Before_a_Joi
    _of_the_Congress_on_the_Persian_Gulf_Crisis_and_
    the_Federal_Budget_Deficit


    C'est bien certainement évident que, depuis le discours de Bush père, l'ONU et les USA ont fait en sorte que les gros ne bouffent plus les petits...... Sacrament, ils ont fait exactement l'inverse, les fusions et les acquisitions ont explosés, les USA ont fait à guerre à de nombreux pays sans défenses, L'ONU a participé à des coups d'États..... Quand on fait appel au nouvel ordre mondial, c'est jamais au bénéfice du peuple et c'est encore plus vrai quand c'est des rapaces qui font cet appel. Les intentions semblent toujours bonnes, la paix dans le monde, la répartition de la richesse à la grandeur de la planète, etc, mais le fin fond de tout ça est noir. Je vous laisse avec un texte écrit par moi hier sur le sommet du G20.

    «The City Of London

    C'est le coeur de la finance mondiale, la City a plus de banque au kilomètre carré que Wall Street, on pourrait même dire qu'elle a enfanté Wall Street. L'Establishment Anglo-Saxon est encore très puissant. Je crois que ce n'est pas dépourvu de symbolique que cette rencontre ai lieu dans la "City of London"

    Le statut de la City est particulier, elle est indépendante de la Grande Bretagne, elle n'est pas soumise à ses lois ni à La Reine, c'est elle qui contrôle la couronne, qui elle contrôle le commonwealth.

    http://en.wikipedia.org/wiki/The_Crown

    The City est très puissante et elle n'a qu'un but, faire de l'empire anglais un empire mondial.

    C'est semble t'il le mandat du G20. Des organisations supra nationales utilisant une monnaie internationale, contrôlé par le FMI et la BM.

    N'est ce pas un beau plan?

    Je ne trouve pas. »

    http://www.ledevoir.com/2009/04/01/commentaires/09

    À la lumière de tout ceci est-ce que l'appel au G172 de Kamalesh Sharma et Abdou Diouf(Les auteurs sont respectivement secrétaire général du Commonwealth et secrétaire général de la Francophonie.) un à la tête de la francophonie et l'autre du Commonwealth surprend quelqu'un ? On veut une économie centralisée sous le contrôle de la BM et du FMI

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/la-press
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    2 avril 2009 07 h 30
    Le «bras de fer»! Quel «bras de fer» ?
    Ah! Tiens! Un rapprochement!
    Si ça continue, on va me téléphoner pour me demander l'avenir.
    Vous vous souvenez que je disais qu'on construisait un «bras de fer» Obama vs Europe, uniquement pour ternir un peu le lustre du messie.

    La réalité criait le contraire et les journaux s'acharnaient à maintenir le cap du fameux «bras de fer» ridicule, construisant du même souffle une sorte de mauvaise direction de l'administration Obama, une administration à dénigrer.
    Un scénario que notre superbe lutin à batterie, Sarkozy, qui est toujours partant pour faire son "show" et être conforme au scénario qu'on lui propose («on», ce pourrait être M. Desmarais et ses puissants amis qui manipulent dans l'ombre le pantin). Malheureusement, la marionnette Sarkozy, bien qu'agitée, n'a pas le charisme, la profondeur et la détermination du nouveau venu à ternir.

    L'unique «bras de fer» bien réel c'est celui avec les pays émergents, les pays du tiers monde, les pays africains, les pays latino-américains peuvent soulever contre ces dirigeants du G7 (qui mènent le G20).
    On parle d'Europe et d'Amérique, et on néglige comme toujours le restant du monde, comme si ceux-ci étaient des quantités négligeables et devaient obligatoirement suivre le bloc des 7 qui mènent le bal.

    Le problème c'est qu'aujourd'hui si le monde est plongé dans cette sorte de crise, c'est justement à cause des décisions du fameux bloc des 7, le G7. Et ce G7 suit la marche que lui dicte le plus puissant, c'est-à-dire, les États-Unis qui mènent, menacent, massacrent et dominent le monde.

    La "crise" est le moment idéal pour des alliances pluripolaires pour en arriver à transformer le monde pour qu'il devienne pluricentriste.
    La réunion de Doha lundi dernier qui regroupaient les pays arabes et les pays latino-américains (certains) a fait des pas pour s'unir et tenter de prendre plus de contrôle sur leur pétrole, leur eau (Amérique latine) et leur riche matière première.
    Il est de plus en plus question de laisser tomber le fameux dollar US qui ne repose sur rien d'autre que sur la bonne volonté des banquiers.
    Avant le dollar US était directement lié à la réserve d'or. On appelait ce système l'étalon de change or. On ne pouvait émettre des dollars que si on avait l'or correspondant. Mais ce système mettait de plus en plus en péril l'économie US. Le gouvernement Nixon décide donc (le 15 août 1971) d'abandonner unilatéralement cette convertibilité du dollar en Or. Le danger de voir les pays étrangers exiger d'avoir l'or correspondant à leur compte de banque en dollar devenait de plus en plus sérieux et les ÉU craignaient de perdre le contrôle de leur économie et de l'économie mondial.
    Cette décision s'est donc prise sans consulter les autres économies Europe, Asie. Depuis ce jour le dollar qui n'est plus qu'un bout de papier relié à rien de tangible est devenu le maître de l'économie. On peut imprimer du dollar sans trop de règles logiques et contrôler ainsi l'économie pour que celle-ci soit totalement asservie à celle des ÉU.

    En 1976 en Jamaïque, le FMI se voit attribuer le rôle de surveillance des cours qui dans les faits lui octroie le rôle de police servant à protéger les intérêts US à travers le monde.

    En 1944 l'accord de Bretton Woods jette les bases à la mise en place de puissants outils économiques mondiaux pouvant avant tout servir les intérêts des ÉU. Ces puissants outils contrôlent l'économie et garantissent les intérêts mondiaux des États-Unis. Le FMI puis la Banque mondiale voient le jour. Ces deux organismes qui servent à leur début à reconstruire les dévastations faites pendant la guerre, sont rapidement utilisés pour que l'économie mondiale soit au service des ÉU.
    Un des rôles du FMI et de la Banque mondiale est en «théorie» pour lutter contre la pauvreté. C'est la plus grande arnaque économique de tous les temps pour les pays pauvres.
    Soixante ans plus tard, cette réalité nous crève les yeux. Les pays pauvres vivent dans l'indigence la plus complète, leurs économies sont moribondes sinon totalement inexistantes (des pays assujettis au «BS» mondial, vous comprenez? Des pays sur le «BS»!).

    Le «bras de fer» au G20 de Londres risque de se faire entre ces pays étouffés qui vont s'associer aux blocs et coopérations naissantes (pays arabes-Amérique latine-Afrique) et vigoureuses (Amérique latine-Chine-Russie). Le premier bloc très uni est l'Amérique latine avec les Lula-Chávez comme locomotive, ensuite vient leur solide association à la Chine et à la Russie puis vient les liens comme je disais au début, qui se contruisent entre les pays du Moyen-Orient, l'Afrique et surtout l'Amérique latine qui ici, mène les ententes. Le Venezuela parle de plus en plus fort à l'intérieur de l'OPEP. Le Venezuela pousse pour una pétro-monéda, une monnaie de transaction pétrolière indépendante du dictateur dollar US.

    Les pourparlers de monnaie mondiale autre que le US $ sont de plus en plus présent. La Chine, la Russie et l'Amérique latine voient la chose du bon oeil. L'Europe voudrait sans doute mener le bal avec l'€uro.
    La perte du contrôle monétaire des États-Unis a toujours été une menace à l'horizon pour l'Oncle Sam. D'ailleurs, Saddam lui-même parlait sérieusement de transiger son pétrole avec autre chose que le maudit dollar US. Rien pour se faire aimer.

    Dans toute cette "crise" économique mondiale, on ne parle pas d'éléments fondamentaux importants, comme le rôle louche du FMI, de la Banque mondiale et de l'OMC.
    Ces organismes ne servent nullement le monde. Ces organismes sont uniquement au service de l'économie US.
    Certains pays prônant un monde pluripolaire, multipolaire, pluricentriste, risquent de remettre en question le contrôle de ces organismes "louches".

    Le dollar, qui ne sera pas non plus dans les pourparlers, risque d'apparaître entre les lignes.

    La crise mondiale a été causée par les politiques spéculatives et égoïstes des pays du G7. Les autres pays sont de plus en plus conscients que de laisser les décisions à ces dirigeants "qualifiés" (sic) est de plus en plus risqué pour le bien-être de leur population.

    Tabaré Vásquez le président de l'Uruguay, a déclaré à la réunion du Chili la fin de semaine dernière que les discussions du G20 devaient être sur : « como trabajemos para que la gente viva mejor», comment travailler pour que les gens vivent mieux et il ajoutât : et surtout en ce moment pour que ceux qui sont le plus dans le besoin soit les plus considérés, les plus privilégiés.

    Il est grandement dommage que des réunions de présidents de pays ayant des politiques plus humaines qu'économiques soient boudées par nos valeureux médias.
    Cette déclaration de Monsieur Vásquez est éloquente. Nous sommes confrontés à deux mondes, le monde humain et le monde économique.

    Ici, dans nos pays capitalistes nordiques on nous encule et nous gardons le sourire béat.
    Nos médias nous offrent le spectacle de Sarkozy qui menace de claquer la porte avant même de l'avoir franchi et on en parle avec sérieux.
    Comment nos brillants analystes peuvent-ils être nuls à ce point et ne pas voir la mise en scène que le lutin hyperactif tente de mettre en place avec ses grands coups de gueule, ses grimaces grossières et ses airs d'illuminé sérieux.

    On ne cesse de nous parler d'argent, à nous sortir l'importance des règles à manigancer afin de faire un spectacle pour la populace, mais personne du G7 ne parle de gens qui souffrent et meurent. Peut-être qu'au G20 certains qui ne sont pas supposés prendre le devant de la scène diront: "oui, mais, ceux qui crèvent?".

    En tout cas, il sera à mon avis, difficile de faire d'étouffer les pays émergents avec leurs alliés russes et chinois.

    Un «bras de fer» à suivre.
    Le «bras de fer» entre un monde où l'Humain est au service de l'économie et un autre où l'économie serait mise au service de l'Humain.

    Mais pour le G7 qui dirige le G20, cet autre monde où l'économie serait au service de l'Humain est une chose à éviter complètement.

    Suivons le cirque, et surtout le médiatique.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    2 avril 2009 10 h 47
    Tiens, je nous fait un éditorial !
    Monsieur Desrosiers a oublié de mentionner que l'Indonésie qui est aussi membre officiel du G20 participe au sommet.

    D'ailleurs, à son arrivée à Londres, M. Ban Ki-moon a eu des entretiens bilatéraux avec le Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono (et aussi avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband).

    Aux 20 pays officiels du G20 (19 pays + Union Européenne), s'ajoutent l'Espagne et les Pays-Bas.

    À ces pays, plusieurs organisations importantes ont été invitées:

    Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean)

    L'Afrique aussi est mieux représentée qu'en novembre dernier à Washington (ou seule l'Afrique du Sud avait été invitée). Cette fois-ci, c'est par le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) ainsi que par le président de la Commission de l'Union africaine qui est en fait le secrétariat de l'Union Africaine (à ne pas confondre avec la présidence de l'Union Africaine qui est occupée par M. Kadhafi qui a été exclu subtilement du sommet de Londres. Pour compenser cet affront à Khadafi, le Premier ministre italien a invité le colonel Kadhafi, en juillet prochain en Sardaigne pour la rencontre du sélect G8.)


    Et bien évidemment, les organismes outils du néolibéralisme sont aussi présents.
    Leur invitation est indiscutable.
    Il s'agit, bien évidemment de:

    La Banque mondiale (BM) représentée par son Président, Robert Zoellick

    Du Fonds monétaire international (FMI) représenté par son Directeur général, Dominique Strauss-Kahn

    Et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) représentée par son Directeur général, Pascal Lamy


    S'ajoute le mystérieux Forum de stabilité financière représenté par son Président, Mario Draghi


    L'ONU est bien sûr aussi présente, son Secrétaire général Ban Ki-moon représente symboliquement le monde entier.


    Je crois qu'il est important de bien connaître les participants.

    On simplifie énormément les enjeux mondiaux, en les résumant à un simple jeu de Monopoly.
    On parle d'investissement massif en ne parlant que de chiffres (des milliards par-ci par-là) sans parler de but précis. Le seul but «officiel» «simple» et «simpliste» est "la relance de l'économie"! Ouf! Difficile d'être plus simple et simpliste!

    On parle de la volonté de rrrréglementation agrrrressive !
    Une sorte d'éclat pour éblouir. Les médias en raffolent et nous en mettent plein les yeux et plein les oreilles.
    Sarkozy fait son "show" et on frétille sur son humeur.

    Mais, comme tous ces spectacles qui servent à distraire le bon peuple qui se fait enculer quand ce n'est pas pire, il n'y a rien de vraiment vérifiable dans les faits pour pouvoir juger si le bien-être humain sera accru. Aucun mot sur le bien-être des Humains, sur les conditions de vie des Êtres Humains,

    Non, on ne parle que de la santé des Banques, de l'Économie, des Entreprises, de la confiance des Investisseurs et du sauvetage de l'Économie, pas un mot sur le sauvetage de ceux qui meurent littéralement à cause de cette avidité économique égoïste des pays capitalistes.
    Aucun mot sur la détérioration environnementale de la planète encore due à cette avidité économique égoïste du capitalisme néolibérale.

    On parle du danger du protectionnisme!!!
    Alors que le manque de protectionnisme fait mourir des populations entières.
    Si l'Afrique avait été plus protectionniste pour ses richesses naturelles et pour son agriculture, elle serait en meilleur état et sa population ne crèverait pas de faim.

    Revenons-en aux participants, je crois que cette information est essentielle pour comprendre les possibles «bras de fer» (quoique pour avoir des «bras de fer» il faut des puissances assez équivalentes et le monde est encore bien divisé entre pays très puissants et d'autres dont le pouvoir est écrasé sous la botte du G7).

    Voici la liste des participants:

    Je les ai regroupés selon leur affinité pouvant causer de possibles «bras de fer».


    Le Bloc qui contrôle le monde:

    Robert Zoellick (Banque mondiale)
    Dominique Strauss-Kahn (Fonds monétaire international)
    Pascal Lamy (Organisation mondiale du commerce)
    Mario Draghi (Forum de stabilité financière)
    et
    Barack Obama (États-Unis)
    Angela Merkel (Allemagne)
    Nicolas Sarkozy (France)
    Gordon Brown (Grande-Bretagne)
    Bof! Stephen Harper (Canada)


    Les associés à ce Bloc
    Mirek Topolánek (Union Européenne, aussi président du gouvernement tchèque)
    José Manuel Barroso (Union Européenne, du Portugal)
    Abhisit Vejjajiva (Association des nations d'Asie du Sud-Est et Premier ministre thaïlandais)
    Ban Ki-moon (Organisation des Nations Unies)
    et
    Lee Myung-Bak (Corée du Sud)
    Silvio Berlusconi (Italie)
    Taro Aso (Japon)
    Felipe Calderon (Mexique)
    Recep Tayyip Erdogan (Turquie)
    Jan Peter Balkenende (Pays-Bas)



    Le Bloc des imprévisibles:

    Roi Abdallah (Arabie saoudit)
    Manmohan Singh (Inde)
    Susilo Bambang Yudhoyono (Indonésie)
    Meles Zenawi. (Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique et Premier ministre éthiopien)
    Jean Ping (Commission de l'Union africaine, du Gabon)
    Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud)




    Le Bloc socialiste

    Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil)
    Cristina Fernandez (Argentine)
    José Luis Rodriguez Zapatero (Espagne)
    Kevin Rudd (Australie)
    Hu Jintao (Chine)
    Dmitri Medvedev (Russie)


    Donc, à voir ces regroupements, on peut conclure que le dicton-proverbe: «Les chiens aboient et la caravane passe», va largement s'appliquer à ce sommet qui n'est guère plus qu'un «photo-op», une opportunité de faire de belles photos pour la presse.

    On fera beaucoup d'éclat pour très peu de résultats. On va se démener comme des diables dans l'eau bénite pour que le moins possible de choses changent.


    Vive le spectacle
    et que l'exploitation de l'Humain et la détérioration de la planète continue!

    Vive les banques!
    Vive l'Entreprise !
    Vive l'Église économique !

    In God we trust !


    Le monde où l'économie sera au service de l'Humain ne se fera sûrement pas aujourd'hui à Londres.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Antoine Marc - Inscrit
    2 avril 2009 11 h 27
    Bras de fer diplomatique, c'est plus cool.
    Tabaré Vázquez, a mis son veto le 17 novembre 2008 à l'article de loi qui dépénalise l'avortement dans les 12 premières semaines de gestation (Loi interdite sous la législation uruguayenne depuis 1938. Vázquez a à plusieurs reprises annoncé sa décision pour employer son pouvoir de veto si le Parlement approuve n'importe quelle loi le légalisant. Bravo comme médecin oncologiste moderne). Par la suite des organisations sociales et féministes ont convoqué à une marche un 18 novembre 2008 pour refuser la mesure présidentielle. On croirait le Pape votre Vázquez. Au Brésil, on construit un mur entre la ville de Rio met les favelas. On ne veut plus que la pauvreté s'étende horizontalement mais verticalement. En attendant les pauvres cariocas sont surveillés parle vol incessant des hélicoptères de la police. Si vus allez au bord de l'Amazonie, vous rencontrerez des personnes très humaines qui traitent les autres humains et les indiens comme de véritables esclaves. Actuellement, nous remarquerons que la chute des dictatures en Amérique latine correspond à la mondialisation et à son ouverture en termes de marché capitaliste. Même si es mots pour le peuple ont une odeur socialiste, la réalité reste absolument différente. Voir le Brésil de Lula depuis son élection et le Chile avec une pincée de Mexique. Cependant, ils restent ces pays, pas tous même pas mal, très proche des dictatures mondiales comme la Chine, la Russie, Cuba, le Monde arabe etc. Lula avec ses propos racistes est tout de même à Londres en train de bouffer avec les grands blancs riches aux yeux bleus. Un des facteurs qui explique la victoire de la gauche est lié aux changements expérimentés par la société sud-américaine se situe dans la foulée de l'échec des régimes socialistes et des démocraties populaires consécutif à la chute du mur de Berlin en 1989. Ce n'est pas très de gauche ça puise cette chute proclame la victoire des démocraties telles que nous els connaissons actuellement et ce n'est pas beau à voir. Une autre forme d'oppression mais avec tout le monde cette fois-ci main dans la main. On ne peut donc pas comprendre le rôle assumé par les mouvements sociaux à l'heure actuelle, en laissant en dehors de l'analyse les transformations vécues à compter du début des années 80 du siècle passé, quand les dictatures ont isolé la société latina-américaine du reste du monde, puisque c'est à ce moment-là que se déploie un vaste mouvement théorique qui récuse la centralisation de l'État en tant que lieu exclusif du politique. Je constate de par mon activité en Amérique latine depuis 25 ans que ce phénomène cache plus une quête de pouvoir et de richesse que de véritable souci pour les peuples toujours très très pauvres de ce continent du sud. D'ailleurs, diplomatiquement ils sont plus près des oligarchies de tous bords plutôt que d'être prêt de l'Occident.

    Pour le reste, bien sûr que le bras de fer est là, bien là mais ils y mettent de la forme non du fond. Dans le fond, oui il y a un véritable bras de fer entre deux perceptions différentes et c'est Sarkozy et Merkel (qui s'est calmée hier au détriment de l'entente germano-français) qui sont les instigateurs de ce bras de fer en gant de velours. Diplomatie et subtilité politique obligent.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    2 avril 2009 11 h 58
    Utopie peut-être: Tout tend mais la mondialisation des marchés mis au pas d'une certaine éthique mondiale.
    Idéalement, je voudrais que le capitalisme soit à la remorque du social mais pas le contraire. Après tout, à quoi sert d'être riche ou trop riche si c'est pour vivre dans la peur de ceux de qui on abuse, comme c'est le cas présentement.

    Par ailleurs, contrairement à l'ancien président bush où on pouvait prévoir ses réactions sans efforts tellement il était manichéen; avec Obama, on devrait s'attendre à des surprises constructives à chaque fois que l'occasion se présentera sur le plan social. C'est mon souhait!

    Jacques Morissette (Montréal)
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    2 avril 2009 21 h 41
    Je vous invite à lire...
    Je vous invite à lire Monsieur Antoine Marc sous l'article de M. Guillaume Bourgault-Côté
    " Hausse subite des demandes d'apostasie au Québec "
    http://www.ledevoir.com/2009/04/01/243074.html

    Vous comprendrez mieux son propos.

    Monsieur Antoine s'indigne que Monsieur Vásquez soit contre l'avortement!

    Pour Monsieur Antoine, il semble que quelqu'un qui est contre l'avortement ne puisse pas avoir de considération humaniste.

    Monsieur Antoine est à lire si vous voulez vraiment saisir l'essence de son intervention.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    2 avril 2009 21 h 45
    Utopie? Non cauchemar
    Car ceux qui vont être à la tête de ces organisations supra nationales ne sont pas des enfants de coeur, on peut aussi dire que va perdre le peu de souveraineté nationale qui nous reste.
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  • Antoine Marc - Inscrit
    3 avril 2009 08 h 20
    M Charbonneau
    On pourrait enlever le mot Pape concernant uniquement l'avortement dans vos textes et mettre Vásquez à la place. Vous fermez les yeux face à la vérité. Même à propos des femmes qui allèrent dans la rue contre le "conservatisme" caché de votre Vásquez « qui offre du travail à tout le monde ». Aller dans la rue pour protester, c'est aps rien pour se faire entendre surtout dans un pays ou la dictature est tombée. Oui, vous allez encore m'insulter mais je remarque que vous ne pensez pas l'Amérique Latine en fonction de sa longue histoire et des bouleversements socio-historiques de ce continent au regard de notre actualité et de notre histoire occidentale. Vous ne dites jamais pourquoi ces pays ont plus de relations avec des dictatures ou ex-dictatures (communistes ou non) et non avec des démocraties. Vous parlez souvent de propagande, de médias qui mentent mais vous ne parlez pas du pourquoi et du comment Vásquez par exemple a la politique qu'il mène en fonction de l'histoire du continent et de l'histoire précise de son pays. En somme d'une mise en perspective. On ne comprend rien alors à ce pays le Mexique, encore un exemple, si on n'en sait pas un peu plus grâce à Octavio Paz pour ses analyses discutées et étudiées avec beaucoup d'autres pour comprendre la subtilité de ce qui se passe. La liste est longue, subtile, passionnante et éclairante si on veut mieux comprendre par l'expression culture elle propre de ces peuples sud-américains en termes d'art, de musique, cinéma, culture catholique, colonialisme, relation avec l'Espagne et sa langue etc... Vous dites que les médias sont nuls et vous ne citez généralement que des médias. Il est vrai que c'est pauvre et agaçant. Voilà le fond de ma pensée. Je me dis que décidemment si on veut tirer les vers du nez quelques connaissances plus précises et réfléchies pour comprendre ce continent, vous vous courrez ouvrir votre Internet via Google mais pas plus. Je suis agacé par votre manque de rigueur. Il y a aussi des homes et des femmes qui s'expriment en Amérique latine, qui créent, qui font des discours et qui agissent sur le terrain, d'autres qui pleurent de faim ou e voir leurs enfants disparaitre pur trafic d'organes ou par viol ou violence. Il y a une culture des favelas au Brésil dont vous connaissez la conséquence touristique qu'est le carnaval de Rio mais pas seulement à Rio. Je ne sais pas si vous connaissez les Olvidados du Mexique, voire de Bogota.

    Ce n'est pas une attaque mais votre manière orgueilleuse (je vous lis depuis longtemps) de répondre fait que vous réagissez comme beaucoup par l'agressivité ou vous insultez à tord (puisque vous ne connaissez nullement la personne qui s'adresse à vous) en lui disant qu'il ou elle est témoin de Jéhovah (non je ne le suis pas) ou subjugué par les extraterrestres (dont je m'en fous littéralement) ou malade mental. Voilà pourquoi je parlais de monologue en ce qui vous concerne.

    La mano, por favor, la mano... (Expression de quel pays??? Le savez-vous quand on attend cela : « la mano, por favor, la mano... »

    Merci.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    3 avril 2009 11 h 11
    Bon, puisqu'il le faut...
    Bon, puisqu'il le faut...

    Mon bon Monsieur Antoine.

    Que nous dites-vous là?

    Vos mots se bousculent comme s'ils étaient animés d'un surplus d'hormone divine.

    Tout en bloc, vous nous parler du pape avec son «P» majuscule et vous vous appliquez à bien mettre votre accent sur le a de Vásquez.
    C'est bien.

    Votre mise en page peu soignée n'aide en rien à la compréhension de votre propos et à l'objectif de votre intervention.

    Le sujet de l'article que vous faites semblant de commenter est la rencontre du G20.
    On parle aussi du rapprochement entre Washington et Moscou (Moscou une autre ville où vous avez probablement oeuvré, tout comme moi, d'ailleurs, pendant plus de 25 ans).

    J'ai mentionné dans un de mes commentaires qui cernait le sujet, une déclaration (disponible sur TeleSur)

    http://www.telesurtv.net/noticias/multimedia/video

    (allez à la 8e page à la date du 29 mars et vous pourrez écouter et voir ce personnage qu'est Tabaré Vásquez)

    Voici ce que Monsieur Vásquez disait:
    « cro que los discusiones debe ser como trabajemos para que la gente viva mejor», je crois que nos discussions doivent être: comment devons-nous travailler pour que les gens vivent mieux et il ajoutât : et surtout en ce moment pour que ceux qui sont le plus dans le besoin soit les plus considérés, les plus privilégiés.

    Et vous voilà enflammé comme une torche papale.
    Mon cher Antoine, où diable allez-vous?

    De quoi donc voulez-vous parler?
    De ce trou-de-cul de pape?
    De l'avortement?

    Avez-vous été soudain foudroyé par dieu lui-même pour venir prêcher la bonne parole sur cet article concernant le G20?

    Mon cher Antoine, remettez-vous.
    Je sais bien que lorsque je dis «ce trou-de-cul de pape» ça vous met dans tous vos états. Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul.

    Je dis ce «trou-de-cul de pape» non pas pour insulter l'Homme, mais pour déboulonner le symbole, mon cher Monsieur.
    Et je vais redire effrontément «ce trou-de-cul de pape» parce que cet homme qui se dit porte-parole de dieu est un hypocrite imposteur et menteur parce qu'il n'a absolument rien de plus que n'importe qui au niveau de ses relations avec le divin. C'est tout simplement un malade qui a un statut INTOUCHABLE et de dire «ce trou-de-cul de pape» on risque sa vie comme ceux qui ont fait des caricatures de mahomet ont risqué leur vie.

    Je dis «ce trou-de-cul de pape» pour déboulonner cette imposture à l'intérieur de votre tête.
    Ça vous trouble et ça vous affecte au point où vous devenez soudainement un défenseur de l'avortement, ce que vous n'êtes de toute évidence sûrement pas.

    Vous avez sûrement applaudi Monsieur Vásquez lorsqu'il a mis son veto présidentiel pour empêcher l'abandon de cette loi limitant l'avortement.

    Monsieur Vásquez est un Homme droit qui défend ses opinions peu importe le coût électoral qu'il va sûrement payer aux prochaines élections. Il a démissionné de son parti pour rester fidèle à ses valeurs. Ce sont des valeurs que je ne partage pas. Je suis un farouche partisan du libre-choix pour les femmes et je crois que seules les femmes ont la légitimité de décider chacune personnellement et à sa manière, de comment gérer son corps qui donne la vie.

    Bien que je sois totalement contre l'opinion de Vásquez et que son geste l'an dernier m'a déçu et surpris, je n'ai pas jamais cessé de considéré cet Homme comme un Homme loyal envers ses idées, envers la démocratie et envers des valeurs humaines solides et exemplaires.

    Sa déclaration le 29 mars dernier au sommet des pays progressistes au Chili, est une superbe déclaration, à la fois concise et complète pour bien décrire les enjeux humains auxquels le monde est confronté.

    « nous devons travailler pour que les gens vivent mieux et surtout en ce moment pour que ceux qui sont le plus dans le besoin soient les plus considérés, les plus privilégiés. »

    Obama qui débloqua une somme considérable l'a peut-être fait dans ce but précis, celui que Monsieur Tabaré Vásquez évoquait. Si tel est le cas, on peut dire que le monde est sur la bonne voie.

    Mais vous mon cher Antoine, vous devriez prendre une bonne tisane et retrouver vos esprits.

    J'ai horreur de l'imbécillité, de la fourberie sous toutes ses formes et de l'hypocrisie institutionnalisée.

    C'est pourquoi je dis, au risque de choquer, car parfois choquer est l'unique moyen pour faire réfléchir, c'est pourquoi je dis:

    «ce trou-de-cul de pape»

    Ça choque et ça fait mal. Mais voyez-vous on pourrait me mettre au bûcher pour ces mots, mais jamais on ne mettrait au bûcher des assassins notoires comme l'ancien président US ou plusieurs dirigeants israéliens.

    Nous vivons dans une société où il est plus risqué de dire ou de dessiner ce qui est formellement défendu que d'envoyer tuer des millions d'innocents, hommes femmes enfants et foetus.

    Oui Tabaré Vásquez a mis son veto pour empêcher l'abolition d'une loi que vous aimeriez même renforcer et appliquer à tous les pays.

    Alors qu'avez-vous donc contre ce Tabaré Vasquez que je vous ai fait découvrir?


    Mon bon Monsieur Antoine qui me dit des mensonges grossiers comme, je ne suis même pas chrétien ou encore j'ai été actif en Amérique latine pendant 25 ans...
    Non, mais, vous me prenez pour une malle de voyage!
    Mon pauvre Antoine ressaisissez-vous!


    Amicalement,

    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Antoine Marc - Inscrit
    4 avril 2009 13 h 05
    @Serge Charbonneau
    Vous êtes le meilleur.

    Je ne suis pas papiste et je m'en fous. Je viens de l'Amérique Latine mais pas vous. Que vous disiez que le Pape est un trou du cul, m'en fous car le Pape moi je l'emmerde. Vous êtes le meilleur et sans vous la terre tournerait moins bien. Je vois que vous connaissez très mal mon continent mais vous vous en foutez, c'est normal puisque vous êtes le meilleur. Pour "la mano, por favor la mano", vous n'avez pas répondu à ma question à 10 cents...On comprend maintenant que le Pape, c'est vous.
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