samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À chaud - La noblesse des impôts

Dans toutes les démocraties occidentales, y compris au Québec, les électeurs sont soumis à un véritable encan entre les candidats pour déterminer lequel réduira le plus les impôts. Il est grand temps que les politiciens courageux se lèvent pour défendre les impôts en expliquant leur importance.

Il est vrai que jadis, les impôts étaient perçus par les rois pour financer leurs guerres et promouvoir leurs intérêts dynastiques. Mais à cette époque, l'État ne fournissait guère de services, à part l'armée et la sécurité. Aujourd'hui, les impôts méritent un autre traitement. Les élus sont redevables devant leurs électeurs et les fonds collectés sont destinés à maints services, comme la santé, l'éducation, la culture et l'aide sociale. Et ce n'est pas là le seul but du système fiscal, qui sert aussi à promouvoir l'égalité et à réduire les écarts entre riches et pauvres. Les impôts sont donc une institution positive, et ceux qui veulent les réduire radicalement sombrent souvent dans la démagogie.

Depuis 1970, les économistes néolibéraux ont réussi à convaincre une partie importante du public que les réductions d'impôts stimulent l'économie et améliorent le sort de tout le monde, d'abord les fortunés mais ensuite les pauvres eux aussi. Or cette théorie n'a fonctionné nulle part. Au contraire, son application a toujours eu pour effet de creuser les écarts, de détériorer les services et de détruire la solidarité.

Bien sûr, les impôts ne sont pas des vaches sacrées. S'ils peuvent être augmentés, ils peuvent aussi être diminués. Ces réductions peuvent même s'avérer nécessaires dans un contexte de forte concurrence pour les investissements. Il est donc rationnel de penser qu'après avoir stabilisé les système de santé et d'éducation, notre gouvernement puisse songer à réduire les impôts de façon responsable et modérée. Mais nous n'en sommes pas là.

Dans la campagne en cours, le déclin des intentions de vote à l'endroit de l'ADQ semble indiquer que l'électorat ne se laissera pas séduire par la pensée magique, et c'est tant mieux.

Julius Grey est avocat.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012