Peres promet qu'Israël dialoguera
L'arrivée de Nétanyahou ne signifie pas la fin du processus de paix, dit le président
30 mars 2009
Actualités internationales
Jérusalem — Le président israélien, Shimon Peres, a cherché hier à rassurer l'Union européenne et la communauté internationale en affirmant que le prochain gouvernement dirigé par le faucon Benjamin Nétanyahou poursuivrait le processus de paix avec les Palestiniens.
«Le nouveau gouvernement est lié par les décisions du précédent gouvernement. Il y aura une continuité et la poursuite des négociations pour le processus de paix», a affirmé M. Peres à la veille d'une visite en République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne.
Ce voyage intervient alors que le prochain gouvernement de M. Nétanyahou, auquel s'est rallié le chef du parti travailliste Ehoud Barak, le ministre de la Défense sortant, doit en principe être présenté au Parlement demain, selon une porte-parole de M. Peres.
Le séjour du chef de l'État israélien a dû être écourté en raison de la «traditionnelle photo de tous les ministres prévue en principe mercredi chez le président», a précisé cette porte-parole.
Présidant hier son dernier Conseil des ministres, le premier ministre israélien sortant Ehoud Olmert s'est déclaré convaincu pour sa part que le nouveau gouvernement ferait «tout pour réaliser le rêve politique d'Israël qui est de vivre en paix et en sécurité».
À l'approche du vote d'investiture demain, l'Union européenne a lancé vendredi une mise en garde à M. Nétanyahou, le pressant d'accepter l'idée de «deux États pour deux peuples», autrement dit la création d'un État palestinien, faute de quoi l'UE a menacé d'en «tirer les conséquences».
Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé que le statu quo dans le conflit israélo-palestinien était «intenable», jugeant «crucial» des progrès «vers une solution à deux États où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs États, en paix et en sécurité». Jusqu'à présent, M. Nétanyahou s'est refusé à accepter publiquement l'idée d'un État palestinien souverain.
Il s'est borné à déclarer qu'il était prêt à négocier «pour la paix» avec l'Autorité palestinienne tout en évoquant une «paix économique» limitée à l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie sur les plans économique et de la sécurité.
Réagissant à ces propos, le négociateur palestinien Saëb Erakat avait affirmé que la quête de la paix requerrait «des actes et non pas des paroles».
«Tout gouvernement israélien qui gèle la colonisation, accepte un règlement basé sur deux États et veut négocier sur toutes les questions du statut final, y compris Jérusalem, sera considéré comme un partenaire pour la paix et, faute de cela, il ne sera pas un partenaire», avait-il prévenu.
Fin 2008, l'UE avait décidé de rehausser le niveau de ses relations avec l'État hébreu, en dépit de l'opposition de l'Autorité palestinienne. L'Union européenne est le principal partenaire commercial de l'État hébreu. Mais ce processus de rapprochement avait été gelé à la suite du lancement de l'opération «Plomb durci», cet hiver.
«Le nouveau gouvernement est lié par les décisions du précédent gouvernement. Il y aura une continuité et la poursuite des négociations pour le processus de paix», a affirmé M. Peres à la veille d'une visite en République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne.
Ce voyage intervient alors que le prochain gouvernement de M. Nétanyahou, auquel s'est rallié le chef du parti travailliste Ehoud Barak, le ministre de la Défense sortant, doit en principe être présenté au Parlement demain, selon une porte-parole de M. Peres.
Le séjour du chef de l'État israélien a dû être écourté en raison de la «traditionnelle photo de tous les ministres prévue en principe mercredi chez le président», a précisé cette porte-parole.
Présidant hier son dernier Conseil des ministres, le premier ministre israélien sortant Ehoud Olmert s'est déclaré convaincu pour sa part que le nouveau gouvernement ferait «tout pour réaliser le rêve politique d'Israël qui est de vivre en paix et en sécurité».
À l'approche du vote d'investiture demain, l'Union européenne a lancé vendredi une mise en garde à M. Nétanyahou, le pressant d'accepter l'idée de «deux États pour deux peuples», autrement dit la création d'un État palestinien, faute de quoi l'UE a menacé d'en «tirer les conséquences».
Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé que le statu quo dans le conflit israélo-palestinien était «intenable», jugeant «crucial» des progrès «vers une solution à deux États où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs États, en paix et en sécurité». Jusqu'à présent, M. Nétanyahou s'est refusé à accepter publiquement l'idée d'un État palestinien souverain.
Il s'est borné à déclarer qu'il était prêt à négocier «pour la paix» avec l'Autorité palestinienne tout en évoquant une «paix économique» limitée à l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie sur les plans économique et de la sécurité.
Réagissant à ces propos, le négociateur palestinien Saëb Erakat avait affirmé que la quête de la paix requerrait «des actes et non pas des paroles».
«Tout gouvernement israélien qui gèle la colonisation, accepte un règlement basé sur deux États et veut négocier sur toutes les questions du statut final, y compris Jérusalem, sera considéré comme un partenaire pour la paix et, faute de cela, il ne sera pas un partenaire», avait-il prévenu.
Fin 2008, l'UE avait décidé de rehausser le niveau de ses relations avec l'État hébreu, en dépit de l'opposition de l'Autorité palestinienne. L'Union européenne est le principal partenaire commercial de l'État hébreu. Mais ce processus de rapprochement avait été gelé à la suite du lancement de l'opération «Plomb durci», cet hiver.
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