Turquie - Des généraux à la retraite inculpés pour sédition
26 mars 2009
Actualités internationales
Istanbul — La procédure judiciaire visant à élucider un complot présumé contre le gouvernement islamo-conservateur en Turquie a pris une nouvelle tournure hier avec les accusations portées contre deux généraux à la retraite, présentés comme les cerveaux de la conspiration.
Sener Eruygur et Hursit Tolon, deux généraux quatre étoiles à la retraite, figurent dans un deuxième acte d'accusation dans cette affaire très médiatisée en Turquie comme les principaux suspects d'une organisation terroriste baptisée Ergenekon ayant eu pour objectif de provoquer le «chaos» en Turquie par une série d'attentats et d'assassinats.
L'organisation voulait pousser l'armée à chasser du pouvoir le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, selon le document.
Les généraux sont accusés d'une longue liste de crimes présumés dont sédition et de création et direction d'une organisation terroriste. Ils risquent la prison à vie. Ces deux hommes, arrêtés puis incarcérés l'an dernier, ont été libérés pour des raisons de santé. Ils n'avaient pas encore été inclus dans l'acte d'accusation.
La procédure est historique, car il est très rare que des militaires d'aussi haut rang soient jugés dans un pays où l'armée, se veut la gardienne des valeurs républicaines.
Sener Eruygur et Hursit Tolon, deux généraux quatre étoiles à la retraite, figurent dans un deuxième acte d'accusation dans cette affaire très médiatisée en Turquie comme les principaux suspects d'une organisation terroriste baptisée Ergenekon ayant eu pour objectif de provoquer le «chaos» en Turquie par une série d'attentats et d'assassinats.
L'organisation voulait pousser l'armée à chasser du pouvoir le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, selon le document.
Les généraux sont accusés d'une longue liste de crimes présumés dont sédition et de création et direction d'une organisation terroriste. Ils risquent la prison à vie. Ces deux hommes, arrêtés puis incarcérés l'an dernier, ont été libérés pour des raisons de santé. Ils n'avaient pas encore été inclus dans l'acte d'accusation.
La procédure est historique, car il est très rare que des militaires d'aussi haut rang soient jugés dans un pays où l'armée, se veut la gardienne des valeurs républicaines.
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