Les commandos des forces spéciales sont le fer de lance invisible de l'offensive contre l'Irak
25 mars 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Fusiliers marins britanniques assiégeant le port d’Oum Kasr.
Washington — Rapides, furtifs, armés jusqu'aux dents, les commandos des forces spéciales sont le fer de lance invisible de l'offensive contre l'Irak, où ils mè-nent des raids éclairs, sécurisant des sites sensibles et «nettoyant» le terrain avant l'arrivée du gros des troupes.
Comme récemment en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen ou aux Philippines, les forces spéciales mènent en Irak une guerre clandestine, sur laquelle peu de détails filtrent.
Tireurs d'élite hors pair, spécialistes de la capture, de la démolition et du sabotage, experts en explosifs, officiers de renseignement et linguistes chevronnés, les commandos des forces spéciales sont surentraînés, capables d'opérer dans des conditions extrêmes et de survivre sur les terrains les plus hostiles.
Qu'ils appartiennent aux «Rangers», aux «Bérets verts», aux «Night Stalkers» (traqueurs de nuit), à la «Force Delta» ou encore aux «Navy SEALS», ils s'infiltrent en territoire ennemi, de préférence aux heures les plus avancées de la nuit, surprennent l'adversaire et repartent, une fois fini leur «sale boulot».
Le haut commandement militaire reste délibérément évasif sur leurs activités en Irak. «Elles y ont accompli des choses assez remarquables. Elles opèrent par petites équipes et sont très, très mobiles», s'est contenté d'indiquer hier le chef des opérations militaires, le général Tommy Franks.
En Irak, ce sont elles qui ont ouvert, dans le secret le plus total, les hostilités, sept heures avant l'expiration de l'ultimatum à Saddam Hussein mercredi soir (heure de Washington).
Fendant la nuit noire, 31 équipes commandos des Opérations spéciales américaines, soit environ 300 hommes accompagnés de petites unités britanniques et australiennes, se sont infiltrées dans l'est et au sud de l'Irak, conformément au plan de guerre «OPLAN 1003 V» approuvé par le président Bush et révélé dimanche par le Washington Post.
Pendant les 48 heures devant
précéder le déclenchement officiel des opérations, leur objectif était de détruire des centres de communications, neutraliser des postes d'observation frontaliers, repérer d'éventuelles rampes de lancement de missiles et des stocks d'armes de destruction massive, et prendre le contrôle d'installations pétrolières stratégiques.
Ces équipes auraient rejoint d'autres unités des forces spéciales et des équipes paramilitaires de la CIA en Irak depuis plusieurs mois, dont l'une depuis le mois de juin 2002, effectuant des repérages (champs de mines, palais présidentiels) et nouant des contacts avec l'opposition, selon le Post.
Dans l'ouest de l'Irak, dans les premières heures de l'offensive, des unités commandos ont pris le contrôle de deux aéroports.
Dans le nord, plusieurs équipes ont préparé le terrain pour l'arrivée prévue de la 101e division aéroportée et l'ouverture prochaine d'un front nord. Plusieurs centaines d'hommes ont été infiltrés dans la nuit de samedi à dimanche au Kurdistan irakien. L'un de leurs objectifs: «nettoyer» une enclave tenue par un groupe islamique radical kurde, Ansar al-Islam, accusé par Washington de liens avec al-Qaïda. Les forces spéciales auraient déjà commencé à opérer dans la «zone rouge», la banlieue de Bagdad, où elles repèrent et signalent à l'aviation des cibles militaires à frapper, en particulier les positions des divisions de la Garde républicaine.
Enfin, si l'on en croit des sources militaires britanniques citées par la presse, les «D Boys» de la mystérieuse «Force Delta» sont lancés à la poursuite de Saddam Hussein, de ses deux fils et d'une douzaine de généraux et de hiérarques. Équipés d'armements dernier cri, de lunettes de vision nocturne et de photographies de leurs cibles, ils ont pour mission de fouiller et investir chaque palais présidentiel ou bâtiment où ils sont susceptibles de se cacher, avec un seul objectif: les tuer.
Comme récemment en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen ou aux Philippines, les forces spéciales mènent en Irak une guerre clandestine, sur laquelle peu de détails filtrent.
Tireurs d'élite hors pair, spécialistes de la capture, de la démolition et du sabotage, experts en explosifs, officiers de renseignement et linguistes chevronnés, les commandos des forces spéciales sont surentraînés, capables d'opérer dans des conditions extrêmes et de survivre sur les terrains les plus hostiles.
Qu'ils appartiennent aux «Rangers», aux «Bérets verts», aux «Night Stalkers» (traqueurs de nuit), à la «Force Delta» ou encore aux «Navy SEALS», ils s'infiltrent en territoire ennemi, de préférence aux heures les plus avancées de la nuit, surprennent l'adversaire et repartent, une fois fini leur «sale boulot».
Le haut commandement militaire reste délibérément évasif sur leurs activités en Irak. «Elles y ont accompli des choses assez remarquables. Elles opèrent par petites équipes et sont très, très mobiles», s'est contenté d'indiquer hier le chef des opérations militaires, le général Tommy Franks.
En Irak, ce sont elles qui ont ouvert, dans le secret le plus total, les hostilités, sept heures avant l'expiration de l'ultimatum à Saddam Hussein mercredi soir (heure de Washington).
Fendant la nuit noire, 31 équipes commandos des Opérations spéciales américaines, soit environ 300 hommes accompagnés de petites unités britanniques et australiennes, se sont infiltrées dans l'est et au sud de l'Irak, conformément au plan de guerre «OPLAN 1003 V» approuvé par le président Bush et révélé dimanche par le Washington Post.
Pendant les 48 heures devant
précéder le déclenchement officiel des opérations, leur objectif était de détruire des centres de communications, neutraliser des postes d'observation frontaliers, repérer d'éventuelles rampes de lancement de missiles et des stocks d'armes de destruction massive, et prendre le contrôle d'installations pétrolières stratégiques.
Ces équipes auraient rejoint d'autres unités des forces spéciales et des équipes paramilitaires de la CIA en Irak depuis plusieurs mois, dont l'une depuis le mois de juin 2002, effectuant des repérages (champs de mines, palais présidentiels) et nouant des contacts avec l'opposition, selon le Post.
Dans l'ouest de l'Irak, dans les premières heures de l'offensive, des unités commandos ont pris le contrôle de deux aéroports.
Dans le nord, plusieurs équipes ont préparé le terrain pour l'arrivée prévue de la 101e division aéroportée et l'ouverture prochaine d'un front nord. Plusieurs centaines d'hommes ont été infiltrés dans la nuit de samedi à dimanche au Kurdistan irakien. L'un de leurs objectifs: «nettoyer» une enclave tenue par un groupe islamique radical kurde, Ansar al-Islam, accusé par Washington de liens avec al-Qaïda. Les forces spéciales auraient déjà commencé à opérer dans la «zone rouge», la banlieue de Bagdad, où elles repèrent et signalent à l'aviation des cibles militaires à frapper, en particulier les positions des divisions de la Garde républicaine.
Enfin, si l'on en croit des sources militaires britanniques citées par la presse, les «D Boys» de la mystérieuse «Force Delta» sont lancés à la poursuite de Saddam Hussein, de ses deux fils et d'une douzaine de généraux et de hiérarques. Équipés d'armements dernier cri, de lunettes de vision nocturne et de photographies de leurs cibles, ils ont pour mission de fouiller et investir chaque palais présidentiel ou bâtiment où ils sont susceptibles de se cacher, avec un seul objectif: les tuer.
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