La rue arabe dénonce la «guerre contre l'islam»
24 mars 2003
Actualités internationales
Le Caire — Des nouvelles manifestations anti-américaines ont rassemblé plusieurs milliers de personnes hier, en Jordanie et Égypte, et des dirigeants de la région ont exprimé leur solidarité avec le peuple irakien et l'inquiétude de voir le conflit s'enliser.
Comme chaque jour depuis le début, le 20 mars, de la guerre en Irak, plusieurs milliers de personnes ont manifesté en Égypte leur colère contre Washington et Londres.
Les défilés d'hier, essentiellement formés d'étudiants, ont été organisés dans les campus, où les manifestations sont tolérées.
Ils étaient 2000 à Kafr el Cheikh (nord), marchant aux cris de «La question n'est pas Saddam, c'est une guerre contre l'islam» ou «Bush, le sang des musulmans n'est pas bon marché», et environ 4000 à l'université d'Aïn Chams, au Caire, selon la police, et plusieurs milliers à Mansoura (nord-est).
En Jordanie, environ 3000 étudiants ont manifesté dans l'enceinte de l'université al-Hussein à Maan, un bastion islamiste du sud, selon des témoins.
Des affrontements avaient opposé vendredi à Maan des manifestants pro-irakiens aux forces de l'ordre.
À Bahrein, siège de la Ve flotte américaine, des heurts ont opposé des policiers à une centaine de jeunes manifestants qui protestaient contre la guerre en Irak devant l'ambassade des États-Unis à Manama.
Plusieurs dirigeants ont par ailleurs exprimé leur solidarité avec le peuple irakien, s'inquiétant de l'éventualité d'un conflit plus long que prévu, qui ne ferait qu'alimenter la colère de la rue.
«Lorsque nous avons parlé avec les Américains, ils ont dit que la guerre serait brève, mais ce que je crains, c'est que les opérations militaires traînent en longueur, avec le grand nombre de morts que cela entraînerait», a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak.
M. Moubarak a prévenu que «tout cela a des répercussions sur les peuples de la région», dans une allusion aux manifestations.
«Nous sommes de tout coeur avec le peuple irakien en ces instants critiques», a déclaré pour sa part le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher.
Il a souligné que le souci principal de l'Égypte est de «protéger le peuple irakien, afin qu'il ne subisse pas ce qu'il subit actuellement», dans une critique voilée des bombardements.
Sous le titre Mon coeur est avec le peuple irakien, le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al Akhbar, Galal Doueidar, a exprimé son indignation «face aux bombes du monstre américain qui s'abattent sur les innocents irakiens». À Amman, le roi Abdallah II a exprimé sa "peine" devant les images télévisées des bombardements en Irak et appelé à «tenter d'arrêter la guerre au plus vite».
Comme chaque jour depuis le début, le 20 mars, de la guerre en Irak, plusieurs milliers de personnes ont manifesté en Égypte leur colère contre Washington et Londres.
Les défilés d'hier, essentiellement formés d'étudiants, ont été organisés dans les campus, où les manifestations sont tolérées.
Ils étaient 2000 à Kafr el Cheikh (nord), marchant aux cris de «La question n'est pas Saddam, c'est une guerre contre l'islam» ou «Bush, le sang des musulmans n'est pas bon marché», et environ 4000 à l'université d'Aïn Chams, au Caire, selon la police, et plusieurs milliers à Mansoura (nord-est).
En Jordanie, environ 3000 étudiants ont manifesté dans l'enceinte de l'université al-Hussein à Maan, un bastion islamiste du sud, selon des témoins.
Des affrontements avaient opposé vendredi à Maan des manifestants pro-irakiens aux forces de l'ordre.
À Bahrein, siège de la Ve flotte américaine, des heurts ont opposé des policiers à une centaine de jeunes manifestants qui protestaient contre la guerre en Irak devant l'ambassade des États-Unis à Manama.
Plusieurs dirigeants ont par ailleurs exprimé leur solidarité avec le peuple irakien, s'inquiétant de l'éventualité d'un conflit plus long que prévu, qui ne ferait qu'alimenter la colère de la rue.
«Lorsque nous avons parlé avec les Américains, ils ont dit que la guerre serait brève, mais ce que je crains, c'est que les opérations militaires traînent en longueur, avec le grand nombre de morts que cela entraînerait», a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak.
M. Moubarak a prévenu que «tout cela a des répercussions sur les peuples de la région», dans une allusion aux manifestations.
«Nous sommes de tout coeur avec le peuple irakien en ces instants critiques», a déclaré pour sa part le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher.
Il a souligné que le souci principal de l'Égypte est de «protéger le peuple irakien, afin qu'il ne subisse pas ce qu'il subit actuellement», dans une critique voilée des bombardements.
Sous le titre Mon coeur est avec le peuple irakien, le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al Akhbar, Galal Doueidar, a exprimé son indignation «face aux bombes du monstre américain qui s'abattent sur les innocents irakiens». À Amman, le roi Abdallah II a exprimé sa "peine" devant les images télévisées des bombardements en Irak et appelé à «tenter d'arrêter la guerre au plus vite».
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